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« Le Fils d’un roi » de Cheyenne Carron. Critique cinéma

Synopsis: Enfant d’ouvriers, Kevin, 17 ans, reconsidère la société et ses injustices quand son meilleur ami Elias lui parle des bienfaits de la monarchie dans son pays d’origine.  La réflexion des deux lycéens à l’occasion d’un exposé d’Histoire les confrontera à de nombreux réfractaires, mais aussi à la découverte de l’héritage réel de la Monarchie Française.

La fiche du film

Le film : "Le Fils d'un Roi"
De : Cheyenne Carron
Avec : Arnaud Jouan, Aïmen Derriachi
Sortie le : 26/02/2020
Distribution :
Durée : Inconnu
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film
  • Notes d’intention de la réalisatrice, Cheyenne Carron (extraits).

En discutant avec un ami, devenu monarchiste depuis, j’ai réalisé avoir retenu de l’Histoire de France ce que les programmes scolaires ont bien voulu me transmettre – généralement, en ce qui concerne le passage de la monarchie à la République, que les Rois ont tendance à être des tyrans tandis que les Révolutionnaires sont tous des héros… Mais à partir de cette discussion, j’ai pu découvrir un autre versant de notre Histoire, bien plus riche, plus complexe et plus nuancé que ce qui m’avait été enseigné jusqu’alors.

J’en ai fait le fil directeur de ce film : dépeindre un jeune homme issu d’un milieu ouvrier, et qui porte en lui un désir de grandeur, de transcendance, l’envie d’échapper à son quotidien sans issue via l’étude de l’Histoire. Un jeune homme qui échappe au consumérisme ou à la superficialité de son temps, trouvant un sentiment de liberté et de joie via une nouvelle façon de s’éduquer auprès de son ami Elias, un jeune Marocain revendiquant la monarchie en son pays, et qui le guide dans sa découverte de l’Histoire des Rois et ses leçons.

  • Ce que j’en pense :

La réalisatrice mène son projet au cœur d’un établissement scolaire où le professeur tente vaillamment de conserver la ligne pédagogique qu’il s’est fixé.

Mais le mélange des couleurs et des cultures donne à chaque élève une identité forte que chacun tente de mettre en parallèle avec les notions inculquées par l’enseignement officiel.

Kevin ( Arnaud Jouan) au cœur d’une cellule familiale bringuebalée par l’accident de la mère dans son usine …

Aussi parler de la monarchie française quand le Maroc tient toujours son roi pour un dieu, c’est confronter races, religions et histoires, et ouvrir le débat sur d’autres thèmes comme l’intégration.

Ou le brassage culturel confronté à l’éducation familiale des enfants qui vivent chez eux le communautarisme . «  Comment faire pour leur transmettre cette fierté d’être français » s’interroge un professeur.

A travers une amitié encore en herbe entre Kevin et Elias,  la réalisatrice colle beaucoup trop à ses intentions et développe son sujet de manière assez pédagogique . Elle s’en détache heureusement parfois pour nous parler plus en détail de cette jeunesse qui habite aujourd’hui ces écoles.

Elias (Aïmen Derriachi) veut comprendre absolument le monde qui l’entoure et pour ça, sa propre histoire revient à l’Histoire de son pays d’origine, le Maroc.

C’est le côté plus fictionnel avec Kevin et Elias ces deux ados de milieux assez différents et  qui me paraissent bien en marge de la société présente . Leur confrontation d’idées et de réflexions porte tout le poids de ce film d’une sécheresse éloquente .  Un didactisme à peine supporté par la vie qui tout autour d’eux poursuit son cours .

Notes d’intention de la réalisatrice, Cheyenne Carron (extraits). En discutant avec un ami, devenu monarchiste depuis, j’ai réalisé avoir retenu de l’Histoire de France ce que les programmes scolaires ont bien voulu me transmettre – généralement, en ce qui concerne le passage de la monarchie à la République, que les Rois ont tendance à être des tyrans tandis que les Révolutionnaires sont tous des héros… Mais à partir de cette discussion, j'ai pu découvrir un autre versant de notre Histoire, bien plus riche, plus complexe et plus nuancé que ce qui m'avait été enseigné jusqu’alors. https://www.youtube.com/watch?v=IlWM494U9H8 J’en ai fait le…
Le film

On frôle le film citoyen porté sur une technique documentaire où le retour à la monarchie en France est envisagé non pas comme une alternative à la politique hexagonale, mais comme une évidence de l’Histoire et sa logique  inscrite désormais dans l’avènement de la mondialisation. C’est une thèse soutenue par les deux copains d’école qui planchent sur le sujet en confrontant chacun leur culture, l’un est français, l’autre d’origine marocaine, tandis que la vie s’organise inconsciemment autour d’eux en fonction de leurs recherches. L’un des points forts est la remise en cause par le professeur de son enseignement qu’il voit se heurter à des principes qu’il comprend et soutient pourtant fortement, comme l’intégration.

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