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« Otez moi d’un doute » de Carine Tardieu. Critique cinéma

Synopsis: Erwan, démineur breton, apprend que son père n'est pas son père. Malgré toute la tendresse qu'il éprouve pour l'homme qui l'a élevé, Erwan retrouve son géniteur : Joseph, un vieil homme attachant, pour qui il se prend d'affection. Erwan croise aussi en chemin l'insaisissable Anna, qu'il entreprend de séduire. Mais un jour qu'il rend visite à Joseph, Erwan réalise qu'Anna est bien plus que son grand amour…

La fiche du film

Le film : "Ôtez-moi D'un Doute"
De : Carine Tardieu
Avec : François Damiens, Cécile de France
Sortie le : 06/09/2017
Distribution : SND
Durée : 100 Minutes
Genre : Comédie, Drame
Type : Long-métrage
Le film

Du cinéma, vrai, sincère. Cette histoire d’hommes perdus au milieu d’autres hommes n’est pas toujours crédible et pourtant on y croit. C’est bien du cinéma. Qui nous parle de la vie en réécrivant joliment les passages douloureux de façon plus légère. C’est aussi une comédie. On rit un peu, on sourit souvent, malgré des peines réelles, et des émotions fortes qui vous emportent : Erwan, le fils est bien aimant et le père est incertain.

François Damien et Guy Marchand. Un duo parfait qui nous entraîne au cœur de familles décomposées par les rides du temps. Mais le temps a fait son œuvre et fixe chaque destin. Quand un jour le démineur déterre une vérité plus destructrice que toutes ces bombes oubliées par la guerre.

Son père n’est pas son père. Il apprend la nouvelle alors que sa fille (Alice de Lencquesaing) décide d’assumer en solo sa maternité. Impossible à ses yeux et encore moins maintenant : Erwan vient de comprendre qu’on a tous besoin d’un père. L’histoire ne se répète pas, elle confond les destins nous dit Carine Tardieu qui filme l’aventure avec une folle liberté. Dans le ton et la manière, et l’écriture d’un scénario totalement impossible. Mais tout à fait probable.

François Damiens,André Wilms l’autre duo qui s’accorde au tempo de ce très beau film

Le fils part en quête de son père biologique. Normal. Sur son chemin il rencontre une jeune femme revêche et sympathique. Logique. Ils vont s’aimer sans se l’avouer car Erwan comprend chaque jour un peu plus que la vie se mêle de son passé et freine son avenir.

Un bel entrelacs de situations mises en scène sur des dialogues pertinents, portés par des personnages tout à fait raccords. La silhouette drolatique de Didier (Esteban) issu d’un milieu défavorisé ne s’arrête pas à sa seule déficience mentale. Il est le chaînon manquant d’un cinéma hexagonal que Carine Tardieu revisite en compagnie de comédiens magnifiques.

André Wilms dans la peau du vieux monsieur rattrapé par sa jeunesse c’est tout simplement grandiose de bonheur et d’intelligence. Son histoire qui bat en brèche les apparences s’inscrit sur son visage, dans ses rides et son sourire tranquille.  Un beau regard, émouvant comme à l’extrême celui de Cécile de France photographiée au naturel dans un cadre tout aussi apprêté.

La Bretagne ne se contente plus d’être belle. Elle offre sa lumière et ses landes au cinéma de la relève. Un élan salvateur…

  • D’autres films sur la paternité :

« Les filles d’Avril » de Michel Franco

« Le fils de Jean » de Philippe Lioret.

« Tel père, tel fils » de Hirokazu Koreeda

« Keeper » de Guillaume Senez

Du cinéma, vrai, sincère. Cette histoire d’hommes perdus au milieu d’autres hommes n’est pas toujours crédible et pourtant on y croit. C’est bien du cinéma. Qui nous parle de la vie en réécrivant joliment les passages douloureux de façon plus légère. C’est aussi une comédie. On rit un peu, on sourit souvent, malgré des peines réelles, et des émotions fortes qui vous emportent : Erwan, le fils est bien aimant et le père est incertain. François Damien et Guy Marchand. Un duo parfait qui nous entraîne au cœur de familles décomposées par les rides du temps. Mais le temps a fait…
Le film

Sur un rendez-vous qui n’en était pas un, le destin d’un homme se voit totalement chamboulé alors que sa fille s’apprête à accoucher en l’absence du père qu’elle ne connait pas. Le début d’une aventure cinématographique qui n’est pas forcément toujours très crédible mais à laquelle on croit de plus en plus tant la réalisatrice fait du cinéma, et rien que du cinéma. Carine Tardieu filme des rencontres impossibles et des apparences battues en brèche avec une folle liberté. Dans le ton et la manière, et l’écriture d’un scénario totalement impossible. Mais tout à fait probable. L’interprétation de l’ensemble du casting (François Damiens, André Wilms, Cécile de France, Guy Marchand…)  est aussi un ordre prioritaire dans la réussite de cette comédie qui me parait relever la tête d’un cinéma hexagonal à bout de souffle, d’inspiration et de créativité… Et le grand air breton est tout aussi salvateur !

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Voir aussi

« Le Procès du siècle » de Mick Jackson. Critique cinéma-dvd

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