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« The King of Staten Island » de Judd Apatow. Critique dvd

Son probable beau père a même réussi à lui confier la garde de ses enfants
  • Dvd: 28 octobre 2020
  • RéalisateurJudd Apatow
  • ActeursPete Davidson, Bel Powley, Ricky Velez, Lou Wilson, Moises Arias
  • Durée : 131 minutes
  • LangueAnglais , Français 
  • Sous-titres : : Islandais, Danois, Hindi, Norvégien, Néerlandais, Français, Suédois, Finnois
  • Studio Universal Pictures Franc

L’histoire : Depuis le décès de son père pompier, Scott vit au ralenti. A 24 ans, il rêve d’ouvrir un restaurant/salon de tatouage. Sa jeune sœur Claire, sociable et bonne élève, part étudier à l’université, Scott vit aux crochets de sa mère infirmière, Margie, et passe le plus clair de son temps à fumer de l’herbe … Mais quand, après 17 ans de veuvage, sa mère commence à fréquenter Ray, lui aussi pompier, Scott voit sa vie chamboulée …

  • Film et Bonus :

Des cinq arrondissements new-yorkais, Staten Island est le plus discret à ce jour au cinéma. Mais pas de souci, la manière dont Judd Apatow nous le révèle, c’est déjà la reconnaissance totale.

Avec un zigoto de la trempe de Scott, adoubé à d’autres lascars pas très recommandables, le quartier est bizarrement fréquenté. Scott, légèrement déglingué sur les bords, comme il le dit très souvent et le revendique aussi, ne vit que pour les tatouages.

Il en a plein le corps et veut en faire son métier. Il s’exerce donc sur qui veut bien servir de cobaye , et le résultat plutôt minable, prête à rire. Mais il s’obstine auprès d’une mère tolérante, veuve depuis 17 ans.

Scott assure que ce vide lui cause toujours un traumatisme irrémédiable quand sa sœur cadette en voie d’université tente de le raisonner. Elle aussi a vécu sans père, pire elle ne l’a jamais connu.

Alors quand par le plus grand des hasards, et sous l’impulsion bien volontaire de Scott, Margie retrouve l’amour, c’est à nouveau la bérézina dans sa tête. Maman est amoureuse ( il dit ça plus crument ) d’un pompier, comme papa, et ça ne le fait pas du tout.

Autour de cette équation , Judd Apatow calcule l’angle tragi-comique le plus adéquate à la résolution de tous les problèmes soulevés. Il sait très bien raconter les histoires, et leur donner un fond de vérité quand la raison échappe au scénario.

Comme par exemple Scott au cœur de la caserne de pompiers où travaillait son père. Le voici véritablement adulte, embrigadé sans trop comprendre comment, ni pourquoi auprès d’un futur beau-père qu’il ne peut toujours pas voir en peinture. Et c’est réciproque.

Ils vont bien finir par se réconcilier ?

Mais la vie continue et Apatow pourrait continuer à dérouler de la pellicule autour de son héros, interprété avec la même intelligence et légèreté par Pete Davidson qui vit là un peu de sa propre histoire. Son père  pompier a été victime des attaques contre les tours du World Trade Center en 2011.

Mais aucun pathos, que du naturel  : Marisa Tomei, Bill Burr, Maude Apatow, Bel Powley, Steve Buscemi… tous honorent avec grandeur   «  The King of Staten Island », le bien nommé !

LES SUPPLEMENTS

  • De nombreuses scènes coupées, certaines dans la lignée du film, une fin alternative, et des moments de rigolade…
Dvd: 28 octobre 2020 Réalisateur : Judd Apatow Acteurs : Pete Davidson, Bel Powley, Ricky Velez, Lou Wilson, Moises Arias Durée : 131 minutes Langue : Anglais , Français  Sous-titres : : Islandais, Danois, Hindi, Norvégien, Néerlandais, Français, Suédois, Finnois Studio  : Universal Pictures Franc L'histoire : Depuis le décès de son père pompier, Scott vit au ralenti. A 24 ans, il rêve d’ouvrir un restaurant/salon de tatouage. Sa jeune sœur Claire, sociable et bonne élève, part étudier à l’université, Scott vit aux crochets de sa mère infirmière, Margie, et passe le plus clair de son temps à fumer de l’herbe … Mais quand, après…
Le film
Les bonus

Un film plus que sympa qui entre le quotidien des pompiers du monde entier et la maladie de Crohn réussit à nous entraîner dans le quotidien d’un ado presque adulte, en âge, mais gamin jusqu’au bout de ses réflexions. Scott le reconnait lui-même qu’il n’est pas très mature, et à part faire des tatouages sur des copains cobayes, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire. Il dit que la mort de son père dans un incendie l’a traumatisé à tout jamais et il se voit bien vivre auprès de sa mère, le reste de ses jours. Mais quand celle-ci tombe amoureuse, après 17 ans de veuvage, Scott est atterré, l’homme en question n’étant autre qu’un pompier qu’il a déjà connu et pas du tout apprécié. Le cinéaste sait très bien raconter ce genre d’histoires, et leur donner un fond de vérité quand la raison échappe au scénario. Ecrit au petit oignon, avec une direction d’acteurs et des acteurs au taquet. Excellent moment de cinéma .

AVIS BONUS De nombreuses scènes coupées, certaines dans la lignée du film, une fin alternative, et des moments de rigolade...

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