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« Fureur Apache » de Robert Aldrich. Critique Blu-ray

Synopsis: Interdit aux moins de 12 ans Ulzana est un chef d'une tribu apache qui décide de sortir de sa réserve pour décimer les fermiers qui se sont installés impunément sur des anciennes terres indiennes. Un lieutenant se lance à sa poursuite et tente de comprendre ce qui pousse l'indien à agir de la sorte...

La fiche du film

Le film : "Fureur Apache"
De : Robert Aldrich
Avec : Bruce Davison, Joaquín Martínez
Sortie le : 15/03/2017
Distribution : Flash Pictures
Durée : 105 Minutes
Genre : Western
Type : Long-métrage
Le film

En redécouvrant ce classique du western, genre qui en compte désormais pas mal, on rajeunit de dix-huit ans. Le même Aldrich signait alors « Bronco Apache », un film assez similaire dans l’esprit et la réalisation. Seule différence notoire, les Indiens sympathiques de Bronco sont devenus haineux, et cruels dans cette fureur qui porte bien son nom.

Le réalisateur se démarque ainsi du courant humaniste des indiens  « bons sauvages » pour renvoyer dos à dos les belligérants. Une guerre n’est jamais propre nous rappelle-t-il et de part d’autre de la frontière les atrocités prennent le pas sur la tolérance. A ses yeux « Little big man » a donc bien vécu reléguant la candeur de De Niro dans les montagnes du Far-West où Ulzana entraîne ses poursuivants afin de mieux les écraser.

L’éclaireur de l’armée , Burt Lancaster, prévient les autorités des risques encourus par l’expédition que dirigera un jeune lieutenant inexpérimenté

Chemin faisant il laisse derrière lui des cadavres, des femmes violées, des maisons incendiées. Toute une réalité que le jeune lieutenant n’a pas appris à l’école et que lui révèle le guide indien et un éclaireur en la personne de Burt Lancaster. Des leçons de vie, des codes guerriers élaborés dans le souci de tactiques belliqueuses que le réalisateur illustre parfaitement dans sa mise en scène éloquente.

A tel point qu’elle ne cesse de soulever des questions existentielles sur le bien et le mal à travers la foi qui taraude le militaire. Mais la fatalité l’emporte toujours sur les intentions et Aldrich semble alors avoir baissé les bras. « Des blancs qui se conduisent comme des apaches, ça complique un peu les choses » murmure Lancaster à son lieutenant de compagnie. Fatalisme agravé !

  • Attention :__________Si aux États-Unis, le réalisateur Robert Aldrich a pu montrer le film tel qu’il le souhaitait, Burt Lancaster en tant qu’acteur principal et producteur du film a imposé des changements sur le montage, pour une version qui sera uniquement exploitée à l’étranger, notamment en France.
En redécouvrant ce classique du western, genre qui en compte désormais pas mal, on rajeunit de dix-huit ans. Le même Aldrich signait alors « Bronco Apache », un film assez similaire dans l’esprit et la réalisation. Seule différence notoire, les Indiens sympathiques de Bronco sont devenus haineux, et cruels dans cette fureur qui porte bien son nom. Le réalisateur se démarque ainsi du courant humaniste des indiens  « bons sauvages » pour renvoyer dos à dos les belligérants. Une guerre n’est jamais propre nous rappelle-t-il et de part d’autre de la frontière les atrocités prennent le pas sur la tolérance. A ses yeux « Little…
Le film

Aldrich renverse la vapeur dix-huit ans après « Bronco Apache » : les bons et les méchants sont renvoyés dos à dos, dans des camps indistincts qui veulent que le courant humaniste d’un « Little big man » n’ait plus droit de cité. C’est une nouvelle pièce déposée à l’époque au dossier du Western qui regorge d’arguments antinomiques pour révéler l’Histoire des USA à travers un far West peuplé de sauvages, sans foi, ni loi. Mais à la cruauté des indiens, la réponse des blancs est tout aussi cinglante, ce qui désespère le jeune lieutenant héros d’une aventure qu’Aldrich reprend à son compte. Le cinéaste est tout aussi désarmé devant cette loi du talion qui siècle après siècle ravage l’humanité, fatalisme hallucinant planté dans le regard désormais éteint de Burt Lancaster.

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