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« L’Heure de la sortie » de Sébastien Marnier. Critique cinéma

Synopsis: Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre ? Parce qu’ils sont surdoués ?  Ou terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...

La fiche du film

Le film : "L'Heure de la sortie"
De : Sébastien Marnier
Avec : Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot
Sortie le : 09/01/2019
Distribution : Haut et Court
Durée : 103 Minutes
Genre : Thriller
Type : Long-métrage
Le film

D’après le roman de Christophe Dufossé . –

Dans un collège privé de province, où l’excellence doit être le maître mot, une classe de 3 ème se distingue particulièrement par le niveau élevé des EIP : élèves intellectuellement précoces. Ce que découvre avec inquiétude, Pierre, enseignant suppléant appelé à remplacer le professeur principal, grièvement blessé après une tentative de suicide.

L’accueil est plutôt glacial, voire arrogant de la part d’une demi-douzaine de lycéens, conscients de leur supériorité et de la fragilité du nouvel arrivant. Ils lui demandent d’ailleurs s’il se sent à la hauteur de la tâche, et s’il n’est pas de gauche à force de vouloir toujours venir en aide à son prochain.

On lui marche sur les pieds, et ses premières alertes demeurent lettre morte auprès du proviseur arc bouté sur la réputation de son établissement. Pascal Greggory est parfait.

Le mal est à l’extérieur, dit-il et la tenue autant que la morale des pensionnaires sont irréprochables.

Un déni généralisé quasiment à l’ensemble de la communauté enseignante qui vit comme si de rien n’était. La morgue et le mépris à l’égard des autres, c’est de leur âge, ça leur passera. Emmanuel Bercot, Grégory Montel, Véronique Ruggia Sora, l’affiche est belle.

Devant tant d’insouciance, de lâcheté et d’aveuglement, Pierre sombre un peu plus chaque jour face au comportement rebelle de ses élèves.

Le corps enseignant, plutôt tranquillou

Il devient visiblement « L’ennemi de la classe », mais à la différence du film de Rok Bicek, Sébastien Marnier ne joue pas la tension et l’affrontement. Billy Bob Thornton s’engage dans un combat, Laurent Lafitte le réfute. Il veut comprendre
Ce que cache ces jeunes visiblement préoccupés par ce monde dans lequel on s’évertue à épuiser ses ressources.  Des jeunes aux agissements suspects, secrets, morbides. Des jeunes en danger.

« Les fils de la nuit » peuplent aussi leurs mystérieux rendez-vous où Pierre Hoffman se perd, totalement angoissé. Un comportement de plus en plus intrigant pour ce prof, normal à l’origine, maintenant déglingué.

Apolline ( Luana Bajrami ) aussi intelligente que terrifiante mène la révolte.

La façon dont il réagit importe peu, mais la manière dont on le fait réagir révèle l’intérêt de ce film trop froid pour émouvoir ou poser les règles du plus bel âge de la vie. C’est l’homme qui nous préoccupe, ce Pierre Hoffmann que Laurent Lafitte exécute avec maestria et vérité, une conviction de tous les instants.

D'après le roman de Christophe Dufossé . - Dans un collège privé de province, où l’excellence doit être le maître mot, une classe de 3 ème se distingue particulièrement par le niveau élevé des EIP : élèves intellectuellement précoces. Ce que découvre avec inquiétude, Pierre, enseignant suppléant appelé à remplacer le professeur principal, grièvement blessé après une tentative de suicide. L’accueil est plutôt glacial, voire arrogant de la part d’une demi-douzaine de lycéens, conscients de leur supériorité et de la fragilité du nouvel arrivant. Ils lui demandent d’ailleurs s’il se sent à la hauteur de la tâche, et s’il n’est pas de…
Le film

C’est un film de genre avec les codes anxiogènes nécessaires à la compréhension d’un drame qui se noue imperceptiblement sous nos yeux. Un professeur peu expérimenté dans une classe de surdoués, quelques meneurs sombres et secrets, des insectes en rêve comme en vrai, des conduites à risque… Un film trop froid pour émouvoir ou poser les règles du plus bel âge de la vie Il observe plus qu’il ne rend compte d’un malaise généralisé sur l’état du monde et la manière dont la jeunesse entend se l’approprier. Des garçons et des filles au bord du précipice, où s’approche tout aussi dangereusement ce professeur que Laurent Lafitte exécute avec maestria et vérité, une conviction de tous les instants. Un excellent Lafitte 2019, à découvrir sans modération. Le reste de l'affiche n'est pas mal non plus ...

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