Accueil » A la une » « Les Garçons et Guillaume, à table », critique cinéma

« Les Garçons et Guillaume, à table », critique cinéma

Synopsis: Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.

La fiche du film

Le film : "Les Garçons et Guillaume, à table !"
De : Guillaume Gallienne
Avec : Guillaume Gallienne, André Marcon
Sortie le : 20/11/2013
Distribution : Gaumont Distribution
Durée : 85 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Il interprète son propre rôle, celui de sa maman aussi, mais Guillaume Gallienne avance pourtant masqué. Il nous conte ses déboires de l’enfance, ses rapports avec sa mère et puis progresse dans la vie, à la mesure d’une pellicule qu’il a lui même imprimée.
Auteur et scénariste un brin chancelant, comédien, réalisateur ( bringuebalant ), le jeune homme se découvre donc à la face du monde, sans vraiment révéler en préambule, la véritable nature de sa visite cinématographique. Trop bon acteur, il s’en amuse dans des poses qui fixent tout son talent. Scénariste en herbe, son essai révèle une écriture qui joue la qualité et s’adresse au plus grand nombre. Pas trop de risques, semble-t-il.
Son film, éminemment populaire, est une réussite en ce sens. Il livre des séquences dont la drôlerie des premiers instants s’efface pour des moments plus intenses, d’émotions et de sentiments confus. Comme s’il hésitait à jeter définitivement le masque, son homosexualité latente donne le tournis à des sketchs qui se prennent au jeu.

photo-Les-Garcons-et-Guillaume-a-table-2013-1
Le ton est agréable, divertissant, mais sans la tonicité des grandes comédies. Le bougre retient ses troupes, et divague d’une soirée à une rencontre amoureuse, jusqu’à la visite médicale du service militaire qui demeure toujours un must pour les humoristes. Gallienne passe une fois encore son examen avec les honneurs : on rit, on sourit, devant l’ébauche de cette société caricaturée avec bon goût.
Celle qui le traite de pédale, et lui révèle sa véritable identité. Sa famille n’en doutait pas un instant, mais à ses yeux, à son cœur, il est plutôt question de la féminité que tout homme recèle, plus ou moins secrètement. C’est à mon sens le vrai sujet, celui des apparences confrontées à l’intime et à l’histoire de ses origines. Guillaume Gallienne en parle telle une litote de cinéma, et en procure une force supplémentaire à son trop plein d’amour.
Pour sa maman, tout particulièrement au cœur de ses préoccupations, de ses phantasmes, de ses envies. Lien indissociable à sa propre existence, le réalisateur comédien lui donne le plus beau rôle. Un bel hommage qu’il adresse à toutes les femmes.

Il interprète son propre rôle, celui de sa maman aussi, mais Guillaume Gallienne avance pourtant masqué. Il nous conte ses déboires de l’enfance, ses rapports avec sa mère et puis progresse dans la vie, à la mesure d’une pellicule qu’il a lui même imprimée. Auteur et scénariste un brin chancelant, comédien, réalisateur ( bringuebalant ), le jeune homme se découvre donc à la face du monde, sans vraiment révéler en préambule, la véritable nature de sa visite cinématographique. Trop bon acteur, il s’en amuse dans des poses qui fixent tout son talent. Scénariste en herbe, son essai révèle une écriture…

Review Overview

Le film

A force de le voir et de l’entendre, bande-annonce à l’appui, Guillaume Gallienne a peut-être abusé d’un système qui ne rend pas très bien compte de son film. C’est une comédie dramatique où les déboires d’un jeune garçon vont bien au-delà des mémoires d’un puceau. C’est la construction d’une vie qui s’élabore avec émotion et drôlerie sous le regard conjugué d’un garçon et d’une mère, tous les deux interprétés à la perfection par le réalisateur. Qui ne dévoile pas très vite ses véritables intentions, se cachant derrière son homosexualité latente, pour mieux dissimuler la question éternelle de nos origines.

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« La Taularde » de Audrey Estrougo. Critique cinéma-dvd

Le milieu carcéral va toujours aussi mal

10 Commentaires

  1. Après un début inquiétant où l’on est en droit de craindre une simple captation de son one-man-show, Galienne réussit un film intelligent sinon parfait. Finalement rarement comique (mauvaise pré-vente sur les plateaux télé), il est assez touchant. Des maladresses – normal, de nos jours tout le monde, dans un certain milieu parisien, est réalisateur du jour au lendemain… – et quelques excès n’interdisent pas de considérer ce film comme intéressant et original. Un bon point, donc, mais pas le chef d’œuvre que l’intelligentsia auto-proclamée des copains voulait laisser croire.

Laisser un commentaire