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« Le loup de Wall-Street » de Martin Scorsese. Critique cinéma

Synopsis: Interdit aux moins de 12 ans L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

La fiche du film

Le film : "Le Loup de Wall Street"
De : Martin Scorsese
Avec : Leonardo DiCaprio, Jonah Hill
Sortie le : 25/12/2013
Durée : 179 Minutes
Genre : Biopic, Drame, Policier
Type : Long-métrage
le film

La longueur n’explique pas tout. 179 minutes, pour ne pas dire trois heures , c’est déjà effectivement beaucoup pour dresser le portrait d’un flambeur made in USA . On a vu des caméras plus inspirées, donner du temps au temps , et atteindre le Nirvana. Ce que Scorsese , une fois encore, ne réussit pas, délayant son propos dans une succession de faits qui se répètent et tournent en rond.

Quand on a compris le système qui mène un petit courtier de New-York à devenir le roi de la finance , il est quand même inutile de nous refaire le topo sous tous les angles. On saisit aussi très vite que le sexe et la drogue sont indissociables des cours de la bourse américaine , ce qui à mon avis frôle l’indigestion ou la caricature.

Ou les deux à la fois tant le réalisateur malaxe son héros et partenaire ( DiCaprio co-produit) dans tous les sens , le laissant exsangue à chaque reprise. Mais une ligne de sucre en poudre et ça repart de plus belle. Oh elle est belle l’Amérique de nos deux lascars, qui font, des défenseurs de l’ordre, de méchants empêcheurs de tourner en rond , avec des visages qui n’ont rien des belles blondes platinées que s’envoient le boss et ses compères. Ils sont plutôt laids et forcément désagréables.

Des débuts modestes
Des débuts modestes

Conscience et morale reléguées au second plan, ce qui se comprend dans un tel contexte, c’est la frénésie et la violence dans les intentions qui l’emportent, car ce monde est indubitablement violent. Scorsese , tout aussi hystérique que son environnement n’en cache rien et l’annonce de la déchéance de la star – le film est bien tiré d’une histoire vraie – n’arrive même pas à inverser le cours des choses.

Le scénario patine de plus en plus , au point de rendre certaines scènes d’un ridicule surprenant de la part de l’auteur de « Casino » (*) : l’annonce de la mort de la tante de l’épouse du héros et ce qui s’ensuit sur le yacht frisent la parodie. DiCaprio qui fait tout ce qu’il peut pour maintenir l’embarcation à flot, baisse à ce moment là pavillon, lui aussi . Il n’en peut plus, moi non plus…

(*) A contrario la scène d’ouverture dans laquelle  Matthew McConaughey explique au jeune homme, le fonctionnement de la bourse, est géniale

La longueur n’explique pas tout. 179 minutes, pour ne pas dire trois heures , c’est déjà effectivement beaucoup pour dresser le portrait d’un flambeur made in USA . On a vu des caméras plus inspirées, donner du temps au temps , et atteindre le Nirvana. Ce que Scorsese , une fois encore, ne réussit pas, délayant son propos dans une succession de faits qui se répètent et tournent en rond. Quand on a compris le système qui mène un petit courtier de New-York à devenir le roi de la finance , il est quand même inutile de nous refaire le…

Review Overview

le film

Nouveau krach pour le cinéma financier qui en la matière avait trouvé monnaie plus sonnante et trébuchante avec des gens comme « Margin Call » ou « The company men » ( dans ce blog ). Mais pour raconter la déconfiture d’un petit trader devenu magnat , Scorsese se regarde le nombril et celui de son acteur fétiche , en oubliant de mettre en place sa caméra. Ou alors de manière si frénétique , qu'elle part dans tous les sens, et tel le boomerang, nous revient en pleine poire. Après quoi la même scène ou presque se répète, avec une complaisance de plus en plus marquée . DiCaprio ? Oui, il joue …

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7 Commentaires

  1. De l’image, rien que de l’image. Scorsese une fois de plus se regarde complaisamment tourner (où est passé le réalisateur des « Infiltrés » ?) en alignant et dou(blonn)ant des scènes qui ont vite fait de ne plus être choc. La provocation tombe à l’eau (des piscines à bimbos) et la critique sombre (avec le yacht du héros). Reste un Di Caprio brillant, remplissant le contrat qui lui est offert pour filer droit vers les oscars.
    De là à dire que c’est du bon cinéma…

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