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« Proxima » de Alice Winocour. Critique cinéma

Synopsis: Sarah est une astronaute française qui s'apprête à quitter la terre pour une mission d'un an, Proxima. Alors qu'elle suit l'entraînement rigoureux imposé aux astronautes, seule femme au milieu d'hommes, elle se prépare surtout à la séparation avec sa fille de 8 ans.

La fiche du film

Le film : "Proxima"
De : Alice Winocour
Avec : Eva Green, Zélie Boulant-Lemesle
Sortie le : 27/11/2019
Distribution : Pathé
Durée : 106 Minutes
Genre : Drame, Action
Type : Long-métrage
Le film

Le plus dur pour aller sur la lune, c’est d’avoir les pieds sur terre. Damien Chazelle l’a très bien  exprimé dans «  First man : le premier homme sur la lune », Alice Winocour le sublime tout autant.

En racontant l’histoire de cette astronaute française sélectionnée avec deux autres collègues ( un russe et un américain ) pour rejoindre la station spatiale, la réalisatrice ne quitte jamais le plancher des vaches. Là où Sarah répète inlassablement, tous les jours, les gestes essentiels qui lui serviront un peu plus tard, tout là-haut, dans la gravité zéro, la tête à l’envers, mais toujours bien-pensante.

Pour assurer la mission, et rassurer sa petite fille. Durant toute la préparation sur la base de Baïkonour Stella a souffert en silence, ce début de séparation. Quelques coups de fils plus tard, et après deux ou trois visites sur place, la gamine voit sa maman prendre le chemin du ciel.

Celui des étoiles, mais aussi qui sait, celui dont on ne revient pas. L’entraînement technique, hyper serré, n’élude pas cet environnement psychologique indispensable à la bonne tenue de l’équipe. Si le collègue russe tient solidement les rênes ( Alexei Fateev) , son voisin yankee est du genre flambant neuf ( Matt Dillon ). La présence d’une femme à ses côtés ne l’enchante pas plus que ça . Il le lui fait comprendre.

Sarah est solide sur ses jambes, et dans sa tête. Si être femme au milieu de tous ces hommes ne lui facilite pas la tâche, elle demeure avant tout une mère, qui  pendant un an ne verra plus sa petite Stella.

Zélie Boulant-Lemesle qui l’interprète est incroyable d’assurance et de naturel. Elle est quasiment de tous les instants, et ne flanche jamais, toujours sûre d’elle et crédible au possible. Bien soutenue par sa maman de fiction Eva Green qui se révèle elle aussi à la hauteur des enjeux engagés par la jeune cinéaste.

Nous montrer sans démontrer cet univers si souvent malmené par un cinéma de fiction, voire d’anticipation. «  Proxima » est du beau cinéma qui dit des choses belles et intelligentes.

Subtil, touchant, émouvant, ce n’est pas un film à hauteur d’enfant selon l’expression consacrée, mais à hauteur de ses questionnements, toujours pertinents . Et certaines scènes, à la limite du possible, deviennent très vite acceptables dans la relations filiale qui se tisse et se renforce, parfois douloureusement, au fil d’un récit qui ne nous lâche jamais. Un très grand film.

  • Pour décrocher la lune, les étoiles, dans ce blog :

« Gravity » d’Alfonso Cuaron

« Seul sur Mars » de Ridley Scott

« Opération Lune » de William Karel

« Mission Apollo 11  » de Kirk Wolfinger

« Apollo 13 » de Ron Howard

« First man : le premier homme sur la lune » de Damien Chazelle

« Interstellar » de Christopher Nolan

« Moonwalk one » de Theo Kamecke

« Moonwalkers » de Antoine Bardou Jacquet

« In the shadow of the moon »  de David Sington, Christopher Riley.

Le plus dur pour aller sur la lune, c’est d’avoir les pieds sur terre. Damien Chazelle l’a très bien  exprimé dans «  First man : le premier homme sur la lune », Alice Winocour le sublime tout autant. En racontant l’histoire de cette astronaute française sélectionnée avec deux autres collègues ( un russe et un américain ) pour rejoindre la station spatiale, la réalisatrice ne quitte jamais le plancher des vaches. Là où Sarah répète inlassablement, tous les jours, les gestes essentiels qui lui serviront un peu plus tard, tout là-haut, dans la gravité zéro, la tête à l’envers, mais toujours…
Le film

Grande idée que de parler de l’amour filiale à travers ce récit d’une aventure spatiale qui se passe avant tout sur le plancher des vaches. Comme Damien Chazelle l’a remarquablement exprimé dans «  First man », Alice Winocour nous rappelle que le plus dur pour aller sur la lune, c’est d’avoir les pieds sur terre. Ou l’histoire d’une astronaute française qui doit expliquer à sa petite fille les enjeux de son métier et ce qu’elle va faire pendant un an, très très loin d’elle. Subtile, touchant , ce n’est pas un film à hauteur d’enfant selon l’expression consacrée, mais à hauteur des questionnements d'une gamine, subtile et pertinente . Mais aussi très peinée par l’histoire qu’elle s’apprête à vivre. Zélie Boulant-Lemesle qui l’interprète est incroyable d’assurance et de naturel. Elle est quasiment de tous les instants, et ne flanche jamais, toujours sûre d’elle et crédible au possible. Bien soutenue par sa maman de fiction Eva Green qui se révèle elle aussi à la hauteur des enjeux engagés par la jeune cinéaste. Un grand film.

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Voir aussi

« Manta Ray » de Phuttiphong Aroonpheng. Critique dvd .

Un OVNI comme on dit, complètement barré dans les étoiles …

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