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« Tel père, tel fils » de Hirokazu Kore-Eda. Critique cinéma

Synopsis: Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu'il a élevé n'est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste...

La fiche du film

Le film : "Tel père, tel fils"
De : Hirokazu Koreeda
Avec : Masaharu Fukuyama, Machiko Ono
Sortie le : 25/12/2013
Distribution : Le Pacte
Durée : 121 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Il faut oublier le film de Chatiliez . Si l’argument de «  La vie est un long fleuve tranquille » est  identique à celui de Hirokazu Kore-eda, le ton est tout autre, le traitement, également.

A l’annonce de l’échange de leurs bébés, six ans après les faits, deux couples, très différents l’un de l’autre, se rapprochent  pour trouver une solution. A la drôlerie populaire de Chatiliez, Kore-eda oppose une réflexion morale et psychologique, sur la paternité, les liens du sang, la filiation.

Tout est question d’éducation revendique haut et fort Ryoata, un architecte obsédé par le travail et la réussite. Ce que lui concède l’autre papa, un commerçant de banlieue, mais pour qui le mot éducation n’a pas forcément la même signification. A son image, il parle de liberté, d’indépendance et même de poésie.

Le papa architecte préoccupé par la réussite de "son" fils...
Le papa architecte préoccupé par la réussite de « son » fils…

Dans le feutre des rapports conventionnels, pour ne pas dire polis, ces deux mondes vont alors plus se confronter que s’affronter. Mais le vernis des conventions craquelle très vite au fur et à mesure que les adultes et enfants  prennent réellement  la mesure de la situation.

La rage, la culpabilité de la mère fait place aux responsabilités du moment. Qui du nourricier ou du géniteur ?…Ce qui à la lecture peut paraître un brin ardu prend sur les images une consistance parfaite pour dire le bonheur d’élever ses enfants, de les aimer, ou de les « façonner » à son image. C’est le leitmotiv de Kore-eda qui à force de retourner le problème (le film dure 2 heures) flirte maintenant avec les bons sentiments et une version manichéenne du droit d’aimer. Le cinéaste s’en tire avec les honneurs, derrière une caméra qui tempère plus d’une ardeur. Mais la prochaine fois, qu’il laisse les gosses à la maison !

Il faut oublier le film de Chatiliez . Si l’argument de «  La vie est un long fleuve tranquille » est  identique à celui de Hirokazu Kore-eda, le ton est tout autre, le traitement, également. A l’annonce de l’échange de leurs bébés, six ans après les faits, deux couples, très différents l’un de l’autre, se rapprochent  pour trouver une solution. A la drôlerie populaire de Chatiliez, Kore-eda oppose une réflexion morale et psychologique, sur la paternité, les liens du sang, la filiation. Tout est question d’éducation revendique haut et fort Ryoata, un architecte obsédé par le travail et la réussite. Ce que lui…

Review Overview

Le film

Autour de la paternité, le cinéaste japonais aborde de nombreux thèmes sur la filiation, le droit du sang, l’éducation… C’est fait avec beaucoup de délicatesse, vu le sujet annoncé : l’échange de bébés à la naissance. On est loin de la gaudriole façon Chatiliez, et plus sur la réflexion morale et psychologique. Une fois le problème très bien posé derrière une caméra, à la fois discrète et sensible, Kore-eda a bien du mal à finir son film qui flirte avec les bons sentiments. Il s’en tire in-extremis, mais on commençait à trouver le temps long…

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