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« Le Monde est à toi » de Romain Gavras . Critique cinéma

Synopsis: François, petit dealer rêve de devenir le distributeur officiel de Mr Freeze au Maghreb. Cette vie vole en éclat quand il apprend que Dany, sa mère, a dépensé toutes ses économies. Poutine, le caïd lunatique de la cité propose à François un plan en Espagne pour se refaire. Mais quand tout son entourage s’en mêle, rien ne se passe comme prévu !

La fiche du film

Le film : "Le Monde est à toi"
De : Romain Gavras
Avec : Karim Leklou, Isabelle Adjani
Sortie le : 15/08/2018
Distribution : StudioCanal
Durée : 101 Minutes
Genre : Action, Comédie
Type : Long-métrage
le film

J’ai vu ce film en compagnie d’un garçon qui le visionnait pour la seconde fois, tellement il avait ri. Ce qui ne fut pas vraiment mon cas, aggravé par une deuxième alerte : ce jeune homme avait adoré «  Le poirier sauvage », contrairement à moi-même, comme on pourra le constater ici-bas.

Beaucoup de circonspection alors autour de ma réflexion critique qui éreintera une fois encore gentiment un film assez indolore dans le fond, et presque suffisant dans la forme.

Comme une excuse estivale pour se mettre au frais «  Le Monde est à toi » évoque l’univers des dealers dans lequel un presque gamin rêve d’arrêter le shoot pour devenir Mr Freeze au Maghreb.

Mais sans argent il accepte l’offre du caïd du coin : une affaire en Espagne, source d’ennuis qui lui vaut pas mal de contrariétés. Tout ça parce que son entourage a voulu prendre les choses en main, et que son entourage fonctionne à l’instinct et au coup de poing.

Des personnages haut de gamme tenus par des comédiens tout aussi formidables. C’est de mon point de vue le seul attrait véritable de ce film . A commencer par:

  • Isabelle Adjani, la maman du petit dealer qui rêve de devenir grand. Une arnaqueuse de première, une braqueuse de coffre-fort, à la tête d’un gang de femmes pickpockets.

On les voit en action dès le début du film qui promet alors beaucoup de plaisir. C’est après que ça se gâte, mais Mme Adjani tient ses fanfreluches sans jamais défaillir.

  • Vincent Cassel sur la durée est du même tonneau. Plutôt un contre-emploi pour le comédien, joliment à la traîne dans son costume d’ancien beau-père qui ne peut guère secourir ses amis.

Il ne comprend rien à rien, obnubilé  par les richesses numériques de son écran qu’il découvre à sa sortie de prison. Un Cassel sans cliché, ni caricature, du grand boulot.

Il a le rôle principal et s’en dépêtre joliment sur une palette d’émotions assez partagées. Il veut jouer les méchants, mais craque rapidement quand ses associés de malheur kidnappent la gamine d’un dealer. Il aime beaucoup sa maman qui pourtant ne lui facilite pas la tâche. Mais comment résister à Adjani ?

Plus secondaires, les rôles tenus par l’excellent Sofian Khammes ( le caïd qui n’arrête pas de planer ) François Damiens ( dealer expatrié, riche  et heureux ) et Philippe Katerine ( l’avocat des méchants garçons ) colorent une affiche où l’histoire demeure en rade.

J’ai vu ce film en compagnie d’un garçon qui le visionnait pour la seconde fois, tellement il avait ri. Ce qui ne fut pas vraiment mon cas, aggravé par une deuxième alerte : ce jeune homme avait adoré «  Le poirier sauvage », contrairement à moi-même, comme on pourra le constater ici-bas. Beaucoup de circonspection alors autour de ma réflexion critique qui éreintera une fois encore gentiment un film assez indolore dans le fond, et presque suffisant dans la forme. Comme une excuse estivale pour se mettre au frais «  Le Monde est à toi » évoque l’univers des dealers dans lequel un…
le film

S’il n’y avait pas cette triplette d’acteurs ( Adjani, Cassel, Leklou ) relayés par des personnages un peu à la ramasse, hors du temps ou bien givrés, on ne donnerait pas cher de ce film à l’histoire empruntée aux comédies de seconde zone . Un petit dealer rêve de devenir un gros bonnet, mais il n’a ni l’argent, ni le talent, ni la carrure . Alors il se débrouille tant bien que mal pour arriver à ses fins, peu aidé par un entourage déficient. Après une demi-heure de présentation des personnages et des situations cocasses ou surprenantes, le film s’enlise dans des considérations fanées sur l’art de la comédie à la française. C’est vraiment l’été !

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