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« En solitaire » de Christophe Offenstein. Film. Critique

Synopsis: Yann Kermadec voit son rêve se réaliser quand il remplace au pied levé, son ami Franck Drevil, au départ du Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Habité par une farouche volonté de gagner, alors qu'il est en pleine course, la découverte à son bord d'un jeune passager va tout remettre en cause.

La fiche du film

Le film : "En Solitaire"
De : Christophe Offenstein
Avec : François Cluzet, Samy Seghir
Sortie le : 06/11/2013
Distribution : Gaumont Distribution
Durée : 96 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Je ressors tout bouleversé de ce grand film d’aventure. L’homme et la nature ont pu un temps se réconcilier en unissant la beauté de la mer infinie et une histoire de cœur, comme l’actualité aimerait certainement nous en rapporter plus souvent.

Engagé dans une course en solitaire, un marin ( François Cluzet ) se voit contraint de faire escale pour réparer . Après avoir repris le large, il constate qu’il n’est plus seul à bord. Ce que le règlement interdit formellement, le mène à un dilemme qu’il résout très rapidement : le gamin demeurera incognito dans la cabine.  Advienne que pourra …

A partir d’un tel canevas, on se demande  comment auteurs, scénaristes et réalisateur vont bien pouvoir nous mener  en bateau, sur toutes les mers du monde. Il est fait allusion au Vendée Globe, on joue dans la cour des grands.

Ce qui n’inquiète pas Christophe Offenstein, qui pour un premier film a su mettre à profit ses talents de chef opérateur («  Blood Ties », « Les petits mouchoirs », «  Ne le dis à personne »…). Il nous embarque dès les premières images dans un magnifique périple marin où les instants de bravoure le disputent à des séquences émotionnelles de toute beauté. Jamais il n’en rajoute pour dire les sentiments qui se tissent entre le baroudeur des mers, et le petit mauritanien qui rêve de la France pour se faire soigner.

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Les premiers échanges sont costauds, normal, Yann Kermadec risque d’être disqualifié, mais au fil des tentatives pour faire débarquer l’intrus («  le vent est trop favorable, on continue »), il y a toujours un petit pincement au cœur qui le ramène dans le sillage de la raison. A ce niveau de sensations, François Cluzet a déjà ravi tous les suffrages, insufflant à son personnage, une justesse qui tient du naturel. Foncièrement, Cluzet est quelqu’un de bon.

Il tient la barre au mieux de son inspiration, affrontant les vagues et les péripéties inhérentes à ce type d’exercice avec une constance de vieux baroudeur. C’est aussi le scénario qui veut ça, une écriture au plus près de la réalité de ces compétitions dont on n’imagine certainement pas la profondeur d’esprit, de tempérament, de caractère, qu’elles exigent.

Dans une mise en scène, très technique, (peu de dialogues)  mais qui ne se voit pas, Offenstein rapporte des images incroyables, des sauvetages, des récupérations en haute mer, et un bon vieux coup de blues à Noël quand s’affiche sur l’écran de l’ordinateur portable, le dessin fait par la gamine. J’ai à nouveau frissonné sur ce coup là , tellement ça tombe juste , pour une enfant qui se rapproche un peu chaque jour de l’amoureuse de son père, prêt à tout abandonner pour aimer à son tour un ado perdu au beau milieu de l’océan.

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 Samy Seghir  endosse le gilet de sauvetage avec une habileté et une complicité bienfaisantes. A l’image du reste de la distribution  (Virginie Efira, Guillaume Canet, Karine Vanasse …) dont les seconds rôles prennent ici une valeur inestimable.

Je ressors tout bouleversé de ce grand film d’aventure. L’homme et la nature ont pu un temps se réconcilier en unissant la beauté de la mer infinie et une histoire de cœur, comme l’actualité aimerait certainement nous en rapporter plus souvent. Engagé dans une course en solitaire, un marin ( François Cluzet ) se voit contraint de faire escale pour réparer . Après avoir repris le large, il constate qu’il n’est plus seul à bord. Ce que le règlement interdit formellement, le mène à un dilemme qu'il résout très rapidement : le gamin demeurera incognito dans la cabine.  Advienne que pourra…

Review Overview

Le film

J’ai frissonné à plusieurs reprises au cours de ce périple marin, magistralement barré par François Cluzet et un réalisateur Christophe Offenstein, un ancien chef opérateur qui signe là un premier film en forme de grande réussite. Sans jamais en faire des tonnes, il dit le comment et le pourquoi de ces courses en solitaire, et de l’âme et du cœur de ces marins qui, sur un coup du sort, redeviennent des hommes. Un film qui vous emporte et vous transporte loin de tout, et pour une fois ce n’est pas de la science fiction …

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