Accueil » Les critiques » « L’amour en fuite » de François Truffaut. Critique Blu-ray

« L’amour en fuite » de François Truffaut. Critique Blu-ray

  • Réalisateur ‏ : ‎ François Truffaut
  • Acteurs ‏ : ‎ Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier, Claude Jade, Dani, Dorothée
  • Dvd : ‎ 01 er Décembre 2021
  • Cinéma : 24 Janvier 1979
  • Durée ‏ : ‎ 91 minutes
  • Studio  ‏ : ‎ Carlotta Films
  • Restauration 4 K

Film et Bonus : 

Le Coffret : 1959, « Les 400 Coups » l’acte de naissance de François Truffaut et de son double de fiction, Antoine Doinel. Avec ce personnage, qui trouve en Jean-Pierre Léaud un interprète idéal, le cinéaste raconte la vie au cours d’une saga intimiste, drôle et tendre, filmée sur vingt ans.

L’histoire : Huit ans après leur mariage, Antoine et Christine se quittent en bons termes et toujours liés par leur fils Alphonse. Il profite de son célibat pour retrouver Colette, son premier amour, mais il fait aussi la rencontre de Sabine, une vendeuse dans un magasin de disques.

 

On arrive au terme de la saga Doinel et François Truffaut répertorie tous les grands moments de cette vie amoureuse au cours de laquelle son héros aura souvent mêlé ou alors confondu le réel et la fiction.

Ce mélange des genres, son nouveau métier de romancier le lui permet, à tous les temps de sa conjugaison très personnelle.

En réalité c’est Truffaut qui se charge magistralement de mettre en scène, son petit manège familial, ses amours impossibles, d’un divorce aux retrouvailles d’une ancienne, avant que la jeune Sabine, presque innocente lui tombe dans les bras.

La scène est d’autant plus cocasse qu’elle intervient au dernier chapitre d’une liaison presque interrompue par les divagations sentimentales de l’Antoine. Par le plus grand des hasards, et contrariant un autre rendez vous avec Sabine, le jeune homme rejoint Colette, l’héroïne de son premier roman qu’elle lit en sa compagnie dans le train qui les mène à Lyon.

Chez le libraire dont elle est amoureuse ( Daniel Mesguich ), Colette recherche le roman de son ex, qui parle d’elle…

 

Une mise en abîme sublime et prétexte à des interprétations personnelles de la jeune femme dans le miroir que lui présente son romancier. Voire des invraisemblances.

« Pour des raisons d’équilibre, j’ai renversé les situations » lui dit-il omettant de préciser qu’il agist toujours en sa faveur… Comme le rappelle le cinéaste dans les allers-retours de la filmographie de son alter-ego qui retrouve son innocence avec « Les 400 coups », ses premiers émois pour des « Baisers volés » …

Ça tient de l’exercice de style, d’une dynamique conceptuelle, et pourtant, sans réel appendice narratif, ce dernier opus affirme une indépendance scénaristique totale. C’est toujours un nouvel épisode des aventures d’Antoine Doinel où Jean-Pierre Léaud demeure cet éternel adolescent, en quête d’amour et de vie.

Une photo reconstituée conduit le héros à rechercher sa nouvelle promise …

Trois comédiennes pour le servir, excellentes au demeurant Marie-France Pisier et Claude Jade, rejointes par l’animatrice TV pour les enfants, de l’époque, Dorothée. Elle tire son épingle d’un jeu délicat, aux réparties savoureuses, souvent amusantes, dans l’entrelacs de situations parfaitement dirigées par un cinéaste en équilibre stable sur le fil de sa propre vie.

Comme Doinel se raconte dans son roman, Truffaut joue sa part de vérité attribuée à son double de fiction. Le processus fonctionne à merveille.

LES SUPPLÉMENTS

. Commentaire audio de Marie-France Pisier et Serge Toubiana (biographe de François Truffaut)

. Présentation du film par Serge Toubiana (4 mn)

. Ciné-regards : le film de la semaine de Jean Vilain (4 mn) – © 1979 INA- Marie Dubois présente le film de la semaine, « L’Amour en fuite » pour l’émission Ciné-regards. Elle insiste sur son montage remarquable, parle des débuts très prometteurs de l’animatrice de télévision Dorothée et salue le regard toujours empreint de tendresse que François Truffaut porte sur le personnage d’Antoine Doinel.

. Salle des Fêtes : Cinéma (4 mn) de Frédéric Carey • Co-auteur : Gilbert Kahn – © 1979 INA-Marie-France Pisier, Claude Jade et Dorothée présentent leur rôle respectif dans la saga puis racontent comment François Truffaut les a chacune découvertes.

. Spécial Cinéma (21 mn) – © 1979 RTS Radio Télévision Suisse- Interviewés dans le cadre de l’émission suisse, la co-scénariste et assistante réalisatrice Suzanne Schiffman revient sur la série « Antoine Doinel » en présence de Marie-France Pisier qui parle de son désir de construire des personnages féminins forts face à Doinel. Jean-Pierre Léaud aborde le sentiment étrange de se sentir vieillir devant la caméra, et sa proximité « émotive » avec François Truffaut.

. Bande-annonce originale
. Bande-annonce de la saga
« Les Aventures d’Antoine Doinel »

Réalisateur ‏ : ‎ François Truffaut Acteurs ‏ : ‎ Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier, Claude Jade, Dani, Dorothée Dvd : ‎ 01 er Décembre 2021 Cinéma : 24 Janvier 1979 Durée ‏ : ‎ 91 minutes Studio  ‏ : ‎ Carlotta Films Restauration 4 K Film et Bonus :  Le Coffret : 1959, « Les 400 Coups » l’acte de naissance de François Truffaut et de son double de fiction, Antoine Doinel. Avec ce personnage, qui trouve en Jean-Pierre Léaud un interprète idéal, le cinéaste raconte la vie au cours d’une saga intimiste, drôle et tendre, filmée sur vingt ans. Quatre longs et un moyen-métrage…
Le Film
les bonus

______Pour mettre une fin à la saga Doinel débuté en 1959 avec « Les 400 coups », François Truffaut reprend le fil de son histoire au moment où le jeune homme devenu romancier, divorce de Christine, s’acoquine à Sabine et retrouve par le plus grand des hasards Colette (« Antoine et Colette ») qui découvre ses relations sentimentales à travers son premier roman. Une mise en abîme sublime et prétexte à des interprétations personnelles de la jeune femme dans le miroir tendu par son ex. Ces allers-retours dans une filmographie où puise François Truffaut pour son alter-ego qui retrouve son innocence avec « Les 400 coups », ses premiers émois pour des « Baisers volés » … Ça tient de l’exercice de style, d’une dynamique conceptuelle, et pourtant, sans réel appendice narratif, ce dernier opus affirme une indépendance scénaristique totale. Comme Doinel se raconte dans son roman, Truffaut joue sa part de vérité attribuée à son double de fiction. Le processus fonctionne à merveille. Trois comédiennes pour le servir, excellentes au demeurant Marie-France Pisier et Claude Jade, rejointes par l’animatrice TV pour les enfants, de l’époque, Dorothée.

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Don’t look up » de Adam McKay. Critique cinéma

Si le réchauffement climatique n’est pas la fin du monde, ça lui ressemble dit tout joyeux le cinéaste

Laisser un commentaire