Accueil » A la une » « Houkak » de Younes Yousfi . Critique cinéma
Ca veut dire : je veux des bisous !

« Houkak » de Younes Yousfi . Critique cinéma

  • Disponible sur Youtube

Un regard sur la société marocaine, un de plus, mais confiné en moins de vingt minutes, celui-ci raconte énormément de choses sur le pays de son réalisateur-comédien. Younes Yousfi vit depuis une dizaine d’années en France, mais la couleur de là-bas s’inscrit avec une précision parfaite sur le décor d’une grande avenue de Casablanca où deux copains trentenaires (dont Younes Yousfi)  rêvent un peu d’Occident.

Ca commence autour d’une bière, puis de deux, et un troisième lascar déjà bien éméché se joint à la conversation. Bizarrement l’ivrogne ne raconte pas n’importe quoi, et les choses les plus sensées lui font dire qu’à «  toute situation, il y a des causes et des conséquences ». Ce n’est pas forcément une lapalissade dans un pays où la paupérisation d’un système est toujours marquée par l’empreinte patriarcale et, fait peut-être plus récent, l’alcoolisme.

Réalisateur et comédien, Younes Yousfi ( à gauche ) est plein de promesses.
Réalisateur et comédien, Younes Yousfi ( à gauche ) est plein de promesses.

Le ton est particulier, original. Le réalisateur s’appuie sur un montage intuitif, alternant des séquences rythmées,  saccadées, à des réflexions de comptoir de bistrot. Et l’histoire s’enchaîne ainsi naturellement, d’une situation à une autre, sans lien apparemment jusqu’à ce que tous les protagonistes débarquent sur le boulevard où notre garçon de café a relevé un défi qui dans ce pays s’avère encore incroyable. Et cette séquence finale, l’est tout autant, elle est formidable.

 

Disponible sur Youtube Un regard sur la société marocaine, un de plus, mais confiné en moins de vingt minutes, celui-ci raconte énormément de choses sur le pays de son réalisateur-comédien. Younes Yousfi vit depuis une dizaine d’années en France, mais la couleur de là-bas s’inscrit avec une précision parfaite sur le décor d’une grande avenue de Casablanca où deux copains trentenaires (dont Younes Yousfi)  rêvent un peu d’Occident. Ca commence autour d’une bière, puis de deux, et un troisième lascar déjà bien éméché se joint à la conversation. Bizarrement l’ivrogne ne raconte pas n’importe quoi, et les choses les plus…

Review Overview

Le court-métrage

La situation est grave mais pas désespérée nous dit le réalisateur dans ce court-métrage qui évoque le Maroc contemporain à travers l’amitié entre deux trentenaires. Ils devisent sur leur sort et rêve d’un peu d’Occident. Un reportage à la TV sur les bisous de rue leur donne une idée. Un court métrage très prometteur dans l’idée et la réalisation, la forme et le fond. Younes Yousfi a de l’humour à revendre, de la drôlerie cachée qui fait passer la pilule  le plus naturellement du monde C’est parfois absurde, au point que l’on s’interroge sur la direction, qu’il va prendre. Mais en s’appuyant sur un montage intuitif le jeune réalisateur prend le pouls d’une société qui n’est pas encore mature, mais qui semble sur le bon chemin. Même si au bout du compte la tentative de notre garçon de café, très amusante, se heurte à l'hostilité des citoyens, au racisme et  à l'incompréhension de la police. Mais le Maroc n’est pas le seul ...

User Rating: 4.65 ( 1 votes)

Voir aussi

« Cure » de Kiyoshi Kurosawa. Critique dvd

Pour la première fois, le cinéma de Kiyoshi Kurosawa dans un coffret regroupant 10 films