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« Le nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud. Critique blu-ray

  • Durée ‏ : ‎2 heures et 11 minutes
  • Dvd : ‎3 mai 2024
  • Cinéma : 17 décembre 1986
  • Acteurs ‏ : ‎Sean Connery , Christian Slater, Helmut Qualtinger, Ron Perlman, Michael Lonsdale, F.Murray Abraham
  • Sous-titres ‏ : ‎ Français
  • Langue ‏ : ‎Anglais, Français
  • Studio ‏ : ‎ Seven7

L’histoire : 1327 . Dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville aidé du jeune novice Adso von Melk mène l’enquête. L’Eglise, en pleine crise, vit alors sous l’inquisition.

Etonnant comme d’une décennie à l’autre, le discernement sur un même film peut varier , sans forcément occulter l’impression générale des débuts, ni contrarier ces perceptions nouvelles. «  Le nom de la rose » demeure l’étonnant thriller expérimental qui à Noël 1986 recouvrait de neige les empreintes criminelles d’un moine suspecté de massacrer ses congénères, en pleine inquisition.

Nous sommes en 1327, au cœur d’une abbaye perdue dans le froid glacial germanique.

Jean-Jacques Annaud décide d’adapter l’immense best-seller éponyme d’Umberto Eco auquel peu du gens ont vraiment tout compris. Le projet du réalisateur français parait un brin risqué.

Trois ans plus tard, et dix-neuf millions de dollars dépensés, l’œuvre est accomplie. Quarante-ans plus tard, ce thriller moyenâgeux fait toujours la nique à ses semblables contemporains.

Car ici tout demeure hors-sol, de l’enquêteur franciscain, ex-inquisiteur, aux suspects qui pour échapper aux interrogatoires se réfugient entre la nef et le transept d’une abbaye qui n’abrite pas que des saints.

L’abbé de l’abbaye ( Michael Lonsdale) , tel un modérateur entre les investigations de Guillaume de Baskerville ( Sean Connery) , et les interdits marqués par le doyen des lieux, Jorge de Burgo (Feodor Chaliapin Jr)

 

Pour échapper aux soupçons, ils se réfugient dans leurs fameux livres qui ont fait la réputation des lieux, même si dans ses recherches Guillaume de Baskerville décrit un scriptorium quasiment vide .

Où sont-ils donc passés ? demande perspicace cet ancien James Bond reconverti dans l’apostolat criminel. Les observateurs sont sceptiques, mais Sean Connery endosse aussi bien la bure que le smoking du célèbre espion britannique.

Jean Jacques Annaud déroule ainsi sereinement son scénario qui de chausse-trape en espiègleries nous tient haletant un bon moment, au milieu de toutes ces marionnettes catéchumènes susceptibles de dézinguer leur voisin à la nuit tombée.

Querelles de théologiens, il semble que le rire soit à l’origine des débats. C’est la création du diable sermonne le doyen qui illico-presto interdit alors tout écrit sur la rigolade. Et toute lecture … Ils nous feraient douter de l’infaillibilité de Dieu…

Guillaume de Baskerville et son jeune aide de camp  Adso von Melk ( Christian Slater ) s’engagent donc sur cette voie où les attend une fois encore Bernardo Gui, l’inquisiteur patenté . F.Murray.Abraham aux commandes de la torture officielle , c’est du grand art qui lui vaut une reconnaissance éternelle des villageois qui le guettent au pied des brasiers.

Le novice aux prises avec Salvatore le fou du village qui veut bien tout avouer … (Ron Perlman )

Du souffle, de l’épique, du suspense  et des vérités peu chrétiennes toujours inscrites dans nos débats contemporains. Imaginerait-on encore aujourd’hui une religion qui bifferait la connaissance,  interdirait le rire ! Mon dieu !

Durée ‏ : ‎2 heures et 11 minutes Dvd : ‎3 mai 2024 Cinéma : 17 décembre 1986 Acteurs ‏ : ‎Sean Connery , Christian Slater, Helmut Qualtinger, Ron Perlman, Michael Lonsdale, F.Murray Abraham Sous-titres ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎Anglais, Français Studio ‏ : ‎ Seven7 L'histoire : 1327 . Dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville aidé du jeune novice Adso von Melk mène l'enquête. L'Eglise, en pleine crise, vit alors sous l'inquisition. Le Film :  Les bonus :  Etonnant comme d’une décennie à l’autre, le discernement sur un même film peut varier…
Le film
Les bonus

En pleine crise spirituelle et temporelle, l’Eglise aussi moyenâgeuse que son époque doit affronter une série de meurtres au sein d’une abbaye recluse dans le fin fond de l’Allemagne. Un moine enquêteur et son jeune novice sont dépêchés sur place où règne autant le mystère, la défiance, le mensonge que l’autorité papale , couronnée par l’inquisition . Quarante-ans plus tard, ce thriller moyenâgeux fait toujours la nique à ses semblables contemporains, pour son intrigue tricotée dans les fondements de religions autocrates. Pour des vérités peu chrétiennes toujours inscrites dans nos débats contemporains. Imaginerait-on encore aujourd’hui une religion qui interdirait le rire ! C’est pourtant l’origine du délit rapporté par Umberto Ecco dans son best-seller «  Le nom de la rose », adapté courageusement par Jean-Jacques Annaud. A plus d’un titre cette œuvre demeure exceptionnelle et le choix de l’ancien James Bond dans le rôle principal du moine enquêteur, il fallait le faire. Sean Connery est incroyable !

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