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« L’enfant sauvage » de François Truffaut. Critique cinéma

Synopsis: Après avoir été capturé par des paysans, un enfant sauvage est amené au docteur Itard, à Paris. La plupart du monde scientifique le considère comme un attardé, mais le docteur Itard va réussir à éveiller les capacités intellectuelles de l’enfant...

La fiche du film

Le film : "L'Enfant sauvage"
De : François Truffaut
Avec : Jean-Pierre Cargol, François Truffaut
Sortie le : 26/02/1970
Distribution : Carlotta Films
Durée : 90 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film
  • Reprise en salles : 03 août 2022 . – 

D’après des faits réels . –

En revenant au noir et blanc, François Truffaut revendique implicitement le renvoi au classicisme posé par un récit tout aussi élémentaire. Un narrateur, le docteur Itard – lui-même protagoniste de l’histoire – raconte comment évolue un enfant découvert nu dans la forêt. Depuis plusieurs années, il n’a connu semble-t-il que l’état sauvage.

De façon didactique, voire pédagogique, on nous rapporte les progrès du jeune garçon, ses échecs et les enseignements scientifiques qu’il est possible de retenir.

L’homme de science suit pas à pas l’évolution de ce phénomène qui sur le plan historique évoque tout aussi bien le film de David Lynch « Elephant Man » .

 

A son arrivée au grand jour, « le sauvage de l’Aveyron »  provoque la même curiosité paysanne, les mêmes sarcasmes, et puis son exploitation commerciale, avant que la science et le bon sens ne rattrapent la cupidité de quelques malfaisants.

Truffaut joue le docteur, mais professe avant tout une leçon de cinéma et de son histoire , instrumentant la caméra qu’il dirige de face, plus complice que jamais avec son objectif. Sa mise en scène intérieur-extérieur  donne de la mobilité … au plan fixe , de la vie aux séquences les plus observatrices.

Voir l’arrivée de l’enfant au domicile particulier du Docteur Izard, une pure merveille.

Un soignant de l’orphelinat organise des visites payantes pour admirer le phénomène

La forme et le fond s’accordent, le cadre et l’image s’harmonisent et toujours ce regard pertinent sur les miroirs, les entrebâillements, les fenêtres, décor naturel dans l’environnement technique dont le réalisateur efface toute contrainte.

C’est du cinéma pur, c’est la vie que le jeune Jean-Pierre Cargol dévore à pleine dents. Il n’a pas ce talent naissant préférant à la magie du septième art celle de la musique gitane. Neveu de Manitas de Plata il joue depuis avec Chico and the Gypsies.

Reprise en salles : 03 août 2022 . -  D'après des faits réels . - En revenant au noir et blanc, François Truffaut revendique implicitement le renvoi au classicisme posé par un récit tout aussi élémentaire. Un narrateur, le docteur Itard – lui-même protagoniste de l’histoire – raconte comment évolue un enfant découvert nu dans la forêt. Depuis plusieurs années, il n’a connu semble-t-il que l’état sauvage. De façon didactique, voire pédagogique, on nous rapporte les progrès du jeune garçon, ses échecs et les enseignements scientifiques qu’il est possible de retenir. L’homme de science suit pas à pas l’évolution de…
Le Film

Dans ce film magnifique, qui parait si modeste, il y a tout le bonheur du septième art qui nous raconte une histoire, nous livre une étude scientifique et donne à voir une interprétation de la vie au plus près du cinéma. Le récit assez basique, sans effet de manches rapporte le travail d’un docteur auprès d’un enfant découvert à l’état sauvage dans une forêt où il aurait vécu presque une dizaine d’années. Son cas occupe les scientifiques et malgré le scepticisme ambiant, un homme réussit à faire progresser le soi-disant sauvage pour le ramener vers une humanité qui ne fut pas toujours avec lui. Truffaut joue le docteur, mais professe avant tout une leçon d’histoire du cinéma , instrumentant la caméra qu’il dirige de face, plus complice que jamais avec son objectif. Sa mise en scène intérieur-extérieur  donne de la mobilité … au plan fixe , de la vie aux séquences les plus observatrices. C’est du cinéma pur, c’est la vie que le jeune Jean-Pierre Cargol dévore à pleine dents.

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