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« Un homme nommé cheval » de Elliot Silverstein. Critique Blu-ray

  • Date de sortie du DVD : 4 décembre 2019
  • Acteurs : Richard Harris, Judith Anderson, Jean Gascon, Manu Tupou, Corinna Tsopei
  • Réalisateurs : Elliot Silverstein
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français
  • Studio : Carlotta Films
  • Durée : 115 minutes

L’histoire : Parti chasser dans le Nord-Ouest des États-Unis, John Morgan, un lord anglais, se fait capturer par des Indiens sioux. Le chef de la tribu, Yellow Hand l’offre comme esclave à sa mère. Lassé d’être considéré comme un vulgaire cheval, John tente de s’évader. Batise, un captif métis, lui apprend le mode de vie des Sioux. Le jeune homme tombe peu à peu sous le charme de Running Dear, la sœur de Yellow Hand…

  • Film :3/5
  • Bonus :2.5/5
  • D’après la nouvelle de l’auteure américaine Dorothy M. Johnson

Bien qu’il se revendique comme un film , donc une fiction, je tiens ce récit avant tout pour un très bon documentaire au cœur d’une peuplade indienne, à la fin du XIX ème siècle. Un lord anglais venu chasser dans le Nord-Ouest des USA est capturé par des sioux.

Il ne doit sa survie qu’au chef de la tribu Yellow Hand qui l’offre en tant qu’esclave à sa mère vieillissante. La pauvre femme a bien du mal à contenir cet homme vigoureux qui ne rêve que d’évasion.

Mais l’exemple de Balise le refrène. Prisonnier à l’air libre depuis cinq ans ce métis s’est retrouvé avec … une jambe en moins, après s’être échappé. Ce même Balise qui désormais initie notre héros au quotidien des Sioux.

Il est encore pénible pour John Morgan qui vit entièrement dehors, quel que soit le temps. Les autochtones le considèrent comme un cheval.

Balise (Jean Gascon)  sera d’un précieux secours auprès du héros malgré lui (Richard Harris)

Mais au fil de son apprentissage l’homme prend peu à peu pied sur la terre indienne, au point de convoiter une belle jeune femme, la sœur de Yellow Hand. Le cérémonial qui suit est un des rites largement évoqués dans ce film : le prétendant doit faire vœu au soleil afin de prouver sa virilité.

Le réalisateur s’en explique longuement dans le supplément. C’est une séquence assez douloureuse pour l’impétrant et insupportable pour le spectateur. Mais elle est coutumière chez les Sioux dont on suit par ailleurs bien d’autres rites, beaucoup moins cruels.

Ce qui donne à l’ensemble un caractère ethnologique fort bien illustré par le récit dont s’inspire le réalisateur. Je ne sais pas dans quelle catégorie ce western atypique et très réaliste se situe. Une œuvre pédagogique assurément, de très belle tenue.

La technique militaire anglaise au service de la cause indienne

LE SUPPLÉMENT (EN HD*)

  • « L’Ouest le vrai » de Bertrand Tessier avec Elliot Silverstein ( 25 mn ). Le réalisateur raconte sa découverte de la culture indienne grâce au tournage d’Un homme nommé cheval et son souhait de coller le plus possible à la réalité historique.

Il a pour cela beaucoup travaillé autour de la documentation existante et avec un ethnologue. Elliot Silverstein insiste beaucoup sur un cérémonial très particulier : la danse ou le vœu au soleil interdit par le gouvernement à la fin du XIX ème siècle.

« George Catlin , le peintre a vécu cette cérémonie parce que les indiens avaient sympathisé avec des trappeurs français qui ont accepté George Catlin au sein du wigwam cérémonial ».

Une arrivée peu glorieuse

« Ca nous parait cruel, mais c’est un rite important pour les indiens. A l’époque il nous fallait passer devant un comité de censure. Il n’a pas apprécié , je lui ai dit qu’il basait son interdiction de cette scène d’un point de vue chrétien. J’ai expliqué que pour les indiens cette expérience est religieuse tout comme la crucifixion l’est pour les chrétiens. Ils se sont retirés pendant un quart d’heure et m’ont dit ensuite qu’ils n’avaient pensé à cet aspect des choses ».

* Supplément en HD uniquement sur la version Blu-ray

La Bible :

« Une histoire du western » de Louis-Stéphane Ulysse.

Quelques westerns plus ou moins conformes :

« Utu » de Geoff Murphy

« In a valley of violence » de Tim West

« Fureur Apache » de Robert Aldrich

« Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone (1968)-

 « True Grit » de Joel et Ethan Coen (2010)

« Soldat bleu » de Ralph Nelson (1970)

« The last movie » de et avec Dennis Hopper

« La vengeance aux deux visages » de et avec Marlon Brando

Date de sortie du DVD : 4 décembre 2019 Acteurs : Richard Harris, Judith Anderson, Jean Gascon, Manu Tupou, Corinna Tsopei Réalisateurs : Elliot Silverstein Audio : Anglais, Français Sous-titres : Français Studio : Carlotta Films Durée : 115 minutes L'histoire : Parti chasser dans le Nord-Ouest des États-Unis, John Morgan, un lord anglais, se fait capturer par des Indiens sioux. Le chef de la tribu, Yellow Hand l’offre comme esclave à sa mère. Lassé d’être considéré comme un vulgaire cheval, John tente de s’évader. Batise, un captif métis, lui apprend le mode de vie des Sioux. Le jeune homme tombe peu à peu sous le charme de Running Dear, la sœur de Yellow Hand……
Le film
Le bonus

Pour la famille Western et le regard porté sur le monde indien, ce film s’apparente à un très bon documentaire dans lequel la figuration n’est que passagère. Elle fixe le récit à travers l’histoire d’un lord anglais aux mains des indiens qui le considèrent d’abord comme un moins que rien, avant qu’il ne s’intègre peu à peu à leur quotidien. Les rites, les coutumes défilent dans l’environnement sioux  (jolies scènes de chasse des bisons ) dont la cérémonie préparatoire au mariage, initiatique comme tout le film : une séquence assez particulière …

AVIS BONUS Un entretien intéressant avec un réalisateur passionné par son sujet

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