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« Punta Sacra » de Francesca Mazzoleni. Critique cinéma

L’histoire : Le dernier triangle d’espace habitable à l’embouchure du Tibre : les gens qui y vivent l’appellent Punta Sacra. Le film raconte la vie de la communauté de l’Idroscalo di Ostia, aujourd’hui composée de 500 familles. Celle de Franca et de ses filles est le moteur des histoires qui font vivre cette bande de terre, entre réalisme et projections dans l’imaginaire, entre nostalgie et pragmatisme inévitable.

  • Le documentaire :

Festival Visions du Réel 2020 : meilleur documentaire international.

Annecy 2020 : Prix de la meilleure réalisation

PRIX JURY CICAE (programmateurs des cinémas indépendants et membres de la Confédération internationale des cinémas d’art et essai)

 

Cet éclat de vie qui demeure dans un lieu improbable c’est la vie dans toute sa nécessité . L’urgence à se faire reconnaître. La force et l’intelligence de ce documentaire, qui tient à la fois du « Selfie » de Agostino Ferrente, et renvoie l’écho fictionnel du « Dogman » de Matteo Garrone.

Du besoin d’évasion, de rêver, de liberté, à cet attachement à la terre qui se dérobe sous leurs pieds, les habitants de l’Idroscalo di Ostia n’en finissent pas de contempler la mer qui recule.

Ou «  le fleuve qui retourne à la mer », comme ils disent.

On a déjà détruit des centaines de maisons et un port ruine maintenant leur dernier espoir.

Il s’appelle Punta Sacra, un quartier à l’embouchure du Tibre, quasi insalubre, oublié par les autorités. Mais pas par ces gens que Francesca Mazzoleni, filme au jour le jour dans leur combat ordinaire pour survivre encore décemment.

Il y a des fêtes, des gamins qui jouent d’un rien et les discussions entre femmes qui ne tiennent pas de la marelle. Pasolini occupe leurs échanges et le ton monte très vite, opposant fascismes et communismes. On ne se crêpe pas le chignon, ou alors pour rectifier un épi mal placé.

La contestation, c’est aussi celle de Chicky le rappeur local qui espère avoir sa vidéo un jour sur YouTube. Victor Jara, le chanteur chilien est son porte étendard, celui qui «  a donné sa voix à ceux qui n’en n’ont pas ».

Chicky parle très bien de l’attachement à son sol natal «  et quand tu le vois comme un lieu d’appartenance, ça devient très beau » .

Chicky est un des rares hommes à prendre la parole. Ils sont d’ailleurs très absents, ou si discrets au cœur de la vie qui bat. Envers et malgré tout. Les femmes et les enfants d’abord !

Déjà publiés :  » Palais de Justice » de Chiara Bellosi. « La Bête dans le cœur » de Cristina Comencini –  » L’Agnello » de Mario Piredda-« Piccolo Corpo » de Laura Samani- « Il legionario » de Hleb Papou

  • Billets-7 € plein tarif-5,50 € pour les adhérents et les membres d’associations partenaires-4 € – de 26 ans et minima sociaux-3€ pour le PCE-3€ pour les scolaires et les groupes ; 5€ pour 2 séances, gratuité les accompagnateurs.
  • Pass : 25€ (5 entrées). Ils ne sont pas nominatifs, ils donnent accès aux séances du Festival, dans la limite des places disponibles. Les entrées non utilisées ne sont pas remboursables. Les pass ne donnent pas accès à la soirée du palmarès.
  • Palmarès : 7 € sur réservation en ligne –

Billetterie en ligne : www.viva-il-cinema.com

« Viva il cinema » – Jusqu’au 06 Mars à Tours. L'histoire : Le dernier triangle d’espace habitable à l’embouchure du Tibre : les gens qui y vivent l’appellent Punta Sacra. Le film raconte la vie de la communauté de l’Idroscalo di Ostia, aujourd’hui composée de 500 familles. Celle de Franca et de ses filles est le moteur des histoires qui font vivre cette bande de terre, entre réalisme et projections dans l’imaginaire, entre nostalgie et pragmatisme inévitable. Le documentaire : Festival Visions du Réel 2020 : meilleur documentaire international. Annecy 2020 : Prix de la meilleure réalisation PRIX JURY CICAE (programmateurs des…
Le documentaire

À l'embouchure du Tibre, ce qu’il reste du petit quartier d'Idroscalo di Ostia, annonce la fin du monde. Des terrains vagues entre le fleuve et l’océan bordés par des maisons fragiles. On en a déjà détruit beaucoup et la résistance s’organise pour stopper le massacre. On dit que 500 familles tiennent encore bon. La cinéaste Francesca Mazzoleni en a rencontré quelques-unes pour fixer à jamais le souvenir de ce petit coin de terre perdu où les enfants jouent toujours sur la plage ou à la balançoire, tandis que les femmes s’affairent au quotidien, et prennent la parole. Elles parlent politique autour de Pasolini, Chicky leur répond à sa façon. C’est un rappeur, un des rares hommes qui fait battre son cœur dans un documentaire qui n’en manque pas. Saisissant !

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