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« Les petits mouchoirs » de Guillaume Canet . Critique DVD

Synopsis: Malgré un drame juste avant leur départ, des copains décident de respecter la tradition estivale dans le bassin d'Arcachon , où ils se retrouvent depuis des années .Une bande sympathique , un décor de rêve et la vie qui va , et les masques tombent ...

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "Les Petits mouchoirs"
De : Guillaume Canet
Avec : François Cluzet, Marion Cotillar,Benoît Magimel , Gilles Lellouche , Jean Dujardin
Sortie le : 04 janvier 2012
Distribution : Europacorp
Durée : 148 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de DVD / Blu-Ray : 1
Le film
Les bonus

Février 2011 : le meilleur dvd

Un décor de rêve, le Bassin d’Arcachon . Rien du dépliant touristique, mais une histoire de copains, comme le cinéma français en trousse joliment, de temps en temps. Un cinéma qui grignote ici et là quelques vérités premières, sans en faire des tonnes, un cinéma qui donne à réfléchir, sans se prendre la tête. Christophe Offenstein est toujours le chef opérateur .

Max, heureux propriétaire d’un grand restaurant parisien, convie ses copains dans sa villa du Cap-Ferret. A la veille du départ, un événement tragique perturbe le départ, mais plutôt que d’abandonner le séjour maritime, ils décident de le raccourcir d’une semaine. Inconsciemment, la décision collective va plomber l’ambiance qui au fil des jours naviguera selon les humeurs.

Les amitiés, les amours, les certitudes se heurtent à un quotidien faussement dilettante, les secrets, les mensonges se fissurent. Rien de bien neuf donc, sous le soleil du sud-ouest, mais Guillaume Canet réussit son pari un peu fou. Le film est long (2h 35), le sujet rebattu, mais le vécu de cette histoire doublée d’une mise en scène inspirée m’interpelle.

On s’identifie assez rapidement aux personnages, on les reconnaît, on les a retrouvés. L’optique est plutôt bobos parisiens, mais n’étant ni l’un, ni l’autre, et traînant les pieds pour ce genre de jamboree fraternel, j’ai pu replacer le film dans une situation tout à fait personnelle.

Si ce n’est vous, c’est donc son frère ou peut-être moi ce râleur patenté, obsessionnel à souhait (méfiez vous des fouines) qui brasse de l’air à tout vent et a de la sympathie à revendre.François Cluzet, est absolument fabuleux , et le reste de la bande n’est pas mal non plus.

Sur un rythme mené aux petits oignons , ils alternent parfaitement les scènes de folies vacancières aux instants plus intimes, quand les masques tombent et que les cœurs se mettent à nu.

Dans l’ambiguïté de leurs sentiments Marion Cotillard et Benoît Magimel , brossent des portraits tout en nuance, que le réalisateur guette avec un plaisir aussi gourmand, qu’attentif.

Une scène irrésistible ...
Une scène irrésistible …

C’est pourquoi le plus beau rôle revient peut-être à Joël Dupuch . Il joue son propre personnage : celui d’un ostréiculteur du cru, accueillant ses copains parisiens. Il est d’une justesse, d’une attention qui frise la bonhomie, quand sous l’étonnante carapace se révèle une sensibilité à fleur de peau.

Un ostréiculteur reconverti

On pourrait tous les prendre, les uns après les autres (et Gilles Lellouche, alors !) pour savourer le bonheur de ces retrouvailles, qui nous font rire aux larmes et pleurer d’émotions.

Je me serais simplement passé du final. Une explication de textes sur l’amitié, lourdingue et redondante.Dommage .

LES SUPPLEMENTS

A l’image du film,  ils sont sympas, généreux et parfois ce sont de vraies tranches de vie qui s’en échappent. Sans mise en scène, ni fard, ni paillette…

  • Le making of. On y découvre les tenants et les aboutissants d’un film, réalisé «  à l’intérieur d’un cercle d’amis avec lesquels ce n’était pas compliqué » dit  Gilles Lellouche. «  On se connaissait très bien ou assez bien ».Six mois avant le tournage, Guillaume Canet les réunit dans la maison du Ferret pour une séance de lectures . «  Et quand on est revenu, là tout le monde se connaissait vraiment très très bien »

François Cluzet s’en félicite. «  Comme ça celui qui joue ton pote dans le film, tu ne lui dis pas la première fois “ ah c’est vous, comment allez-vous ? ” ». Le même Cluzet que l’on découvre en tête à tête avec Canet . Un joli moment, de travail, de complicité et de sincérité. « Si j’ai avancé dans ce métier, c’est par anxiété » lui dit-il pour expliquer la manière dont il voit son personnage .

Quelques scènes mythiques, sont au programme , dont celle du 1-2-3 soleil qui m’a encore fait bien rire , ou celle du ski nautique , assez ardue pour la réalisation . L’équipe a pris du retard, le courant s’en mêle, la marée monte et les bateaux commencent à dériver. Il faut pouvoir surfer avec tout ça, ce que fait brillamment le réalisateur qui sur le plateau se révèle être un grand monsieur (il faut le voir parler avec les gamins), toujours à l’affût et très pédagogue dans sa direction d’acteurs. «  Il nous donne l’harmonie » dit une comédienne.

 

  • Les scènes coupées. On comprend que certaines séquences n’apparaissent pas au final, dont deux tournées à l’hôpital, l’une trop comique, voire déplacée, ça sonnait vraiment faux, et la seconde, un regard extérieur, totalement inutile.D’autres apparaissent aujourd’hui anecdotiques, mais pourtant très drôles, comme «  Le surf » qui dure très longtemps, mais malgré la présence lointaine de Lizarazu, c’est certain que l’on pouvait s’en passer.

Il est alors dommage que dans tout ce fatras de lucidité, Guillaume Canet n’ait  pas su couper, ou raccourcir la scène de l’enterrement.

  • Le bêtisier. Plein de bonnes choses, mais surtout le final quand Lellouche et Laurent Lafitte , s’amusent à imiter Galabru, Bourvil ou Bacri, en effectuant parfois des mixtes. A charge de retrouver qui fait quoi : le mélange Mitterand-De Niro est savoureux
  • Films de vacances. On comprend mieux le film en voyant ces films «  amateurs » tournés lors des moments de détente, sur la plage, autour d’une table ou  de saynètes improvisées. Avec parfois des paris stupides.

Au cours d’un repas bien arrosé semble-t-il Lellouche s’engage à se lever le matin de très bonne heure pour accompagner Joël Dupuch sur son bateau afin de ramener des huîtres. Dujardin qui l’accompagne n’en peut plus de rire devant son copain, malade à en vomir. Effectivement ….

Février 2011 : le meilleur dvd Un décor de rêve, le Bassin d'Arcachon . Rien du dépliant touristique, mais une histoire de copains, comme le cinéma français en trousse joliment, de temps en temps. Un cinéma qui grignote ici et là quelques vérités premières, sans en faire des tonnes, un cinéma qui donne à réfléchir, sans se prendre la tête. Christophe Offenstein est toujours le chef opérateur . Max, heureux propriétaire d’un grand restaurant parisien, convie ses copains dans sa villa du Cap-Ferret. A la veille du départ, un événement tragique perturbe le départ, mais plutôt que d’abandonner le séjour maritime, ils décident…

Review Overview

Le film
Les bonus

A partir d'une écriture assez simple , Guillaume Canet prend du plaisir derrière sa caméra pour nous présenter sa petite bande de copains. Il y a des moments de mise en scène sublimes, des séquences très, très drôles et un quotidien qui s'effiloche le plus naturellement du monde. Le côté bobo de l'affaire ne m'a pas trop rebuté, mais la fin, alors là plus jamais ça . Une pirouette comme il en a tant fait dans ce film, une ellipse, et le tout aurait été plus subtil .

Avis Bonus : Un bonheur qui prolonge le film avec un making of où le travailleur du réalisateur apparaît dans toute sa grandeur, un bêtisier sypmpa, des scènes coupées mais qui méritent quand même d'être vues et un film de vacances, comme si c'était les vôtres ...

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24 Commentaires

  1. Excellent film , très drôle, parfois touchant…la fin il est vrai est un peu longuette mais cela ne gâche en rien le film

  2. j’ai beaucoup ri, et meme eu la larme à l’oeil pour cette histoire…
    tous ces personnages sont émouvants, un peu immatures ou caractériels et les hommes sont des grands gamins…mais ce n’est pas nouveau! les personnages féminins, excellents, sont relégués au second plan…ce n’est pas nouveau non plus!pour ce film, continuons à en rire…

  3. J’ai trouvé ce film PLAT et LONGGGGG
    Faire pleurer dans les chaumiéres, tout le monde sait le faire…En revanche faire rire et surprendre c’est pas facile, n’est ce pas M. CANET.
    Je retiens la superbe interprétation de CLUZET, COTILLARD bofffffff

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