Un chanteur de country sur la déchéance retrouve le goût de vivre auprès d’une maman et de son bambin . Pas nunuche pour un sou, cette histoire est racontée de merveilleuse façon par un apprenti cinéaste qui dans le rôle titre fait de Jeff Bridges un formidable personnage.
| De Scott Cooper ( Century Fox )
Sortie le 25 aout |
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Les bonus : | ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
« Crazy Heart » de Scott Cooper ( Century Fox )
Sortie le 25 aout
Le film





Les bonus
Il faut peut-être apprécier la musique et plus particulièrement la country pour s’intéresser à ce très beau film. Mais je pense que si l’on aime le cinéma, la barrière musicale importe peu , au regard d’une histoire superbement bien racontée, par un réalisateur Scott Cooper, qui à ma connaissance n’a pas fait grand-chose pour le septième art. Alors chapeau de cow-boy pour cette immersion cinématographique au cœur des hommes et de ce qui les fait vivre.
Pour Bad Blake, ancienne gloire déchue du country, sa guitare, ses tournées minables et son whisky le confortent dans ce qu’il lui reste de dignité. Une femme dans chaque port et les lendemains sans fin, sur les routes américaines. Jusqu’au soir où une jeune journaliste va lui tournebouler les sens. Ce n’est plus une passade, c’est la vie qui reprend le dessus. Bad Blake regarde alors un peu en arrière et ce qu’il voit lui laisse juste le temps de reprendre ses esprits : Bad Blake n’est pas mort !
C’est un air que l’on a déjà entendu des centaines de fois, ou lu encore d’avantage, mais rien qu’un Jeff Bridges , derrière le personnage (Oscar du meilleur acteur) et le décor prend une autre dimension sous le regard impressionnant de Cooper qui met autant en scène la musique que les grands espaces texans. Pour y faire voyager ses personnages imaginés depuis le roman éponyme de Thomas Cobb . A côté de notre vedette locale, Jean , Maggie Gyllenhaal , en proie à une vie sentimentale bringuebalée , et qui ne vit que pour son petit garçon . Si Bad Blake s’attache très sincèrement à la maman, le gamin ne le laisse pas non plus indifférent, reflet peut-être d’un passé fatigué et de tous ses actes manqués.
Le réalisateur n’en fait pas des tonnes pour nous montrer tout ça : ses portraits sont brut de brut, d’un visage buriné qui conte déjà mille histoires, au sourire retenu d’une jeune femme en quête « d’une présence masculine ». Il les filme sans apprêt, et nous les rend si non familiers (mais ce n’est pas loin) du moins très réels.
J’ai aussi beaucoup aimé les scènes musicales, les concerts et la visite des back stage : l’ambiance des bars enfumés et des stades surpeuplés prend la juste mesure du cadre de l’opérateur. Avec de très beaux morceaux, country, tex-mex et balade folk, écrits me semble-t-il sur mesure, réellement chantés par Jeff Bridges et la vedette montante Tony qui doit tout à Bad Blake. C’est Ryan Bingham qui s’attèle au personnage , qui bien que secondaire occupe là aussi sa juste place. Puisque la brosse à reluire est de sortie, qu’elle serve à Robert Duvall , dans le rôle du confident et proprio de bar .Il est aussi le producteur du film .Craquant .
LES BONUS
Scènes coupées : une bonne demi-heure de bonheur supplémentaire, même si parfois certaines scènes effectivement ne méritent pas d’être au montage final , répétant toujours ici ou là , une scène précédente. La séquence où Bad Blake revient sur son passé ( je n’en dirais pas plus ) est très intéressante, mais trop pesante ; on avait compris tout ça bien avant .
Comment Jeff Bridges, Robert Duvall et Maggie Gyllenhaal , en sont -il arrivés à faire ce film ?
C’est la question posée par ce petit bonus ( à peine quatre minutes ) à laquelle les trois protagonistes réunis sur le même plateau répondent avec entrain . On apprend ainsi que Bridges croisant T-Bone Burnett « quelque part » , se décide à faire le film. Le monsieur en question est un sérieux songwriter, musicien et producteur . L’une des chansons du film « The Weary Kind« , a décroché l’oscar de la meilleure chanson originale. Il a aussi composé les titres de deux autres excellents films « Walk the Line » et The Big Lebowski » dans lequel Jeff Bridges était déjà à son avantage. « Avec de mauvaises chansons , -Crazy Heart » n’aurait pas marché » déclare le comédien .













24 août 2010
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