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« La Liste de Schindler » de Steven Spielberg. Critique cinéma

Synopsis: Evocation des années de guerre d'Oskar Schindler, fils d'industriel d'origine autrichienne rentré à Cracovie en 1939 avec les troupes allemandes. Il va, tout au long de la guerre, protéger des juifs en les faisant travailler dans sa fabrique et en 1944 sauver huit cents hommes et trois cents femmes du camp d'extermination de Auschwitz-Birkenau.

La fiche du film

Le film : "La Liste de Schindler"
De : Steven Spielberg
Avec : Liam Neeson, Ben Kingsley
Sortie le : 13/03/2019
Durée : 195 Minutes
Genre : Historique, Guerre
Type : Long-métrage
Le film
  • Un coffret collector DVD est sorti le 20 Mars .
  • D’après le roman de Thomas Keneally.-
  • Primé 7 fois aux Oscars :  Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur compositeur, John Williams , Meilleur scénariste Steven Zaillian, Meilleur directeur de la photographie Janusz Kaminiski, Direction artistique Allan Starski et Ewa Braun, Montage Michael Kahn et Meilleurs producteurs pour Gerald R. Molen et Branko Lustig.

25 ans plus tard, ce film apparaît définitivement comme l’un des phares de la filmographie de Steven Spielberg. Et de l’Histoire du cinéma mondial. C’est aussi très certainement son film le plus personnel. Le cinéaste a eu l’occasion de rappeler souvent combien le drame de la Shoah le marquait à tout jamais, et chaque fois qu’il filmait.

Un nazi industriel, mais un homme aussi, va tenter de limiter ce qu’il entrevoit déjà comme « la solution finale » en récupérant un maximum d’ouvriers et d’ouvrières juifs dans ses entreprises. Il le fait le plus souvent ouvertement, opposition mesurée à son parti qu’il réussit à contrer en demeurant à la surface comme un dignitaire nazi sans scrupule.

Son mode de vie ne change pas, ( il ne faut pas perdre la face) mais son comportement, une fois les portes de l’usine refermées, s’intéresse de plus en plus à son second Itzhak Stern ( Ben Kingsley) un juif à qui il confie son projet, puis sa mise à exécution.

Paradoxale et ambiguë aux yeux du contremaître,  la volonté de son patron (« mes gens, je veux mes gens « ) va pourtant faire des merveilles au cœur d’une barbarie quotidienne, relayée dans le camp où les hommes et les femmes se retrouvent à la nuit tombée. Sous l’œil méchant et haineux du colonel Göth, un nazi de première qui depuis sa terrasse surveille tout son petit monde.

Contre-poids à cette humanité renaissante, le bourreau ( certaines scènes d’humiliation sont difficiles à suivre ) aura malgré tout un sursaut du cœur pour la femme juive, sa domestique, pour laquelle Spielberg projette un horizon plus serein. Ce que j’ai cru discerner dans cette approche comparée d’une humanité bien évidemment complexe .

Ce qui nous rapproche du « Pianiste » de Polanski , avec cette même rigueur dans la mise en scène, cette même volonté de dire sans discourir et de parler sans bavarder. Seul le Noir et Blanc de Spielberg impose une force supplémentaire à un discours que l’on voudrait universel .

A l’image du regard de Liam Neeson, en héros contrit et magnifique qui d’un simple coup d’œil raconte une histoire sans fin. Je crois que depuis le comédien n’a jamais retrouvé une telle stature.

Ralph Fiennes, alors tout jeunot est lui aussi très impressionnant dans les bottes de Göth. Haineux, méchant, cruel…

Un coffret collector DVD est sorti le 20 Mars . D'après le roman de Thomas Keneally.- Primé 7 fois aux Oscars :  Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur compositeur, John Williams , Meilleur scénariste Steven Zaillian, Meilleur directeur de la photographie Janusz Kaminiski, Direction artistique Allan Starski et Ewa Braun, Montage Michael Kahn et Meilleurs producteurs pour Gerald R. Molen et Branko Lustig. 25 ans plus tard, ce film apparaît définitivement comme l’un des phares de la filmographie de Steven Spielberg. Et de l’Histoire du cinéma mondial. C’est aussi très certainement son film le plus personnel. Le cinéaste a eu l’occasion de…
Le film

On revient pour la 25 ème année de la sortie de ce chef d’œuvre sur ce qui apparait aujourd’hui définitivement comme un chapitre incontournable de l’Histoire du septième art et le film indispensable sur la Shoah. A travers l’histoire vraie d’un industriel nazi qui ira contre les dignitaires de son parti pour sauver des centaines d’ouvriers et d’ouvrières juives en les intégrant dans ses usines. Le fait qu’ils participaient ainsi à l’effort de guerre pouvait amadouer les militaires, mais pourtant l’un d’entre eux fait ici figure tutélaire d’une barbarie quotidienne, sans fin. Spielberg oppose d’ailleurs sans manichéisme ce colonel gardien du camp à Schindler qu’il fréquente régulièrement. De la cruauté à la renaissance de l’humanité, pendant trois heures, le monde va s’arrêter…

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