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« The last picture show -La dernière séance » de Peter Bogdanovich. Critique Blu-ray

Synopsis: Anarene, 1951. Sonny et son meilleur ami Duane partagent leur temps libre entre le billard, le café et le cinéma du coin. C’est là qu’ils emmènent leurs petites amies, comme la jolie Jacy qui rêve de grand amour et d’aventures pour ne pas avoir la même vie étriquée que ses parents. Ces adolescents vont bientôt être confrontés à des choix décisifs pour leur futur…

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "THE LAST PICTURE SHOW (LA DERNIÈRE SÉANCE) - BD + DVD EDITION PRESTIGE LIMITEE "
De : Peter Bogdanovich
Avec : Timothy Bottoms, Jeff Bridges, Ellen Burstyn, Cybill Shepherd, Ben Johnson
Sortie le : 10 octobre 2018
Distribution : Carlotta Films
Durée : 126 minutes
Film classé : Tous publics
Nombre de DVD / Blu-Ray : 2
le film
Les bonus

Je ne sais si l’œuvre de Larry McMurtry dont s’inspire Bogdanovich est une chronique. La conversion cinématographique demeure en tout cas exemplaire de ces ambiances et atmosphères suspendues à une époque déterminée dans un lieu tout aussi marqué.

Le début des années cinquante, aux Etats-Unis, un bled balayé par le vent et l’ennui. Noir et blanc de circonstance. Evident. Et un peu de gris. L’ennui.  Deux copains à la mort à la vie quêtent leurs premières amours. Certaines se prêtent au jeu comme Jacy (Cybill Shepherd) aussi souveraine qu’incertaine. L’exemple de sa mère (Ellen Burstyn) l’inquiète et la tente, et puis jetée dans le grand bain, Jacy fait souffrir les cœurs.

La jeune fille belle et secrète ira jusqu’à plaquer son dernier copain le soir de Noël au profit d’un rendez-vous piscine avec une autre bande. Le film est tourné aux débuts des années soixante-dix. Les corps n’ont pas encore toute liberté pour s’exprimer et pourtant Bogdanovich en suggère à l’envie dans ces flirts plus ou moins autorisés, quand ils ne conduisent pas à l’adultère.

Anarene est une toute petite ville où tout se sait. Ruth Popper la femme de l’entraîneur de foot en a cure. Elle est jouée avec grandeur par Cloris Leachman face au jeune Sonny qui apparaît pour la première fois à l’écran avec Timothy Bottoms.  Jeff Bridges, (son copain Duale), et Cybill Shepherd  sont tout aussi novices.

L’un des coups de force du jeune Bogdanovich de l’époque que d’avoir repéré la graine de talent qui poussait à l’ombre de personnalité comme Ben Johnson.

Timothy-Bottoms-Ben-Johnson-Sam-Bottoms

Le cow-boy de « La charge héroïque » se fera pourtant prier avant d’accepter ce rôle magnifique de patron de bar minable. Il estimait qu’il y avait trop de dialogues. C’est peut-être vrai, mais ils sont porteurs de la désinvolture ambiante qui imprime à ce coin perdu toute sa richesse et son désespoir.

Un mélange de regrets et de nostalgie, et la lucidité d’une Amérique sur le déclin. Un hommage de Peter Bogdanovich au cinéma qui l’a bercé et dont il s’apprête à perpétuer l’éternelle jeunesse. L’année suivante George Lucas imaginera « American Graffiti ». On joue quasiment dans la même cour, mais le film est en couleur et beaucoup plus optimiste. La roue tourne très vite aux USA.

LES SUPPLEMENTS

Je ne sais si l’œuvre de Larry McMurtry dont s’inspire Bogdanovich est une chronique. La conversion cinématographique demeure en tout cas exemplaire de ces ambiances et atmosphères suspendues à une époque déterminée dans un lieu tout aussi marqué. Le début des années cinquante, aux Etats-Unis, un bled balayé par le vent et l’ennui. Noir et blanc de circonstance. Evident. Et un peu de gris. L’ennui.  Deux copains à la mort à la vie quêtent leurs premières amours. Certaines se prêtent au jeu comme Jacy (Cybill Shepherd) aussi souveraine qu’incertaine. L’exemple de sa mère (Ellen Burstyn) l’inquiète et la tente, et puis jetée…
le film
Les bonus

Un film, tel un repère. Dans l’histoire du cinéma et celle des Etats Unis. En adoptant le noir et blanc pour parler du déclin d’une certaine Amérique dans les années cinquante, Peter Bogdanovitch réussit à la fois un très bel hommage au cinéma classique qui disparait au profit d’une autre vision artistique que dès l’année suivante (1972) George Lucas traduira avec « American Graffiti ». Les thèmes sur l’adolescence et le temps qui s’enfuit sont pareillement traités entre nostalgie et mélancolie, mais au noir et blanc pessimiste de Bogdanovitch répond la couleur et son dynamisme, de Lucas. L’un des coups de force du jeune Bogdanovich de l’époque est aussi d’avoir su repérer la graine de talent (Timothy Bottoms, Jeff Bridges, Cybill Shepherd) qui poussait à l’ombre de personnalité comme Ben Johnson. AVIS BONUS Des commentaires, des images et vidéo d'archives, on apprend beaucoup

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