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« Inspecteur de service » de John Ford , critique dvd

Des historiens s’étonnent encore de cet «  Inspecteur de service » dans la filmographie de John Ford. Avec Samuel Blumenfeld,(bonus), j’apporte très modestement ma pierre à un édifice bringuebalant. Cette histoire de policier, coincé entre sa famille et le devoir de sa profession, ne mériterait pas que l’on s’y attarde, si tout un décorum ne se prêtait à un peu plus d’attention.

Déjà le Londres de la fin des années cinquante: le héros (Jack Hawkins, très à l’aise) s’y promène avec une légèreté qui n’a d’égale que celle du réalisateur. Ford nous promet à la première image un film noir et s’engouffre aussitôt dans une tragi comédie, très enjouée.

Ford qui dit-on a accepté ce tournage pour prendre des vacances et goûter au whisky local ne néglige pas pour autant des plans très spécifiques, très énigmatiques. Une fois appâté, le spectateur n’a plus que ses yeux pour constater que le cinéaste est déjà passé à autre chose, délaissant une intrigue de seconde zone pour une autre enquête sans intérêt.

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Seuls les personnages tiennent une part de mystère tenace. Le tragique n’est jamais loin, les hommes donnent le change. Les femmes aussi, à l’image de celle de ce policier assassiné, qui cache bien des choses aux collègues de son ex. Pour le protéger ? Pour se protéger ? John Ford élude la réponse préférant détourer le physique de ses personnages typiques, fortement marqués par l’humour britannique. Comme cette grenouille de bénitier qui collabore plus ou moins avec la police, ou  cette autre fripouille qui se réfugie dans une église pour échapper à ses anciens complices. C’est une balance, un mouchard pour reprendre le titre d’un autre film de John Ford. Mais ça, c’est déjà une autre histoire.

  • Le film vu par Samuel Blumenfeld  (16 mn)

« Il le jugeait mineur dans sa filmographie » assure le spécialiste qui ne contredit pas le maître,  « mais ce n’est pas pour cela qu’il ne compte pas, il faut le resituer dans son époque et dans son histoire. C’est une bonne affaire financière pour Ford, qui avait aussi très envie de travailler avec Hawkins. John Wayne l’accompagne tout au long du tournage, pour la rigolade, et partager les verres avec lui.»

Aux USA, le film sort amputé d’une demi-heure (intrigues secondaires, il est facile à couper) et en Noir et Blanc, ce qui est incompréhensible. Samuel Blumenfeld vous explique aussi la signification de la présence d’Anna Massey, après quatre ans d’absence (liste noire).

Et pourquoi la critique française a-t-elle encensée ce film malmené aux USA ? Son explication est également savoureuse.

Des historiens s'étonnent encore de cet «  Inspecteur de service » dans la filmographie de John Ford. Avec Samuel Blumenfeld,(bonus), j’apporte très modestement ma pierre à un édifice bringuebalant. Cette histoire de policier, coincé entre sa famille et le devoir de sa profession, ne mériterait pas que l’on s’y attarde, si tout un décorum ne se prêtait à un peu plus d’attention. Déjà le Londres de la fin des années cinquante: le héros (Jack Hawkins, très à l’aise) s'y promène avec une légèreté qui n’a d’égale que celle du réalisateur. Ford nous promet à la première image un film noir et…

Review Overview

Le film
Le bonus

Un film étrange dans la carrière de John Ford, peu connu, et qui mérite pourtant un éclairage particulier. Le décor londonien des années cinquante participe amplement à la magie d’une réalisation qui ne repose sur aucune intrigue principale. Le cinéaste se disperses sur plusieurs enquêtes sans vraiment nous en révéler la teneur, un déséquilibre favorable à la description de personnages, typiques comme il faut. L’ensemble est plutôt enjoué, porté par le jeu dynamique, mais tout en retenu de Jack Hawkins.

Avis bonus Le film vu par un spécialiste , Samuel Blumenfeld

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