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« War on everyone » de John Michael McDonagh . Critique dvd

Réalisation : John Michael McDonagh                                                    Avec :  Alexander Skarsgård (Terry Monroe) – Michael Pena (Bob Bolaño) – Tessa Thompson(Jackie Hollis) – Theo James (Lord James Mangan) – Malcolm Barrett (Reggie) – Stephanie Sigman(Delores) – Paul Reiser (Lt. Gerry Stanton).                                                                                                                                        L’histoireDeux flics corrompus de l’Alabama font vivre un enfer à la communauté qu’ils sont censés protéger… jusqu’à ce qu’ils rencontrent un bandit pire qu’eux.  

Un couple de plus en plus familier au cinéma. Deux flics complètement hors des clous qui bravent aisément la loi pour obtenir ce qu’ils veulent. Bavures et malversations en guise de représailles… Michael Peña et Alexander Skarsgård, ne se forcent pas pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

D’entrée de jeu, le réalisateur irlandais John Michael McDonagh qui dans sa filmographie alterne le bon et le moins bon, abat ses cartes biseautées et ses entourloupes cinématographiques. Il y aura là beaucoup d’humour, du second degré et de la distinction dans les réparties. «  On est dans la police » prévient le supérieur  «  ne soyez pas surpris d’être entourés d’une bande de gros racistes ».

Le scénario plutôt relâche sur les situations extrêmes regorge ainsi de bons mots et de répliques savoureuses qui agrémentent à loisir des rebondissements rocambolesques et farfelus. D’une manière ou d’une autre, tous les personnages sont bien barrés , même si leurs références intellectuelles ne manquent pas d’à-propos. On cite communément André Breton, Van Gogh ou Simone de Beauvoir avant de rappeler le coup d’état avorté de l’écrivain japonais Mishima…

Ca commence ainsi : ils renversent un mime qui ne pourra plus … parler !

Mais quand Bob demande à Terry pourquoi il est devenu flic, la réponse est sans appel «  on peut tirer sur les gens sans raison ». L’ argument ne plait pas vraiment à la hiérarchie impuissante pour mettre fin à leurs exactions. Il leur faudra tomber sur du gros et plus pervers qu’eux avant que la machine prenne une autre tournure. Elle ne déplaît cependant pas à nos deux acolytes qui vont alors redoubler de violence et de vigilance. Au point de mettre à l’abri un gamin dont le papa tué par la maman avait semble-t-il bien des choses à se reprocher. Quand il est question de le confier aux services sociaux Terry entre dans une colère noire «  autant le vendre à des Philippins ».

Malgré tout ce sang, cette haine et ce verbiage incontrôlé, je savais bien que ce n’étaient pas de mauvais bougres.

LES SUPPLEMENTS

  • Le making of. Quelques scènes de tournage, mais surtout l’avis des membres de l’équipe sur le film et les personnages. Souvent sur le ton de la plaisanterie de la part de Michael Peña rassuré que le réalisateur « n’ait pas essayé de répondre à des questions philosophiques, comme dans ses précédents films ». Comprenne qui pourra…

Plus sérieusement, quoi que … Alexander Skarsgård est persuadé d’avoir participé à l’élaboration du script et de son personnage. « Il nous encourageait à nous approprier le personnage, à le faire évoluer, à changer des choses, très ouvert aux suggestions ».

  • Conférence de presse à Deauville. Le réalisateur relève le fait qu’il voulait refaire « French connection » joué par les Marx Brothers. « J’ai voulu surtout contrarier les critiques qui attendent toujours la même chose d’un même réalisateur »
  • Tapis rouge à Deauville. Michael Peña et Alexander Skarsgård sont interviewés avant de rentrer dans la salle, mais ça n’a pas grand intérêt.
Réalisation : John Michael McDonagh                                                    Avec :  Alexander Skarsgård (Terry Monroe) - Michael Pena (Bob Bolaño) - Tessa Thompson(Jackie Hollis) - Theo James (Lord James Mangan) - Malcolm Barrett (Reggie) - Stephanie Sigman(Delores) - Paul Reiser (Lt. Gerry Stanton).                                                                              …
Le film
Les bonus

Une comédie noire, avec un scénario écrit un peu par-dessus la jambe , pour une réalisation bien déjantée autour d’un duo de flics corrompus jusqu’à la moelle. Mais tout à fait drôles dans l’application de leurs méthodes peu orthodoxes. Ils sont au-dessus des lois ( le titre français, à l’origine ? )  et bravent l’irrespect de manière presque candide. Je les ai trouvés attachants avec des répliques savoureuses sur l’état de la police ou des services sociaux. Michael Peña, Alexander Skarsgård, n’ont pas l’air de se forcer pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Avis bonus Un making of avec surtout des commentaires, et un regard sur Deauville

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