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« Stalag 17 » de Billy Wilder . Critique dvd

  •  ‎ 2 heures
  • Dvd ‏ : ‎ 3 juin 2026
  • En salle 
  • Acteurs ‏ : ‎ Don Taylor, Harvey Lembeck, Otto Preminger, Robert Strauss, William Holden
  • Sous-titres : ‏ : ‎ Français
  • Langue ‏ : ‎ Anglais , Français
  • Studio  ‏ : ‎ Rimini Editions

L’histoire : Durant la Seconde Guerre Mondiale, des soldats américains emprisonnés dans un camp allemand cherchent à s’évader par tous les moyens. Mais un traître s’est glissé parmi les détenus de la baraque 4.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article

  • Le film  
  • Les bonus  : 

D’après la pièce éponyme de Donald BEVAN et Edmund TRZCINSKI .Broadway 1951

Prolixe dans les années 1950/1960, Billy Wilder enchaîne les films et les genres, à ne plus trop savoir ce qu’il laisse de tout ce déballage cinématographique.

Avec «  Stalag 17 » , le réalisateur se penche sur le sort des aviateurs américains prisonniers dans des camps qui leur sont particulièrement réservés. Entre la romance de«  Boulevard du crépuscule »  et une comédie ( «  7 ans de réflexion » ) , ce film de guerre comble à ses yeux le vide abyssal laissé par ses confrères.

 

Il  le comble et bouffonne sur un thème dramatique que les protagonistes eux-mêmes adoptent de manière plutôt singulière. Au sein du baraquement 4, où Wilder réunit une communauté disparate, aux personnalités bien tranchées.

Un homme de confiance, Price (Peter Graves) et un chef de baraque Hoffy (Richard Erdman) assument la responsabilité des lieux, où les projets d’évasions fleurissent au quotidien. Mais tous les plans élaborés pour survivre dans ce cloaque sont toujours éventés au dernier moment . Quand ce n’est pas une patrouille qui vous attend derrière les barbelés. Et vous abat sans sommation …

Le contingent du « 4 » en est  persuadé , un des leurs les trahit. Si Shefton (William Holden) à l’individualisme forcené est très vite suspecté et sujet aux brimades, Wilder nous dit que crier avec les loups ne sert à rien.

Shefton, soupçonné d’espionnage, connait le traitre. Cookie ( Gil Stratton) son ami aimerait en savoir plus. L’homme de confiance, également …

C’est se trahir soi-même, l’abandon du respect et de la solidarité que l’époque exige dans ce huis clos caserné. Le réalisateur le rappelle sans fanfaronnade cette fois, alternant le drôle et le moins drôle sur des portraits grossièrement hachurés , pour la fantaisie, finement retouchés pour la camaraderie .

Entre  les deux on saluera la prestation d’Otto Preminger, le réalisateur, dans les frusques du commandant du camp. Etonnant ce garçon !

LES SUPPLEMENTS

  • DVD + Blu-Ray :

 Conversation entre Mathieu Macheret (critique cinéma au Monde) et Frédéric Mercier (critique cinéma à Positif) – 32 min. Tout en racontant l’histoire, sans trop la dévoiler, les idées s’entrechoquent , les commentaires relèvent détails et anecdotes qui auraient pu nous échapper

  • Exclusifs au Blu-Ray :

« Stalag 17, de la réalité à l’écran » : Témoins et biographes évoquent la réalisation du film – 22 min

On rappelle que ce film est le bienvenu dans la mesure où l’existence de ces camps de prisonniers était peu connue, contrairement aux camps de concentration. « Une comédie dans un camp en Allemagne nazie, l’idée a séduit Billy Wilder. (…) C’était unique et ça a eu beaucoup de succès ».

Donald BEVAN et Edmund TRZCINSKI, les auteurs de la pièce étaient dans le même stalag. Edmund TRZCINSKI joue son propre rôle dans le film.

Le côté grande gueule lié à un humour potache : Kasava ( Robert Strauss) et Shapiro  (Harvey Lembeck) n’en loupent pas une

La Paramount rejette quatre fois l’idée d’en faire un film , mais quand le nom de Billy Wilder commence à se faire entendre ….

  • Les véritables héros du Stalag XVII B : Témoignages d’anciens prisonniers du Stalag XVII B – 25 min. Plus de 90.000 américains étaient aux mains des nazis en Europe. Des témoins rapportent les faits qui les ont conduits dans les prisons. «  Des prisons médiévales, deux par cellule (…) Les allemands s’intéressaient beaucoup aux pilotes alliés , ils pensaient que l’on avait des informations importantes ».

«  J’ai refusé toute discussion » se souvient un vétéran du Stalag 17 «  c’était la consigne que l’on avait reçue Ils n’ont exercé aucune pression, je m’en suis plutôt bien sorti »

  • Livret « À la guerre comme à la guerre » (24 pages) écrit par Marc Toullec
 ‎ 2 heures Dvd ‏ : ‎ 3 juin 2026 En salle  Acteurs ‏ : ‎ Don Taylor, Harvey Lembeck, Otto Preminger, Robert Strauss, William Holden Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais , Français Studio  ‏ : ‎ Rimini Editions L’histoire : Durant la Seconde Guerre Mondiale, des soldats américains emprisonnés dans un camp allemand cherchent à s’évader par tous les moyens. Mais un traître s’est glissé parmi les détenus de la baraque 4. Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article Le film   Les bonus  :  D’après la pièce éponyme de Donald BEVAN et Edmund TRZCINSKI .Broadway 1951…
Le film
Les bonus

Dans le presque huis-clos d’un baraquement d’aviateurs américains prisonniers en Allemagne, Billy Wilder conjugue le sort des soldats, à l’imparfait d’une communauté , qui malgré les circonstances, ne réussit pas toujours à tenir le cap . L’enfermement est source de conflits internes, et de révoltes collectives contre la direction , bien que la discipline et les sanctions inhérentes, s’éloignent de l’inhumanité des camps de concentration. Il y a parfois comme une entente cordiale entre les deux parties, même si au cœur de la bâtisse , l’existence possible d’un espion gangréne les relations. Sur ce terrain d’observation des comportements humains, le réalisateur mêle ainsi le drame et l’humour noir , alternant le drôle et le moins drôle sur des portraits grossièrement hachurés , pour la fantaisie, finement retouchés pour la camaraderie . Entre les deux on saluera la prestation d’Otto Preminger, le réalisateur, dans les frusques du commandant du camp. Etonnant ce garçon !

AVIS BONUS De bonnes rencontres , un face à face entre deux critiques , ou bien encore le témoignage de ceux qui ont vécu ces jours de guerre … « Comment le film a vu le jour » est particulièrement intéressant 

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Bien troussé, drôlement bien troussé , ce film et formidablement bien joué

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