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[Récompenses] Des César, avé l’équilibre

Hier soir le voile s’est levé  sur les lauréats de cette 36 ème édition. Dans l’ensemble je ne suis pas trop mécontent de mon petit blog qui a su dégoter bien souvent ce qui fait ce matin l’actualité cinématographique. Et on pourra lire par ailleurs les pronostics que  j’affichais il y a trois semaines.

L’équilibre résultant du palmarès donne à mon avis une image assez fidèle du cinéma français en 2010, qui a joué sur tous les genres et avec des modes opératoires souvent à l’opposé des uns et des autres  .Entre  le grand favori « Des hommes et des dieux » ( qui remporte la palme suprême du meilleur film, mais pour le reste fait quand même un flop ) , et « Gainsbourg (vie héroïque) » c’était le jour et la nuit . Sujet, réalisation, direction d’acteurs… Mes préférences allaient au second qui en raflant le César du Premier film se voit récompenser pour son originalité et son véritable travail de création . Dans la foulée le rôle titre Eric Elmosnino rafle la statuette de l’interprétation masculine, chapeau la colo ! Et le césar du meilleur son. Avec le matériel de base, les gros titres de Gainsbourg, c’était du pain béni.

« The Ghost-Writer »  lui aussi plusieurs fois cité dans les nommés a été bien récompensé et c’est à mon avis  justice .Le film de Polanski me semble d’une tout autre facture, que celui de Xavier Beauvois , une véritable grande œuvre qu’il faut voir et revoir. Sacré meilleur  réalisateur, il  prend avec lui le César de la meilleure adaptation, celui de la musique, et du meilleur montage.

« Le nom des gens » avec le prix d’interprétation féminine pour Sara Forestier salue une comédie bien particulière , et dont l’originalité là encore lui vaut de décrocher la récompense du meilleur scénario original. Pour un premier film, c’est plutôt sympa .

 

24 ans , deuxième César et sa culotte porte-bonheur qu'elle portait pour la cérémonie. C'est elle qui le dit .

Les César 2011 proposaient aussi pour la première fois une récompense au film d’animation. Je n’ai vu  à ce jour que « L’illusionniste », plein de promesses autour du mythe de Mr Hulot. Bien qu’il n’ait  pas tenu la distance d’un bon film à la Tati., le réalisateur des Triplettes de Belleville empoche la mise et c’est tant mieux pour lui. J’ai par contre été plus déçu sur le documentaire qui revient à «  Océans » de Jacques Perrin. J’ai beaucoup aimé le travail de Jacques Perrin et on peut comprendre les raisons d’une telle distinction mais allez voir « Benda Bilili ! » et vous m’en direz des nouvelles. L’histoire de musiciens handicapés qui vont réussir à faire le tour du monde. Une histoire vraie, tournée sans pathos ni démagogie.Un p’tit coup sur la vidéo s’il vous plaît.

Sur les second rôles, je trouve un peu pitoyable que des comédiens de la stature de Anne Alvaro (ma favorite) et Michael Lonsdale en soient réduits à récupérer des miettes. C’est une catégorie à mon sens un peu bâtarde et quand elle montre du doigt de si bons comédiens, elle montre ses propre failles Surtout qu’à ce jour Lonsdale n’a jamais été couronné.Il en rigole lui-même, je crois, comme je rigole encore de l’excellente présentation d’Antoine de Caunes, qui en maître de cérémonie m’a complètement bluffé.

François Damiens, très bien

L’ouverture pastiche du cinéma, un régal. Son humour au dixième degré, un bonheur et quelques piques ici et là, ça ne peut faire que du bien. François Damiens qui a malheureusement raté la marche du second rôle pour  « L’Arnacoeur » a lui aussi été merveilleux pour remettre un prix. Son sketch, tout à fait improvisé sur sa déception était à la fois subtil et très drôle. François Cluzet également présent pour remettre un César (alors qu’il aurait pu figurer pour « Les Petits mouchoirs », le grand absent de cette soirée) a  été plus sérieux, mais tout aussi attachant dans son discours sur le cinéma, son hommage à Claude Chabrol et son rappel que tous les comédiens, petits ou grands, demeurent des intermittents. Frédéric Mitterrand, a souri jaune, mais contrairement à certaines éditions précédentes le ministre de la culture n’a pas eu à souffrir de cette très belle soirée.

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3 Commentaires

  1. Totalement d’accord pour « Gainsbourg vie héroïque », il aurait pas eu ces trois prix là j’aurais été dégouté ! J’ai trouvé que Eric Elmosnino faisait du Gainsbourg d’ailleurs dans son discours. Du coup, il y a un lien de parenté caché ou alors il est toujours pas sorti du rôle? Ou alors il était juste fait pour ce rôle.
    J’ai crié de joie pour the social network sinon.

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