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« D’étoile en étoile » d’Antonio Amaral. Critique cinéma

Synopsis: Pédro est un sans-abri. Il veut faire un film pour comprendre le cinéma. Aya est une réalisatrice débutante. Elle accepte de l’aider. Mais Aya est en proie au doute. Que cache le projet de film de Pédro ?

La fiche du film

Le film : "D?étoile en étoile"
De : Antonio Amaral
Avec : Ariane Louis, Filipe Dionisio
Sortie le : 19/02/2020
Durée : 86 Minutes
Genre : Comédie, Fantastique, Expérimental
Type : Long-métrage
Le film

Ce n’est pas un film français à la con, avec des plans séquences de dix minutes. Ce qu’imagine un professionnel à l’écoute du projet que lui raconte vaguement Pédro le scénariste. Rien n’est écrit, ni précis, le sujet évoque vaguement  le cinéma, sa raison d’être et la vérité ( ou non ) qui en émane.

Aya, (Ariane Louis) cinéaste en herbe, accepte d’accompagner Pédro et débute les auditions. Ca se passe dans la rue, le script est assez flou, écrit au jour le jour. Pour sa défense Pédro avance des précédents avec Godard  passé par là.

L’homme semble bien connaître le cinéma, mais ignore Vincent Cassel. Aya le cite sans trop réfléchir parmi les comédiens de renom. Pédro n’en démord pas, il veut Cassel sur son plateau.

Devant le regard consterné de Aya, un comédien (Naïm Moniolle) interpelle le scénariste de manière ironique. Et rend son tablier …

Il l’évoque à chaque casting, harangue les prétendants et se fait balader gentiment. Sympa, si tu lui en parles, dit-il encore au hasard d’une nouvelle rencontre, prétexte à un nouvel exercice de style.

De la part des comédiens, tous jeunes et bien affûtés, et du réalisateur, le vrai Antonio Amaral qui prend acte de son manifeste cinématographique pour en faire une véritable épopée humaine. Le sort des sans abris est aussi présent que l’avenir du septième art.

Il ne passera pas par Pédro pense désormais Aya de plus en plus choquée par son attitude et ses bizarreries à rallonge. Son harcèlement pour Cassel, son écriture à tâtons, ses références cinéphiliques, tout échappe à la jeune réalisatrice convaincue d’avoir à faire à un fou.

Autre séquence d’un casting un peu fou , deux pros (  Tarik Rehane et Léo Lebesque ) acceptent de donner la réplique à un jeune homme qui passait par là et qui n’a pas le moindre talent. Tarik ne va pas se gêner …

« Je veux comprendre mes émotions, répondre à mes questions, je veux faire ce film » insiste-t-il quand une séquence sur le thème de la route révèle à Aya l’inspiration de son collègue et ses valeurs.

Joue-t-il avec elle ou s’appuie-t-il plus vraisemblablement sur ce qui lui reste d’instinct de survie ? Antonio Amaral pose ce genre de question en nous laissant flotter entre cette véritable fiction et le documentaire qui se profile tout au long . Sans réponse souhaitable, on prend le genre tel qu’il vient .Amaral l’impose de très belle façon.

Ce n’est pas un film français à la con, avec des plans séquences de dix minutes. Ce qu'imagine un professionnel à l’écoute du projet que lui raconte vaguement Pédro le scénariste. Rien n’est écrit, ni précis, le sujet évoque vaguement  le cinéma, sa raison d’être et la vérité ( ou non ) qui en émane. Aya, (Ariane Louis) cinéaste en herbe, accepte d’accompagner Pédro et débute les auditions. Ca se passe dans la rue, le script est assez flou, écrit au jour le jour. Pour sa défense Pédro avance des précédents avec Godard  passé par là. L’homme semble bien connaître…
Le film

On ne sait pas grand-chose de Pédro, si ce n’est qu’il vit sous une tente, et aussi dans la rue. Aya l’apprend bien plus tard, une fois son accord donné pour l’accompagner dans son projet de film autour d’un script un peu bizarre. Il l’écrit au jour le jour . Obsessionnel au possible, il tient à avoir Vincent Cassel. Il serine les candidats au casting, les désarçonne, de la même façon qu’Aya ne comprend plus rien à sa démarche. Joue-t-il avec elle ou s’appuie-t-il plus vraisemblablement sur ce qui lui reste d’instinct de survie ? Antonio Amaral se pose ce genre de question en nous laissant flotter entre cette véritable fiction et le documentaire qui se profile tout au long . Sans réponse souhaitable, on prend le genre tel qu’il vient .Amaral l’impose de magnifique façon.

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