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« Hors normes » de Eric Toledano et Olivier Nakache. Critique cinéma

Synopsis: Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes".

La fiche du film

Le film : "Hors Normes"
De : Eric Toledano, Olivier Nakache
Avec : Vincent Cassel, Reda Kateb
Sortie le : 23/10/2019
Distribution : Gaumont Distribution
Durée : 115 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Ils sont deux d’accord, mais ce sont quand même les plus forts. Quel que soit le registre entretenu, Eric Toledano et Olivier Nakache font toujours mouche. Cette fois, dans un contexte social déstabilisé par l’ampleur du problème.

On n’a jamais réellement pris en compte le sort des autistes, terme générique pour désigner une maladie qui occulte la véritable communication avec l’extérieur. C’est avant tout ce sur quoi insistent les deux réalisateurs qui ne cherchent en rien à nous documenter.

Encore moins à nous apitoyer.

Ils nous racontent simplement une histoire de tous les jours , celle de Joseph (Benjamin Lesieur) fasciné par les sonnettes d’alarme au point de les actionner instinctivement. Et de Valentin ( Marco Locatelli ), la tête enserrée dans un casque de boxe …

De jour comme de nuit, Valentin se cogne la tête contre les murs, contre cette vie qui ne veut pas de lui. Les familles tentent l’impossible mais s’épuisent aussi rapidement que les portes se ferment devant leurs détresses..

Peu de structures pour les accueillir .

Pour sa réinsertion, Joseph entame un travail à l’essai. Bruno l’accompagne à ses débuts.

Le travail inlassable de Bruno n’en est que plus méritant. Il y a une vingtaine d’années, il a lui-même mis en place un système pour leur venir en aide. Leur offrir des thérapies au sein d’établissements hospitaliers et de lieux de vie tels que la patinoire, le bowling, le centre hippique …

Sans véritable formation ni encadrement professionnel. Il forme alors avec Malik d’une autre association, de jeunes éducateurs issus des quartiers difficiles.

Un écueil supplémentaire au quotidien des deux hommes dont la vie de famille se fond dans cette communauté en marge de tous les systèmes. Les autorités s’inquiètent d’ailleurs de l’importance prise par l’association de Bruno dont l’agrément demeure toujours lettre morte.

On le menace de fermeture.

Un combat de plus pour Bruno dont la vaillance et la détermination trouvent en Vincent Cassel un porte-parole de première urgence. Il est tout bonnement formidable dans ce rôle que relaie tout aussi parfaitement Reda Kateb. Un soutien naturel et puissant dans cet univers que l’on imagine à jamais sclérosé.

Nakache et Toledano nous racontent pourtant le contraire. Avec foi et espoir dans cette caméra qui n’en fait jamais trop pour faire son cinéma et dire comment il va. Comment va la vie !…

  • Deux documentaires dans ce blog,  sur l’autisme

 » Dernières nouvelles du cosmos » de Julie Bertuccelli.

« Le cerveau d’Hugo » de Sophie Révil

Ils sont deux d’accord, mais ce sont quand même les plus forts. Quel que soit le registre entretenu, Eric Toledano et Olivier Nakache font toujours mouche. Cette fois, dans un contexte social déstabilisé par l’ampleur du problème. On n’a jamais réellement pris en compte le sort des autistes, terme générique pour désigner une maladie qui occulte la véritable communication avec l’extérieur. C’est avant tout ce sur quoi insistent les deux réalisateurs qui ne cherchent en rien à nous documenter. Encore moins à nous apitoyer. Ils nous racontent simplement une histoire de tous les jours , celle de Joseph (Benjamin Lesieur)…
Le film

Eric Toledano et Olivier Nakache sont très forts. Pour nous alerter sur le problème jamais réglé de l’accueil des autistes en milieu spécialisé, ils font leur cinéma. Celui qui raconte une histoire , avec des cas particuliers, et des situations quotidiennes ( appelons ça scénario ) autour d’une aventure humaine hors du commun. Le décor ? Un établissement imaginé à bras le corps par un homme qui depuis vingt ans forme des jeunes issus des quartiers difficiles au métier d’éducateur . Leur rôle, encadrer ces fameux autistes dont personne ne veut. Les accompagner dans leurs thérapies, de l’hôpital à la patinoire, du bowling aux séances de récupération physique… Tout ce que nous montrent les deux cinéastes, sans jamais s’apitoyer sur une situation quasiment désespérée. En dehors des clous , Bruno risque la fermeture de son établissement … Sa vaillance et sa détermination trouvent en Vincent Cassel un porte-parole de première urgence. Il est tout bonnement formidable dans ce rôle que relaie tout aussi parfaitement Reda Kateb. Un film tellement utile qu’à la fin on ne peut éluder la question : et maintenant on fait quoi ?

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