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“Totally Stripped” . Les Rolling Stones

Dans l’esprit plus ou moins unplugged de l’époque (« on ne peut parler d’acoustique, tout est désormais branché » s’amuse Keith Richards)  ce film accompagne les Rolling Stones sur des scènes assez inhabituelles pour le groupe,  à Amsterdam, Paris et Londres .Des petites salles qui contrastent avec les gigantesques stades de la tournée « Voodoo Lounge ».

Les interviews qui émaillent les titres reviennent d’ailleurs souvent sur cette comparaison entre le gigantisme de certains concerts et l’intimité de ces lieux  qui évacuent tous les artifices habituels (décorum et feu d’artifice, par exemple) au profit d’une relation très étroite avec le public. Ce qui ne pose guère de problèmes au chanteur du groupe, il gère dit-il, reconnaissant seulement que devant des amis ou  la famille «  dans ces cas-là, il m’est plus difficile de faire le pitre ».  Il lui faut aussi prendre la mesure de la scène pour limiter une chorégraphie habituellement plus démesurée. « Ici un haussement de sourcil suffit pour que l’on me remarque, dans les stades ce sont les bras que je dois agiter ».

Pour Keith Richards : “Il y a quelque chose de très spécial à jouer dans ces petites salles, une espèce d’urgence. Et puis on peut tenir Dieu à distance car dans les grands stades, il se manifeste parfois sous forme de pluie ou de vent !… ».

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Cette nouvelle version contient des images inédites de répétitions, d’interviews et dévoile les rouages du travail des Stones sur plusieurs titres. Pas  les plus vendeurs forcément (« I can’get next to you », « Faraway eyes » Jagger aux claviers)  mais ils ont une sacré patate, une belle assise musicale .Mick Jagger : « dans les grands stades ça ne passe pas forcément, les chansons ne sont pas assez connues, par exemple, mais là on peut faire n’importe quoi. »

Etonnante expression qui n’a rien à voir avec le n’importe comment, chaque prestation développant une énergie qui ne se dément jamais jusqu’à l’ultime rappel. Cette version propose de nombreux morceaux joués dans leur intégralité. Un échauffement avant concert (« Tumbling dice ») mesure toute l’intensité d’un tel rendez-vous.

Ce sont des moments assez rares pour un amateur, un fan ou un passionné que de voir les Stones quitter leur hôtel via le canal pour rejoindre une petite salle de spectacle à Amsterdam. Des concerts filmés au plus près de l’intimité, sur les manches des guitares et la peau de la batterie.

« L’Olympia, c’est un peu comme revenir à la maison où l’on a grandi, je voyais ça beaucoup plus grand, même les loges » confie Jagger en croisant Jack Nicholson qui des coulisses au balcon ne quittera jamais ses lunettes de soleil. Tout le monde pouvait ainsi  le reconnaître alors qu’entre deux portes j’ai cru apercevoir Nagui, presque gamin.

Le final est réservé au concert londonien à la Brixton Academy, quand même 5.000 places, un théâtre à l’ancienne dans lequel on assiste à la balance (plutôt sympa comme document) . Keith Richards arrive en retard ce qui n’a l’air de gêner personne.

Ce sera le dernier enregistrement live pour l’album «  Stripped », avec la reprise « Like a rolling stone » de Bob Dylan  superbement balancée et sur laquelle les Stones ont tout une histoire. «  Il y a longtemps que cette chanson m’intéressait et je me disais c’est faisable on peut le faire, la pêche, le titre, c’est une excellente chanson »  se souvient Jagger. Alors le groupe est passé à l’action. « On est assez vieux et laids pour pouvoir la jouer sans avoir l’impression de faire du Bob Dylan ». Dixit Keith Richards !

 

Dans l’esprit plus ou moins unplugged de l’époque (« on ne peut parler d’acoustique, tout est désormais branché » s’amuse Keith Richards)  ce film accompagne les Rolling Stones sur des scènes assez inhabituelles pour le groupe,  à Amsterdam, Paris et Londres .Des petites salles qui contrastent avec les gigantesques stades de la tournée « Voodoo Lounge ». Les interviews qui émaillent les titres reviennent d’ailleurs souvent sur cette comparaison entre le gigantisme de certains concerts et l’intimité de ces lieux  qui évacuent tous les artifices habituels (décorum et feu d’artifice, par exemple) au profit d’une relation très étroite avec le public. Ce qui ne…
Le film

Cette nouvelle version de “Totally Stripped” propose des images inédites de répétitions, d’interviews et dévoile les rouages du travail des Stones sur quelques-uns de leurs titres préférés. Ce sont des moments assez rares pour un amateur, un fan ou un passionné que de les voir quitter leur hôtel via le canal pour rejoindre une petite salle de spectacle à Amsterdam. Concerts filmés au plus près de l’intimité, sur les manches des guitares et la peau de la batterie : ce film accompagne les Stones sur des scènes assez inhabituelles pour le groupe  à Amsterdam, Paris et Londres .Des petites salles qui contrastent avec les gigantesques stades de la tournée « Voodoo Lounge ». Les interviews qui émaillent les titres reviennent d’ailleurs souvent sur cette comparaison entre le gigantisme de certains concerts et l’intimité de ces petites salles qui évacuent tous les artifices habituels. « On joue plus doucement, plus librement, mais pas acoustique ça veut plus rien dire, tout est branché » Keith Richards.

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