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« The lost city of Z » de James Gray. Critique cinéma

Synopsis: Percy Fawcett est un major britannique et un mari aimant. En 1906, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l'homme se prend de passion pour l'exploration et découvre des traces de ce qu'il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n'a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d'exploration et de gloire...

La fiche du film

Le film : "The Lost City of Z"
De : James Gray
Avec : Charlie Hunnam, Sienna Miller
Sortie le : 15/03/2017
Distribution : StudioCanal
Durée : 141 Minutes
Genre : Aventure
Type : Long-métrage
Le film

« Notre monde s’est embrasé, il nous faut en trouver un autre pour éteindre la fournaise ». A l’issue de la première guerre mondiale, célébré, galonné, le colonel Fawcett pense toujours à ses voyages en Amazonie, dans la forêt dense, inhospitalière où dit-il une cité s’est perdue. Entre Brésil et Bolivie.

Il devait y tracer une frontière, le voici arc-bouté sur les restes d’une civilisation à laquelle personne ne veut croire.

Surtout pas les éminents spécialistes de la Société géographique royale d’Angleterre, le cul rivé à leur fauteuil et la tête plus grisonnante que réfléchie. Fawcett s’en moque. Le mal qu’il ramène de là-bas l’obsède au point d’y retourner chaque fois qu’il le peut.

Pour cette histoire vraie, James Gray s’inspire du livre de David Grann (« The Lost City of Z : A Tale of Deadly Obsession in the Amazon »). On y retrouve la même fièvre et la même passion que Ciro Guerra prête à son héros américain dans « L’étreinte du serpent ». Mais là où Evans se fond dans le paysage, adhère aux us et coutumes des indiens de rencontre, Fawcett ne fait qu’effleurer son sentiment coupable : celui de l’abandon d’une civilisation qu’il peine à déceler.  Paradoxe pour ce militaire de carrière, sa vision de l’exploration est pacifique. Un peu à la manière du réalisateur qui ne brusque jamais l’aventure et ne s’aventure guère dans les entrelacs de la forêt amazonienne : c’est Fawcett qui l’intéresse et qu’il dépeint avec une insistance notable.

Dans son environnement familial d’abord, pour lequel Sienna Miller fixe parfaitement les codes de l’épouse aimante et dévouée « La peur n’a jamais déterminé notre avenir » dit-elle à son fils aîné (Tom Holland) qui s’apprête à suivre les traces de son père. Avec cette même équipe forte et soudée au sein de laquelle Robert Pattinson puise lui aussi les ressorts nécessaires à la construction d’un personnage hors du commun. Au destin forgé sur une conviction totale qui rejaillit sobrement dans l’exécution des faits et gestes qu’entreprend Charlie Hunnam, le héros.

C’est un beau portrait humaniste que révèle James Gray avec une délicatesse qui n’enlève rien à la vérité des événements, aux trahisons possibles (une scène épique à la Société de géographie) ou aux ressentiments à l’égard de ces peuplades que l’explorateur va découvrir différentes, façonnées par un monde qui effectivement a dû exister un jour. C’est peut-être pourquoi il n’en est jamais revenu…

  • Pour prolonger le voyage en terre amazonienne :

« L’étreinte du serpent » de Ciro Guerra

« Fitzcarraldo » de Werner Herzog.

« Notre monde s’est embrasé, il nous faut en trouver un autre pour éteindre la fournaise ». A l’issue de la première guerre mondiale, célébré, galonné, le colonel Fawcett pense toujours à ses voyages en Amazonie, dans la forêt dense, inhospitalière où dit-il une cité s’est perdue. Entre Brésil et Bolivie. Il devait y tracer une frontière, le voici arc-bouté sur les restes d’une civilisation à laquelle personne ne veut croire. Surtout pas les éminents spécialistes de la Société géographique royale d’Angleterre, le cul rivé à leur fauteuil et la tête plus grisonnante que réfléchie. Fawcett s’en moque. Le mal qu’il…
Le film

Dans la jungle amazonienne, les hommes s'égarent. Fitzcarraldo, Evans, le héros de « L’étreinte du serpent » de Ciro Guerra, et puis Fawcett ce militaire britannique obnubilé par ces contrées sauvages où dit-il, une cité s’est perdue. Dans une forêt inhospitalière, immense, plantée entre la Bolivie et le Brésil. Il venait y tracer une frontière : il découvre une civilisation. Cette histoire vraie d’un explorateur malgré lui, et qui le deviendra à force d’entêtement et d’une quête de vérité, James Gray ne la brusque jamais. Il ne s’aventure guère dans les entrelacs de la forêt amazonienne : c’est Fawcett qui l’intéresse et qu’il dépeint avec une insistance notable. Un beau portrait humaniste dont la délicatesse affirmée n’enlève rien à la vérité des événements que porte une affiche elle aussi remarquable emmenée par Robert Pattinson et Charlie Hunnam.

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