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« Nos années folles » de André Téchiné. Critique cinéma

Synopsis: La véritable histoire de Paul qui, après deux années au front, se mutile et déserte. Pour le cacher, son épouse Louise le travestit en femme. Dans le Paris des Années Folles, il devient Suzanne. En 1925, enfin amnistié, Suzanne tentera de redevenir Paul...

La fiche du film

Le film : "Nos Années Folles"
De : André Téchiné
Avec : Pierre Deladonchamps, Céline Sallette
Sortie le : 13/09/2017
Distribution : ARP Sélection
Durée : 103 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Le cinéma ne peut rester indifférent. Cette histoire est vraie. Fabrice Virgili et Danièle Voldman en ont fait un roman : « La garçonne et l’assassin ». André Téchiné l’adapte pour le grand écran.

1914-1918. Afin d’échapper au carnage des tranchées, un déserteur se travestit en femme sur les conseils de son épouse. Une grande et terrible aventure où le feu et la flamme sont plus que jamais indissociables.

Mais bizarrement André Téchiné en disperse les braises.

Qu’il nous évite la boucherie que fut le premier conflit mondial, dans un bref aperçu resserré entre deux mitrailles est salutaire. Les scènes sont éloquentes et suffisantes. Mais l’allure qu’il donne à son héros, la manière de le filmer aussi platement enlève au récit sa verve et sa rhétorique.

Ni feu, ni flamme et aucun embrasement dans cette accumulation de séquences prévisibles. Avec un montage joliment indompté, des ellipses virevoltantes, on ne saisit pas forcément toujours les égarements de ce jeune homme qui prend plaisir à la chair nouvelle. Il/elle se prête maintenant au jeu du divertissement sensuel sous les yeux de sa compagne qui ne trouve rien à redire. Céline Sallette tire aisément son épingle. 

La voici elle-même dans ces lieux de débauche où le cinéaste effleure plus qu’il ne caresse ces corps abandonnés quand le spectacle est ailleurs nous dit le conteur. Dans ce théâtre de poche où Paul revit sa vie sous les ordres d’un Monsieur Loyal sans grandeur. (Michel Fau, quand même). Paul est devenu une bête de foire pas très glorieuse, animal de cirque et marionnette d’une société qui lui pardonne sa lâcheté pour mieux s’en amuser.

Si le visage de Pierre Deladonchamps se prête aux attraits féminins de son personnage, l’acteur passe difficilement la rampe charnelle de cette incarnation contre-nature peu habitée par son univers.

Il est vrai que la direction d’acteurs n’incite guère les intéressés à épouser cette époque comme on la devine. Avec la grand-mère finement interprétée par Virginie Pradal, il est intéressant de suivre Louise dans la confection de ses petits soldats de plomb, quand son grand soldat de déserteur se dégrade dans l’alcool et la honte.

Une esquisse intéressante sur la peinture de cette époque à peine entretenue par un discours trop lâche et trop petit. Téchiné n’a pas osé.

Le cinéma ne peut rester indifférent. Cette histoire est vraie. Fabrice Virgili et Danièle Voldman en ont fait un roman : « La garçonne et l'assassin ». André Téchiné l’adapte pour le grand écran. 1914-1918. Afin d’échapper au carnage des tranchées, un déserteur se travestit en femme sur les conseils de son épouse. Une grande et terrible aventure où le feu et la flamme sont plus que jamais indissociables. Mais bizarrement André Téchiné en disperse les braises. Qu’il nous évite la boucherie que fut le premier conflit mondial, dans un bref aperçu resserré entre deux mitrailles est salutaire. Les scènes sont…
Le film

Je n’ai pas toujours bien saisi ce que racontait cette histoire qui au demeurant paraissait si simple. Un soldat déserte les tranchées de 14-18 et se réfugie dans l’anonymat d’un travesti qui petit à petit prendra goût à ce nouvel uniforme. Cette histoire vraie de la première guerre mondiale, André Téchiné l'adapte de manière confuse et tranquille. La transgression du personnage apparaît très peu dans le comportement de Pierre Deladonchamps qui avec Céline Salette a bien du mal à trouver sa voie (x). On parlera peut-être de performance mais l’animal de cirque qu’il devient passe difficilement la rampe de cette incarnation contre-nature, peu habitée par son univers. La direction d’acteurs est aussi un peu fautive de ce manque d’entrain.

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