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« Détour » de Christopher Smith. Critique dvd

Réalisation : Christopher Smith

Avec :  Emory Cohen (Johnny Ray) – Tye Sheridan (Harper) – Stephen Moyer (Vincent) – Jared Abrahamson (Paul) – Bel Powley (Cherry) – Sibongile Mlambo (la réceptionniste MGM) – John Lynch (Frank) – Nick Boraine (le narrateur).

L’histoire :

Harper, un jeune étudiant, déteste son beau-père, responsable d’un accident qui a plongé sa mère dans le coma. Un soir, alors qu’il noie son chagrin dans l’alcool, il élabore un plan avec un voyou pour l’assassiner. Le lendemain, à peine remis, Harper n’a pas le temps de se souvenir de sa rencontre qu’il se retrouve embarqué dans une virée vengeresse, contraint d’assumer ses choix

Dans la veine du film policier classique, Christopher Smith tente l’innovation. Soit, un récit alternatif entre ce que vit son jeune héros Harper, et ce qu’il a vécu. Une histoire récente que son compagnon de misère, grande gueule et gros bras, ignore avec superbe. Harper s’est pourtant jeté dans la gueule du loup en acceptant après une nuit d’ivresse, la collaboration de ce compagnon de hasard, Johnny Ray.

Un mauvais garçon qui avec son amie Cherry maltraitée, accepte de l’aider à tuer son beau-père, responsable pense-t-il de la mort de sa mère. Les dés sont jetés et la manière dont Smith les fait rouler (des effets de mise en scène plus ou moins tordus) on prolonge encore un peu cette aventure poussive à l’origine, star-pilote au ralenti.

Mais comme ici tout le monde a bien évidemment quelque chose à cacher, le réalisateur pose peu à peu des charges de suspense à réactivation tranquille (une ou deux séquences inutiles) afin de mener posément son récit à terme. Le scénario plonge enfin dans la bonne encre pour délier les langues et les personnalités qui se font un peu plus retors et réalistes.

Le coup du gars qui s’y croyait et qui n’a rien vu venir tient là encore du compte courant mais le réalisateur a bien pris les commandes. Il file droit vers un dénouement un peu plus palpitant. Tye Sheridan en profite pour se rappeler à notre bon souvenir sur un ton monocorde et une distance calculée, qui fixe la hauteur de son personnage. Emory Cohen, le méchant bêta, et Bel Powley la nunuche de façade, l’accompagnent tout aussi correctement.

LES SUPPLEMENTS

  • Rencontre avec l’équipe. Il n’y a pas de grande révélation dans ce panorama bien convenu.

« C’est le style du film noir modernisé, j’entends par là que les personnages sont tous face à un avenir incertain » commence le réalisateur, ce qui parait assez évident. Le commun d’une base scénaristique et plus normalement ,tout venant de la vie, n’est-il pas d’offrir aux personnages des profils qui se détermineront au fil de l’aventure.

Tye Sheridan, « le véritable défi était de le rendre sympathique ce gosse de riche »

Bel Powley, « le passé de nos personnages s’est développé au fur et à mesure du tournage, j’ai beaucoup aimé ce genre d’exercice ».

Le film a été tourné principalement en Afrique du Sud, même les scènes d’hôtel et de casino de Las Vegas. Seule la voiture circulant sur une grande artère de Vegas a bien été dans la capitale du jeu.

  • Scènes coupées (6 mn). La première est assez gore et peut rester en dehors du montage, alors que la seconde est une scène partiellement reprise dans le film, mais ici beaucoup plus explicite sur la personnalité du chef de gang auquel Johnny Ray rend visite.

 

Réalisation : Christopher Smith Avec :  Emory Cohen (Johnny Ray) - Tye Sheridan (Harper) - Stephen Moyer (Vincent) - Jared Abrahamson (Paul) - Bel Powley (Cherry) - Sibongile Mlambo (la réceptionniste MGM) - John Lynch (Frank) - Nick Boraine (le narrateur). L'histoire : Harper, un jeune étudiant, déteste son beau-père, responsable d’un accident qui a plongé sa mère dans le coma. Un soir, alors qu’il noie son chagrin dans l’alcool, il élabore un plan avec un voyou pour l’assassiner. Le lendemain, à peine remis, Harper n’a pas le temps de se souvenir de sa rencontre qu’il se retrouve embarqué dans une virée…
Le film
Les bonus

On sent que le réalisateur a tenté quelques innovations, explorant un montage particulier sur des récits parallèles, sans en exploiter totalement la finalité. Avec ce jeune héros (Tye Sheridan) dont la nonchalance voulue plombe le démarrage, assez classique du genre policier . Ce n’est qu’une fois la version road movie mise en place que l’intrigue prend un peu de consistance avant de s’étaler pleinement dans un dénouement un brin téléphoné, mais qui fonctionne cette fois totalement. Emory Cohen, joue le méchant bêta de service, et Bel Powley la nunuche de façade, avec sérieux, mais sans jamais crever le plafond.

Avis bonus Deux scènes coupées et le point de vue de l’équipe

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