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« Cessez le feu » d’Emmanuel Courcol. Critique cinéma

Synopsis: 1923. Georges, héros de 14 fuyant son passé, mène depuis quatre ans une vie nomade et aventureuse en Afrique lorsqu'il décide de rentrer en France. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, invalide de guerre muré dans le silence. Peinant à retrouver une place dans cet Après-guerre où la vie a continué sans lui, il fait la rencontre d'Hélène, professeure de langue des signes avec qui il noue une relation tourmentée...

La fiche du film

Le film : "Cessez-le-feu"
De : Emmanuel Courcol
Avec : Romain Duris, Céline Sallette
Sortie le : 19/04/2017
Distribution : Le Pacte
Durée : 103 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Très rapidement l’ennui. Des images fortes, parfois très belles, portées par une histoire tout aussi marquante sur le retour du soldat. Comme ces romans illustrés d’autrefois. Le récit ne prend sens que dans leur construction. Nous sommes au cinéma, où est la mise en scène ?  Elle ne fixe pas la narration, elle l’accompagne.

On tourne les pages sans déplaisir, oubliant tout aussi rapidement les épisodes précédents. Le héros revient au foyer quelques années après la fin des hostilités. Il est détruit de l’intérieur, traumatisé à vie. Sa famille à bien du mal à cerner son état d’esprit, peut-être sa nouvelle personnalité. Le spectateur a pu la saisir dans un préambule cafardeux. Violent et réaliste, certes, mais tellement plombée par l’insistance de la caméra, les répétitions, les allers retours, et des allusions plus ou moins avérées à quelques pages du cinéma mondial.

Georges parcoure l’Afrique avec un soldat qui raconte dans les villages la guerre que fut 14-18

Un hommage au soldat Ryan (l’ouverture dans les tranchées, une guerre d’écart), des réminiscences à un Voyage au bout de l’enfer pour un héros qui entend à nouveau la petite musique de Chopin. De Romain Duris à Robert de Niro, (sauver les apparences ), le clin d’œil est amusant, mais tellement en attente d’une véritable histoire, ici trop conformiste dans son époque et son décorum.

Le héros retrouve son frère qui n’est jamais vraiment revenu de sa guerre. Une spécialiste de la langue des signes tente de palier ses déficiences. Grégory Gadebois et Céline Sallette ne déméritent pas face à Romain Duris tout aussi respectable dans son face à face.

Mais ce film qui vit trop dans le passé d’une histoire familiale n’arrive pas à la projeter.  On imagine que les rapports avec son frère sourd-muet ( amoureusement couvé par une Julie-Marie Parmentier bien distante ) ne vont pas demeurer dans le surplace émotionnel des retrouvailles. Pourtant le scénario penche avant tout vers la jeune femme dont Georges va s’éprendre sans trouver le bonheur auquel désormais il aspire.

Au mieux de son charisme et de ses charmes, Céline Sallette donne vie à un personnage plus complexe qu’il n’y parait. Mais elle rame, elle aussi, pour remettre à flot cette histoire. Il lui manque une grande ou belle expression scénographique de la part d’un réalisateur dont la direction d’acteurs manque d’allant. Il les abandonne trop à leur personnage, sans y mettre toute la  force et l’originalité des scénarios de «  Boomerang » ou «  Welcome » dont il est l’auteur . En passant pour la première fois derrière la caméra, Emmanuel Courcol a peut-être fait un faux pas.

 

Très rapidement l'ennui. Des images fortes, parfois très belles, portées par une histoire tout aussi marquante sur le retour du soldat. Comme ces romans illustrés d’autrefois. Le récit ne prend sens que dans leur construction. Nous sommes au cinéma, où est la mise en scène ?  Elle ne fixe pas la narration, elle l’accompagne. On tourne les pages sans déplaisir, oubliant tout aussi rapidement les épisodes précédents. Le héros revient au foyer quelques années après la fin des hostilités. Il est détruit de l'intérieur, traumatisé à vie. Sa famille à bien du mal à cerner son état d’esprit, peut-être sa nouvelle…
Le film

Fin de la première guerre. Romain Duris incarne un vétéran traumatisé, Georges, qui revient d'Afrique où il s'est exilé pendant 4 ans.  A son retour en France, il retrouve sa famille, dont son frère, invalide de guerre muré dans le silence. Il est suivi par une professeure de langue des signes qui ne laisse pas indifférent le héros. La France des années 20, les tranchées et les paysages d'Afrique, des images fortes, parfois belles, portées par une histoire tout aussi marquante sur le retour du soldat. Comme ces romans illustrés d’autrefois. Le récit ne prend sens que dans leur construction. Nous sommes au cinéma, où est la mise en scène ? J’ai trouvé la direction d’acteurs tout aussi absente d’un casting pourtant brillant. Romain Duris, Grégory Gadebois et Céline Sallette…

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