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« Mon Oncle d’Amérique » d’Alain Resnais. Critique cinéma

Synopsis: Jean Le Gall, issu de la bourgeoisie, ambitieux, mène une carrière politique et littéraire. Pour la comédienne Janine Garnier, il abandonne sa femme et ses enfants. Janine a quitté sa famille, de modestes militants communistes, pour vivre sa vie. Elle devient par la suite conseillère d’un groupe textile où elle doit résoudre le cas difficile de René Ragueneau, fils de paysan, catholique, devenu directeur d’usine.  Le professeur Henri Laborit intervient au cours de ces trois récits entremêlés pour expliquer ce que nous savons aujourd’hui du comportement humain.

La fiche du film

Le film : "Mon Oncle d'Amérique"
De : Alain Resnais
Avec : Gérard Depardieu, Nicole Garcia
Sortie le : 24/10/2018
Distribution : Potemkine Films
Durée : 121 Minutes
Genre : Drame, Comédie, Romance
Type : Long-métrage
le film

1980 .Cannes, Grand Prix du Jury et Prix de la Critique. –

1981.César, six nominations, aucune récompense. –

Ça n’a rien de la docu-fiction, ni du documentaire, mais l’objet cinématographique repéré en 1980 demeure un bel Ovni du septième art. Pour expliquer le comportement humain à travers les différents circuits de notre cerveau, Alain Resnais fait appel au professeur Laborit qu’il met en scène parallèlement à l’histoire imaginée d’après les théories du scientifique.

Ça fonctionne aujourd’hui encore très bien sur le mode d’un récit à trois têtes, différentes les unes des autres et issues de milieux tout aussi étrangers. Par le hasard de nos conduites sociales et affectives, elles vont se rencontrer, s’opposer ou s’aimer, selon la manière dont notre cerveau prend la mesure d’un environnement le plus souvent inconsciemment gravé dans notre mémoire.

Le plus évident est peut-être le parcours de cet ambitieux politicien Jean Le Gall, qui un temps responsable des programmes TV, rêve de littérature, de liberté et de culture (Roger-Pierre). Il quitte sa famille pour une jeune comédienne, Janine, pleine de désirs professionnels elle aussi, mais véritablement amoureuse. Nicole Garcias, jeune comédienne, pas encore réalisatrice, lumineuse.

Le couple s’entend bien jusqu’au jour d’un désamour brutal et inexpliqué de la part de Janine. Chacun repart de son côté, chacun vit sa vie au gré de ses rêves et de ses envies.

L’idée est encore géniale d’associer cette fois aux circonstances du film, des scènes de cinéma jouées par les vedettes préférées de nos personnages.

Devenue conseillère dans l’industrie textile Janine ( Nicole Garcia) côtoie la haute direction ( Pierre Arditi )

Danielle Darrieux pour Jean le Gall dont la maîtresse ne rêve que du beau Jean Marais. René Ragueneau le fils de paysan devenu directeur d’usine est fasciné par Jean Gabin. C’est peut-être avec ce dernier que Resnais excelle dans l’art de la transposition et du parallélisme des genres. Avec un Depardieu déjà bien affuté dans l’expression et le maniérisme gestuel.

Il est je pense l’un des premiers personnages à porter au cinéma les bouleversements économiques qui aujourd’hui n’en finissent plus de jouer sur la mondialisation et ses effets néfastes. Il est question de fusion et de transferts de compétences. Mais le ver est dans le fruit nous dit Laborit qui pourtant utilise plutôt des rats et des souris pour dévoiler le bien-fondé de sa pensée.

L’homme (Roger Pierre)  avec sa femme ( Nelly Borgeaud) et sa future maîtresse ( Nicole Garcia )

L’alternance entre le vrai et l’imaginaire nous conduit dans le paradis magnifique du Golfe du Morbihan, où le réalisateur a vécu enfant. C’est un peu de lui-même qu’il nous renvoie et beaucoup de nous dans ce qui demeure une fois encore une belle et fantastique comédie humaine .

LES SUPPLEMENTS

  • Rencontre avec Alain Resnais. Le réalisateur qui n’aime pas être filmé a laissé sa voix sur magnétophone. Mais les images que l’on voit sont celles du tournage et c’est un making of remarquable où l’on discerne parfaitement le travail de Resnais.
  • Entretien entre François Taddei (biologiste) et Joachim Lepastier des Cahiers du Cinéma. On y rappelle que Alain Resnais vient du documentaire, un style qu’il imprime ici en intégrant Henri Laborit au processus de réalisation,  qui apporte la théorie, décrit la personnalité des protagonistes.
  • « Ecrire contre l’oubli » (3 mn). Il s’agit d’un projet développé à l’époque pour Amnesty International : réaliser trente courts métrages sur des prisonniers politiques.
1980 .Cannes, Grand Prix du Jury et Prix de la Critique. - 1981.César, six nominations, aucune récompense. - Ça n’a rien de la docu-fiction, ni du documentaire, mais l’objet cinématographique repéré en 1980 demeure un bel Ovni du septième art. Pour expliquer le comportement humain à travers les différents circuits de notre cerveau, Alain Resnais fait appel au professeur Laborit qu’il met en scène parallèlement à l’histoire imaginée d’après les théories du scientifique. Ça fonctionne aujourd’hui encore très bien sur le mode d’un récit à trois têtes, différentes les unes des autres et issues de milieux tout aussi étrangers. Par…
le film

Une collaboration entre un scientifique de renom (Henri Laborit) et un cinéaste tout aussi reconnu (Alain Resnais) a conduit à mettre en scène cette fiction sur la vie des hommes à travers les réflexions du chercheur. Ça n’a rien de la docu-fiction, ni du documentaire, mais l’objet cinématographique repéré en 1980 demeure un bel Ovni du septième art. Ça fonctionne encore très bien sur le mode d’un récit à trois têtes, bien différentes les unes des autres et issues de milieux tout aussi étrangers. Par le hasard de nos conduites sociales et affectives, elles vont se rencontrer, s’opposer ou s’aimer, selon la manière dont notre cerveau prend la mesure d’un environnement le plus souvent inconsciemment gravé dans notre mémoire. Avec un casting relevé autour de Gérard Depardieu, déjà, Nicole Garcia, Pierre Arditi, et Roger Pierre…

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