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« Le Corps sauvage » de Cheyenne Carron. Critique cinéma

Paul , le fauconnier -François Pouron- secrètement amoureux de Diane est lui aussi en totale osmose avec la nature.

Synopsis: A la recherche d’une nouvelle façon de vivre, Diane, 25 ans, s’installe chez son grand-père dans un village bordant une forêt où elle pratique la chasse à l’arc. Le grand-père lui fait découvrir l’univers de la chasse, ses rites et ses traditions, ainsi que son village où chacun vit en harmonie, unis par des valeurs fédératrices. Cette harmonie est bientôt menacée par un groupe d’hommes sans éthiques ; mais Diane est décidée à protéger le village et la nature à son corps défendant...

La fiche du film

Le film : "Le Corps sauvage"
De : Cheyenne Carron
Avec : Nina Klinkhamer, François Goeske
Sortie le : 20/03/2019
Distribution : Carron Distribution
Durée : Inconnu
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Elle s’appelle Diane et ce n’est pas innocent. Un beau corps de femme (Nina Klinkhamer) que la cinéaste ne se lasse pas de filmer dans la nature, du matin au soir, le plus souvent un arc en bandoulière et le carquois bien nourri.

Diane chasse à l’ancienne auprès de son grand-père qui lui apprend la vie. Et toutes ces autres formes de chasse qui ne sont pas dit-il forcément en contradiction avec les éléments.

Un discours plusieurs fois relayé par la réalisatrice Cheyenne Carron qui n’hésite pas à débattre, sur les différentes pratiques des Nemrod, leur utilité, leur avenir.

On a même le droit à un distinguo sur les différents types de chasseurs (chasse ou vénerie ?) et les règles d’une éthique parfaite au cœur d’un environnement paisible.

Les  jeunes sont nombreux parmi les villageois, et des questions là encore sur le sens de la vie, et celui à donner à son existence.

Un bric à brac d’idées fortes et de sentiments plus ou moins évidents entre les hommes, sans partage pour la nature dans laquelle Diane s’enfonce maintenant la peur au ventre. Des gens venus d’ailleurs ont pris possession du territoire et tirent à vue, sans souci de la bête et de son histoire.

Une vision frontale de la haine quand tout ici est sagesse et tradition. Amour aussi qu’elle relègue sur la beauté des arbres qu’elle enserre, belle et charnelle.

Elle est la petite sœur de « Sibel » c’est autre diane perdue dans la nature où l’hostilité des hommes impose une cruelle gouvernance.

La réalisatrice la dénonce paisiblement tout au long de cette étrange mélopée, où la poésie des bois et des forêts heurte le retour à l’instinct, à la bête, au sauvage. Je ne sais quel public saisira ce tableau presque idyllique d’un Eden presque retrouvé.  Mais si fragile…

Elle s’appelle Diane et ce n’est pas innocent. Un beau corps de femme (Nina Klinkhamer) que la cinéaste ne se lasse pas de filmer dans la nature, du matin au soir, le plus souvent un arc en bandoulière et le carquois bien nourri. Diane chasse à l’ancienne auprès de son grand-père qui lui apprend la vie. Et toutes ces autres formes de chasse qui ne sont pas dit-il forcément en contradiction avec les éléments. Un discours plusieurs fois relayé par la réalisatrice Cheyenne Carron qui n’hésite pas à débattre, sur les différentes pratiques des Nemrod, leur utilité, leur avenir. https://www.youtube.com/watch?v=xr27HVICdPo…
Le film

A quelques jours près, il est étonnant de voir deux femmes au cinéma dans des postures et environnements assez proches. Sibel et Diane , deux belles créatures en harmonie totale avec la nature face à l’homme qui tente de la contrer . Les moyens employés sont par contre bien différents surtout qu’ici on hésite entre le plaidoyer pro domo sur une chasse originelle et la quête tout aussi personnelle de l’instinct premier qui s’en dégage. Une vue de l’esprit et du corps pour Diane , héroïne totale que la réalisatrice ne se lasse pas de filmer sous toutes les coutures, avec la grâce de Nina Klinkhamer. Une comédienne qui se découvre et que l’on a hâte de revoir peut-être dans un rôle moins … cosmique !

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