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« A bout de souffle » de Jean-Luc Godard. Critique Cinéma-Blu-ray

Synopsis: L'itinéraire d'un jeune délinquant qui, après avoir volé une voiture à Marseille et tué un policier, est traqué par la police... En arrivant à Paris, Michel retrouve une jeune étudiante américaine, Patricia, avec laquelle il a une liaison amoureuse libre. Elle veut devenir journaliste et, pour pouvoir financer ses études à la Sorbonne, vend le New York Herald Tribune sur les Champs-Élysées...

La fiche du film

Le film : "À bout de souffle"
De : Jean-Luc Godard
Avec : Jean Seberg, Jean-Paul Belmondo
Sortie le : 28/10/2020
Distribution : Carlotta Films
Durée : 90 Minutes
Genre : Policier, Drame, Romance
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

Le film qui allait révolutionner la façon de voir et de faire des films ! Toute l’histoire du premier Godard , qui dans la foulée de Truffaut ( « Les Quatre cents coups » ) signait le manifeste de la Nouvelle vague . Nous sommes en 1959. Le critique des Cahiers du Cinéma n’imagine certainement pas qu’il va bousculer le conformisme ambiant des cinéastes du monde entier .

Je ne sais pas ce qu’un néophyte ou un jeune cinéphile imagine aujourd’hi en découvrant pour la première fois ce film, mais sans l’éclairage historique de cette première réalisation, le flop n’est pas à écarter .Moi je revoie chaque fois avec un infini plaisir cette histoire de couple en fuite , d’amours en goguette et de dolce vita qui ne dit pas son nom .

 

Le début des années soixante c’est l’insouciance joyeuse d’une jeunesse incarnée par Jean-Paul Belmondo, alors totalement inconnu, qui vit d’amour et d’eau fraîche. De petites malversations le conduiront à devenir l’homme le plus recherché de France.

Lui, ce qu’il recherche, c’est  l’argent que lui doit un mystérieux copain. Un absolu besoin lié aux hésitations de la femme qu’il l’aime. Patricia, d’origine américaine, hésite à se donner pleinement à cet homme si imprévisible. C’est Jean Seberg, qui après deux films de Otto Preminger ( « Sainte Jeanne » et « Bonjour tristesse » ) trouvait dans le film de Godard , la consécration .

Colin MacCabe dit que parmi les critères de réussite du film , l’un d’entre eux était que Godard l’avait débuté avec une vedette et l’avait terminé avec deux stars.

C’est en noir et blanc, magnifiquement filmé , dont Paris  un acteur à part entière . Avec le recul du temps , «  A bout de souffle » apparaît ainsi comme le film d’une époque .

Avec des ruptures de ton et de mouvements inimaginables pour les techniciens d’alors . MacCabe explique très bien que ce montage elliptique est dû aussi aux coupes effectuées par Godard en raison de la longueur du film. «  Habituellement on coupait des scènes entières, mais Godard a préféré supprimer ici et là , ce qui donne ce ton si particulier ».

Il dit aussi tout l’apport du cinéma américain dans ce premier film ( scénario inspiré de « Les Amants de la nuit » de Nicolas Ray ( 1948 ), un plan des «  Quarante tueurs »   de Samuel Fuller, on y lit du Faulkner , et Belmondo se la joue  à la Bogart….) .

Le renvoi d’ascenseur  vient de  messieurs tels que Robert Benton ( «  Kramer contre Kramer » ) , William Friedkin ( « French Connection ») ou bien le grand Arthur Penn ( « Bonnie and Clyde » ) .

Tous saluent l’apport considérable du cinéaste français sur leur production . Une anecdote pour confirmer leur dire : on fit venir Godard aux USA afin de tourner «  Bonnie and Clyde » . Tout était quasiment prêt, quand le jeune homme annonce qu’il reviendra à l’hiver pour commencer le tournage.

Le producteur américain lui fait remarquer que l’histoire se passe en été  . Alors Godard , grand seigneur de répliquer du tac au tac «  je vous parle cinéma, vous me répondez météo » . Et de claquer la porte . Magnifique, non ?

Le film qui allait révolutionner la façon de voir et de faire des films ! Toute l’histoire du premier Godard , qui dans la foulée de Truffaut ( « Les Quatre cents coups » ) signait le manifeste de la Nouvelle vague . Nous sommes en 1959. Le critique des Cahiers du Cinéma n’imagine certainement pas qu’il va bousculer le conformisme ambiant des cinéastes du monde entier . Je ne sais pas ce qu’un néophyte ou un jeune cinéphile imagine aujourd'hi en découvrant pour la première fois ce film, mais sans l’éclairage historique de cette première réalisation, le flop n’est pas à…

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21 Commentaires

  1. depuis le temps que j’entends parler de ce film, ça vaut vraiment le coup ?

  2. si vous aimez le cinéma , oui
    si vous avez envie de découvrir l’histoire du cinéma , absolument
    Ce n’est pas le Godard que vous pouvez connaître aujourd’hui, ni celui de  » Pierrot le fou » , un film très elliptique et que l’on peut ne pas saisir
    néanmoins dans le dvd  » Pierrot le fou » , vous avez un excellent documentaire sur la filmographie de Godard. Très instructive , à vous de voir

  3. bien sûr , incontournable, mais je ne l’ai pas revu , ça a du quand même sérieusement vieilli

  4. Les rides ne cachent pas l’intelligence du propos, le regard alors novateur et tout ce qui en résulte encore aujourd’hui
    n’hésitez pas à le revoir

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