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« The Nice Guys » de Shane Black. Critique cinéma

Synopsis: Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d'une starlette. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées...

La fiche du film

Le film : "The Nice Guys"
De : Shane Black
Avec : Ryan Gosling, Russell Crowe
Sortie le : 15/05/2016
Durée : 116 Minutes
Genre : Comédie, Policier
Type : Long-métrage
Le film

A priori ça n’a ni queue, ni tête. On vous reforme un duo de bastringue, des enquêteurs privés qui logiquement n’auraient jamais dû se rencontrer. On dit à l’un qu’il doit paraître plus intelligent que son balourd d’acolyte qui parle avec ses poings et réfléchit après, mais si peu. Un tableau sympathique donc que mènent avec un entrain débonnaire Ryan Gosling totalement en-dehors de son terrain de jeu habituel, et Russell Crowe qui se la pète à la John Goodman, le poing américain en prime.

Leur mission ? Retrouver une jeune femme que certains prétendent morte, alors que toutede jaune vêtue, elle apparait paraît-il dans les belles soirées d’Hollywood boulevard (Margaret Qualley). Ce que vérifient nos deux bellâtres en renversant quelques chaises et convives au passage. Mais il n’en est rien, bien que des éléments de plus en plus troublants leur laissent à penser que…

Dans ces moments de nuits d’ivresse et de jolies filles imbéciles (la jeune femme appartiendrait au monde du porno) on peut imaginer David Lynch lobotomisé réalisant « Mulholland Drive » pour les nuls.

the nice guys

Les deux flics et la fifille ( Angourie Rice ) une adjointe très précieuse

Shane Black s’amuse ainsi comme un petit fou avant de convoquer tout son petit monde pour le remettre dans le droit chemin du cinéma sérieux. Pas de crainte à avoir, il n’en fait pas des tonnes de ce côté-là, mais applique une certaine idée de la mise en scène qui fait mouche.

De l’action, mais pas trop, une histoire à minima pour resserrer les boulons quand le délire prend le pas sur le vraisemblable, et au milieu de notre duo impossible la petite fille du détective qui réfléchit pour deux. C’est habilement saucissonné autour d’un récit qui prend définitivement ses marques, son rythme et son suspense quand nos deux hommes s’apprêtent à atteindre leur but.

Il y aura encore de belles intrigantes (Kim Basinger, visage cireux, en ministre de la justice, faut le faire …) des morts violentes, des ballets de voitures en furie et des bobos aux bras des héros, mais sans conséquence, bien sûr. Un vrai drame est pourtant en train de se jouer sur le bitume des hauteurs de Los Angeles où la victime cette fois ne laisse pas indifférent nos deux privés. N’étaient-ils  pas censés la protéger ?

A priori ça n’a ni queue, ni tête. On vous reforme un duo de bastringue, des enquêteurs privés qui logiquement n’auraient jamais dû se rencontrer. On dit à l'un qu'il doit paraître plus intelligent que son balourd d’acolyte qui parle avec ses poings et réfléchit après, mais si peu. Un tableau sympathique donc que mènent avec un entrain débonnaire Ryan Gosling totalement en-dehors de son terrain de jeu habituel, et Russell Crowe qui se la pète à la John Goodman, le poing américain en prime. Leur mission ? Retrouver une jeune femme que certains prétendent morte, alors que toutede jaune vêtue,…
Le film

C’est un film qui bizarrement ne se prend pas du tout au sérieux et réussit malgré tout à conduire son histoire nullement bancale jusqu’au bout d’une réalisation plus intelligente qu’elle n’y parait. Shane Black lâche les rênes quand il faut et quand il faut remet tout le monde dans le droit chemin. Il y a bien sûr au cœur de cette joyeuse réussite un duo assez inattendu entre Ryan Gosling et Russel Crowe qui se la pète à la John Goodman. Un couple improbable d’enquêteurs privés qui tout en foirant leurs interventions (des victimes à la pelle) vont atteindre leur but. Ou du moins le pensent-ils quand ils arrivent à mettre un œil sur la robe jaune de la femme qu’ils traquent depuis le début. Elle est morte, mais pas pour tout le monde. De déclarations péremptoires toujours à côté de la plaque, où bagarre rime avec joyeux foutoir, les années 70’s reprennent les néons de la grande ville américaine qu’est Los Angeles où l’ombre de David Lynch semble rôder comme pour s’amuser du bordel ambiant. En prime une musique avec d’excellents standards d’époque « Get down on it » de Kool and the Gang, « September » de Earth, Wind and Fire,  « Jive talkin' » des Bee Gees ou bien encore « Papa Was A Rolling Stone »  The Temptations. Pour un sexagénaire comme moi, pas de quoi bouder son plaisir

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