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« Rock’n roll » de Guillaume Canet. Critique cinéma

Synopsis: Guillaume Canet, 43 ans, a tout pour être heureux. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans lui révèle qu'il a beaucoup chuté dans la « liste » des acteurs qu'on aimerait bien se taper... Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy... Guillaume va alors tout bouleverser et aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

La fiche du film

Le film : "Rock'n Roll"
De : Guillaume Canet
Avec : Guillaume Canet, Marion Cotillard
Sortie le : 15/02/2017
Distribution : Pathé Distribution
Durée : 123 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

C’est un film assez drôle qui raconte une descente aux enfers. Dans le milieu du cinéma, l’effet est immédiat. De la part de l’auteur même du film, il en devient dévastateur. On ne connait pas grand-chose de la vie de couple des Canet-Cotillard, mais ce que le réalisateur de « Les Petits Mouchoirs » nous révèle, doit approcher plus ou moins un semblant de vérité.

C’est alors marrant de les voir se confiner dans leur tête à tête artistique. L’un rame devant son miroir qui lui dit qu’il n’est plus comme avant, l’autre vit à l’heure du Québec, accent compris, dans l’esprit du prochain film de Xavier Dolan. Une bonne idée de scénario que Marion Cotillard excelle à mettre en pratique tandis que l’ego de son compagnon en prend pour des années.

Dépassé par la génération montante, Guillaume passe au lifting ravageur, blagues de beauf à l’appui et déprime consensuelle. Au travail, il est imbuvable, incontrôlable, indésirable. Il dit que le cinéma ce n’est pas ça, mais il n’en dit pas plus, et c’est bien dommage. On aurait aimé savoir ce qu’il en pensait réellement.

Cette jeunesse est sans pitié et Camille Rowe se charge de le faire savoir…

La dérision amusée et bien vue des premiers instants faits alors place à de fastidieuses démonstrations qui font à peine sourire. Guillaume débloque, s’en prend plein la gueule et accumule des clichés entassés sur de fausses bonnes idées. Sa rencontre avec Johnny Hallyday, le guide spirituel du « rock’n roll » est factice, lourdingue !

Son entourage le met en garde (les frères Attal, magnifiques !), mais rien n’y fait, le barrage a cédé. Pas de récompense aux César, le comédien est en roue libre. Et casse une image que le réalisateur ne se prive pas de taillader en posant la tête d’un frère Bogdanov sur le corps bodybuildé de Schwarzenegger.

Crise de la quarantaine ou du cinéma ? D’un acteur ou d’un homme bien ordinaire ? On ne sait plus très bien. Sa compagne attentive, aimante et préventive, est tout aussi perdue. Elle continue à répéter ses rôles dans sa cuisine et dans la rue. Elle en oublie les rambardes. Eclat de rire. Enfin !

 

C’est un film assez drôle qui raconte une descente aux enfers. Dans le milieu du cinéma, l’effet est immédiat. De la part de l’auteur même du film, il en devient dévastateur. On ne connait pas grand-chose de la vie de couple des Canet-Cotillard, mais ce que le réalisateur de « Les Petits Mouchoirs » nous révèle, doit approcher plus ou moins un semblant de vérité. C’est alors marrant de les voir se confiner dans leur tête à tête artistique. L’un rame devant son miroir qui lui dit qu’il n’est plus comme avant, l’autre vit à l’heure du Québec, accent compris, dans l’esprit…
Le film

Il y a tellement de choses à dire et si peu à raconter sur ce film qui après avoir donné beaucoup de rire à retordre se complait dans une autocritique qui n’affirme jamais un réel point de vue. Guillaume est sur la mauvaise route de la quarantaine, un comédien dépassé par la génération montante. Pour reprendre du poil de la bête, il va changer de look et d’esprit, tout en se ringardisant un peu plus. Mais ça, il ne le voit pas et le réalisateur non plus qui évacue comme son héros le trop plein d’une histoire qu’il connait trop bien sans se demander si les spectateurs arrivent à suivre. Heureusement, Marion est toujours là pour rattraper ses errements et donner à son personnage de comédienne sérieuse l’image d’un autre cinéma. La garde alternée de l’humour fait partie du scénario, je sais, mais l’actrice a le beau rôle et le porte au meilleur d’elle-même, racontant en quelques répliques ou scènes comiques, de vraies histoires de cinéma.

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