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« Woodstock-Three days of Peace & Music » Critique blu-ray

  • LE LIVRE DE MICHKA ASSAYAS

Les 15, 16 et 17 août 1969, dans un immense pâturage perdu dans le sud-ouest de l’État de New York, le plus grand festival de musique jamais organisé au monde voit le jour et … la nuit.

500 000 personnes, principalement de très jeunes gens se retrouvent autour du folk, du blues et du rock plus ou moins psychédélique.

Ce que raconte ce livre inédit écrit par Michka Assayas, incroyablement riche de détails et de sentiments, de photos et de commentaires, et même d’une discothèque idéale, pour ce qui fut ce festival emblématique de la contre-culture américaine des années 60 !

L’auteur qui rapporte dans le détail le contexte historique de l’événement décrit même l’arrivée du premier chanteur, beatnik aussi parfait qu’inconnu dans cette programmation qui a bien failli demeurer dans l’ombre.

Au départ, on ne se presse pas pour jouer sur la scène de Woodstock et il faudra entendre le nom de Creedence Clearwater Revival pour que le gros de la troupe rapplique.

Joan Baez, Janis Joplin, Jefferson Airplane, les Who ou Jimi Hendrix  tous répertoriés par Assayas en un descriptif précis et fabuleux. Et toujours recentré dans « Woodstock », l’événement.

Avec son avant et son après, deux périodes indispensables pour mieux comprendre un phénomène qui ne se reproduira jamais plus. « On a marché une fois sur la Lune, on a fait une fois Woodstock » s’étonne encore Michael Wadleigh le réalisateur du film « Woodstock, 3 jours de musique et de paix » qui complète royalement l’ouvrage d’Assayas. L’auteur en consacre d’ailleurs deux belles pages…

A plusieurs reprises ses écrits font écho aux images de Wadleigh. Ou réciproquement pour dire que les deux entités se complètent à merveille.

  •  LE FILM EN BLU-RAY (Version longue remasterisée)

Bon enfant : trois jours de fête, d’amour et de musique que les caméras de Wadleigh traquent 24 heures sur 24. ( 2nd dvd )

Rien ne leur échappe , de l’orage menaçant à la grande kermesse qui voit le jour autour des tentes improvisées. Le ravitaillement se met en place Nombreuses interviews entre deux fumettes et des extraits de concerts, chaque titre retenu l’étant dans son intégralité.

On revoit toujours avec plaisir la performance de Joe Cocker (  » With a little help for my friends » ) et l’interview de Joan Baez au sujet de son mari emprisonné. Sur le terrain personne ne chôme, surtout quand la pluie perturbe le bel ordonnancement des opérations.

Le talkie-walkie crache ses infos sans relâche (« huit heures de bouchon maintenant avant d’arriver sur le site » …) quand Ten Years After grimpe sur la scène, déjà complètement déchaîné.

Trois caméras ne suffisent pas pour puiser l’énergie du groupe dans « I’m going home » très long set échevelé et gras. Alvin Lee repart avec son concombre géant sur l’épaule.

DVD 2

Les coulisses d’un événement avec le premier témoin, la caméra Eclair. Michael Wadleigh n’en finit pas de louer cet appareil et son objectif Ingénieux, sans lesquels il n’aurait pu obtenir certaines images.

On suit l’organisation qui s’improvise à l’origine, le rendez-vous prenant une dimension que le cinéaste n’avait pas envisagé. Les pellicules manquent. Il faut les acheminer depuis New-York au jour le jour, au compte-goutte.

De leur côté, les cadreurs sont impossibles à joindre une fois partis dans la foule. Le conseil était alors d’envoyer quelqu’un vers midi pour savoir ce qui avait été filmé, et vers quoi il fallait se diriger ensuite. Jusqu’à la nuit noire…

« Si c’était l’argent qui nous motivait, on ne l’aurait pas fait, on sentait qu’il fallait y être tout simplement, pour l’aventure » assure le réalisateur.

A l’époque , il travaille avec un certain Martin Scorsese dans la salle de montage. L’apprenti cinéaste le rejoint sur place et devient le premier assistant réalisateur… Trois ans avant son premier grand succès « Mean Streets ».

Scorsese témoigne de son étonnement devant cette réussite, de la même façon que Santana rappelle « que toutes races et couleurs confondues, tout le monde s’est bien entendu, il n’y a pas eu une seule bagarre et il y avait pourtant plus de 400.000 personnes sur le site ».

Un lieu que ce très beau documentaire n’a pas oublié ( et le livre d’Assayas non plus ) en consacrant un large chapitre à Max l’agriculteur qui a loué son champ, après bien des recherches

. Plusieurs refus, souvent sous des prétextes fallacieux de municipalités qui politiquement ne voyaient pas ça d’un bon œil. « Max était très conservateur sur certains points, mais un homme de parole qui disait que l’on devait faire ce que l’on avait envie, du moment que ce n’était pas au détriment des autres ».

LE LIVRE DE MICHKA ASSAYAS Les 15, 16 et 17 août 1969, dans un immense pâturage perdu dans le sud-ouest de l'État de New York, le plus grand festival de musique jamais organisé au monde voit le jour et ... la nuit. 500 000 personnes, principalement de très jeunes gens se retrouvent autour du folk, du blues et du rock plus ou moins psychédélique. Ce que raconte ce livre inédit écrit par Michka Assayas, incroyablement riche de détails et de sentiments, de photos et de commentaires, et même d’une discothèque idéale, pour ce qui fut ce festival emblématique de la…
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