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« Encore heureux » de Benoît Graffin. Critique cinéma

Synopsis: D'accord, Marie est un peu fatiguée de l'insouciance de son mari Sam, cadre sup au chômage depuis 2 ans. D'accord, elle est très tentée de se laisser séduire par ce bel inconnu qui lui fait la cour. D'accord, il y a aussi le concours de piano de sa fille... Si cet équilibre dingue et léger tient à peu près debout, un événement inattendu jette toute la famille sur un chemin encore plus fou.

La fiche du film

Le film : "Encore heureux"
De : Benoît Graffin
Avec : Sandrine Kiberlain, Edouard Baer
Sortie le : 27/01/2016
Durée : 93 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

«  L’honnêteté, c’est un concept inventé par les riches pour que les pauvres ferment leur gueule ».

Ce que raconte Marie, à bout d’arguments. Devant les frasques d’un mari un peu bizarre avec sa manie de dormir sous la tente et de ne pas trop se soucier de l’avenir. Ancien cadre supérieur, depuis deux ans au chômage, Sam estime que faire de la récup’ peut aussi bien lui remplir sa vie que son tiroir-caisse. Et comme il est plutôt sympa, ses enfants l’aident un peu, à leur manière. Quitte à voler ici et là, comme maman dans les supermarchés.

Le début de la fin, la fin de la vie de bohême et les ennuis à rallonge  dans lesquels le couple s’enfonce avec une maestria déconcertante. Tout part à vau l’eau et comme le cinéma est lui aussi bon enfant, on veut bien y croire un instant. A ce désordre mental et physique qu’instaure le papa qui «  préfère passer pour un fou que pour un minable ».

Mais ça devient très vite lassant. Le réalisateur, Benoît Graffin se répète, étire le propos et les quiproquos à n’en plus finir, dans une mascarade cinématographique. Le personnage de la concierge est le seul à tenir une juste mesure dans la démesure d’un scénario inachevé. On le sent fabriqué au fur et à mesure que le dénouement voit le jour, avec des situations plus invraisemblable les unes que les autres.

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Je les imaginais dans un film des frères Coen (le cadavre qu’on promène comme on promène son chien…). Hélas rien de « Fargo » ou du père Lebowski, mais du fantasque franchouillard qui de l’absurde ne retient que le grotesque. Lorsque désemparée et incrédule, la femme demande à son mari «  et maintenant où va-t-on ?  », il faut voir la tête d’Edouard Baer, ses yeux qui roulent dans le désespoir et son silence qui pense, c’est quoi ce scénario, c’est quoi cette histoire ?

Il joue plutôt pas mal, et Sandrine Kiberlain est aussi bien courageuse dans cette entreprise défaillante. Bulle Ogier fait elle aussi plaisir à voir en vieille dame indigne et sympathique. Comme quoi il y avait de quoi …

«  L’honnêteté, c’est un concept inventé par les riches pour que les pauvres ferment leur gueule ». Ce que raconte Marie, à bout d’arguments. Devant les frasques d’un mari un peu bizarre avec sa manie de dormir sous la tente et de ne pas trop se soucier de l’avenir. Ancien cadre supérieur, depuis deux ans au chômage, Sam estime que faire de la récup’ peut aussi bien lui remplir sa vie que son tiroir-caisse. Et comme il est plutôt sympa, ses enfants l’aident un peu, à leur manière. Quitte à voler ici et là, comme maman dans les supermarchés. Le début…
Le film

Pour sortir de la mouise, un ancien cadre supérieur imagine vendre des objets récupérés dans les poubelles alentours. Ca pourrait fonctionner si les gamins ne se mêlaient pas au trafic du papa, sympa mais un peu trop à l’Ouest. Ce que tente de colmater son épouse avec l’énergie du désespoir qui de plus en plus habite leur petit appartement parisien. La catastrophe annoncée va donc se produire et entraîner avec elle un film qui part dans tous les sens, sans jamais clarifier un propos scénaristique, élaboré à la petite semaine. On imagine que le récit s’écrit au fur et à mesure que les situations s’empilent un peu par hasard. Les comédiens font ce qu’ils peuvent, ils s’amusent.

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