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« Michel-Ange » de Andrey Konchalovsky . Critique cinéma

Synopsis: Michel Ange à travers les moments d’angoisse et d’extase de son génie créatif, tandis que deux familles nobles rivales se disputent sa loyauté. Les della Rovere et les Médicis...

La fiche du film

Le film : "Michel-Ange"
De : Andrey Konchalovsky
Avec : Alberto Testone, Jakob Diehl
Sortie le : 21/10/2020
Distribution : UFO Distribution
Durée : 129 Minutes
Genre : Biopic, Historique, Drame
Type : Long-métrage
Le film

L’artiste est à l’heure de sa gloire. Il achève les fresques de la chapelle Sixtine, pour le plus grand bonheur de son commanditaire, le pape Jules II qui sait que son règne lui aussi s’achève.

La menace de voir la famille ennemie, les Médicis, revenir au pouvoir, tenaille son entourage qui le presse de finir son plafond avant d’attaquer les 26 sculptures du tombeau du pape.

L’enjeu est considérable et le temps lui manque. Il va falloir composer avec les exigences de tous ces puissants, et vivre son art dans une époque qui ne lui facilite pas forcément la tâche.

La concurrence est sans pitié, on le copie beaucoup et l’argent lui file très vite entre les doigts. Il est cupide, coléreux et canaille sur les bords. Les avances de ses mécènes passent le plus souvent dans des transactions immobilières, douteuses.

Michel-Ange n’est pas un ange nous dit Konchalovsky qui s’attarde un peu trop sur ce portrait sans réelle nuance, au détriment d’un créateur de génie. Il l’esquisse seulement dans les recherches picturales, ou plus grandement en quête du marbre le plus pur.

Alberto Testone, plutôt en retrait du personnage qu’on nous raconte

 

Une séquence forte cette fois, captivante, au milieu des carrières de Carrare d’où l’artiste veut extraire un bloc de marbre énorme, sans le taillader. Joliment moment de bravoure qui nous ramène aux querelles familiales.

Michel-Ange ne peut plus travailler à Carrare, il lui faut rejoindre Pietrasanta, sa ville et ses montagnes sous la coupe des Médicis. Conflit sans fin que le réalisateur illustre rageusement dans des algarades aussi prédominantes que les œuvres sont absentes.

Michel-Ange, l’artiste, je ne l’ai que très peu vu, à l’image de tous ces personnages effacés dans des décors sublimes, et une mise en scène plaquée sur cette scénographie. Dois-je évoquer l’image carrée qui ne me semble nullement justifiée ?  Ou alors en format noir et blanc pour compléter l’idée !

L’artiste est à l’heure de sa gloire. Il achève les fresques de la chapelle Sixtine, pour le plus grand bonheur de son commanditaire, le pape Jules II qui sait que son règne lui aussi s’achève. La menace de voir la famille ennemie, les Médicis, revenir au pouvoir, tenaille son entourage qui le presse de finir son plafond avant d’attaquer les 26 sculptures du tombeau du pape. L’enjeu est considérable et le temps lui manque. Il va falloir composer avec les exigences de tous ces puissants, et vivre son art dans une époque qui ne lui facilite pas forcément la tâche.…
Le film

L’artiste n’a pas vraiment intéressé jusqu’à ce jour le cinéma qui lui rend enfin grâce, même si le contenu ne me semble guère consistant au regard de l’homme et de son œuvre. On ne la voit quasiment pas, excepté sur le générique de fin qui nous invite au musée. Andrey Konchalovsky évite le biopic, et pourquoi pas, en ne se concentrant que sur la période de gloire de Michel-Ange confronté à de nombreux concurrents et à une guerre interne entre les della Rovere et les Médicis. C’est principalement ce que j’ai vu et plus ou moins apprécié dans ce film qui ne montre pas vraiment qui était Michel-Ange l’artiste, mais plus l’homme un brin canaille, et cupide. Talentueux aussi, on le sait, on le devine , mais on ne l’aperçoit que très peu et s’il ne fallait retenir qu’une séquence, celle du bloc de marbre à retirer des carrières de Carrare est un beau moment de cinéma.

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Si le film ne retient pas vraiment mon intention, les suppléments, aie, aie, aie, que du bonheur !

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