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« Paradise lost » de Andrea di Stefano . Critique Blu ray

Synopsis: Nick pense avoir trouvé son paradis en rejoignant son frère en Colombie. Un lagon turquoise, une plage d'ivoire et des vagues parfaites, un rêve pour ce jeune surfeur canadien. Il y rencontre Maria, une magnifique colombienne. Ils tombent follement amoureux. Tout semble parfait... jusqu'à ce que Maria le présente à son oncle : Pablo Escobar.

La fiche du DVD / Blu-Ray

Le film : "Escobar : Paradise Lost "
De : Andrea Di Stefano
Avec : Benicio Del Toro, Josh Hutcherson, Claudia Traisac, Brady Corbet, Carlos Bardem, Ana Girardot
Sortie le : 19 mars 2015
Distribution : Pathé
Durée : 114 minutes
Film classé : Accord parental souhaité
Nombre de DVD / Blu-Ray : 1
Le film
Le bonus

On ne sait trop ce qui a poussé Andrea di Stefano, l’acteur italien à se placer pour la première fois derrière la caméra, avec un sujet explosif et ambitieux : la vie en partie rêvée de Pablo Escobar, le célèbre narcotrafiquant de Medellin. Mais le thème est intéressant et le point du vue du néo-réalisateur permet de ne pas s’approprier directement la vie de son héros de fiction. Il ne s’agit pas d’un biopic formel, mais bien d’une vision périodique et  partisane : celle de sa nièce fascinée par sa personnalité, à laquelle va s’ajouter- piment supplémentaire du scénario- celle  de son petit copain pas vraiment emballé par l’aventure.

Normal, Nick débarque de son Canada natal, pensant trouver sur les bords d’un lagon turquoise colombien, les vagues parfaites pour la pratique du surf. Sa nouvelle vie qui commence en compagnie de son frère va très vite être déviée par la belle Maria (Claudia Traisac) complètement obnubilée par son tonton. Elle voit en lui le Zorro de la Colombie, qui donne aux pauvres une partie de sa recette du trafic de cocaïne.

Un petit manège qui n’est pas sans conséquence et que perçoit très bien le jeune canadien englué dans un système qu’il tente de réfréner. Mais l’homme est rusé, ambivalent, à la fois escroc redoutable et philanthrope, charmeur mais terrifiant. Et quand il lui faut faire parler les armes, la famille qu’il chérit tant, tremble pour les siens.

Escobar avait bien acheté la voiture dans laquelle Bonny et Clyde trouveront la mort
Escobar avait bien acheté la voiture dans laquelle Bonny et Clyde trouveront la mort

On aborde là le côté plus inventé du personnage, même si dans la formulation scénaristique, on imagine que le vrai Escobar a dû user de stratagèmes identiques. A savoir, la traque du malheureux Nick, pris au piège d’un engrenage meurtrier infernal. Après les mamours, et le versant romantique d’un voyou au grand cœur, le tonton flingue à tout va dans un thriller à couper le souffle.

Josh Hutcherson (le jeune Peeta de la saga Hunger Games) est assez surprenant dans son rôle de naïf contrarié .Mais il va s’endurcir, face au malin Benicio Del Toro  toujours aussi impressionnant, et convaincant sous  son allure bonhomme qui dissimule un criminel sans pitié.

A noter une petite touche cocorico avec la présence d’Ana Girardot, la belle-sœur de Nick. Une présence discrète, mais bien venue.

  •  Making of (30 mn)

Des scènes de tournage, des préparations de plateau au milieu des commentaires de l’équipe, c’est encore du sérieux que ce bonus dans lequel le réalisateur évoque «  un rêve qui se transforme en cauchemar, la chute du paradis vers l’enfer. Il n’y a pas de happy end possible. » Il dit aussi qu’il y a «  un morceau de ma vie dans ce film », mais ne précise pas lequel…

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«  Il y avait sur le plateau un potentiel qui dépassait les limites du script, j’avais des images devant les yeux et à deux reprises j’ai essayé de les reproduire. (…). Mais il s’agit surtout de s’amuser en racontant une histoire. En étudiant bien le personnage pendant plusieurs années, je me suis aperçu que c’était le seul criminel de l’Histoire qui ait été haï et aimé à proportion égale ».

Un producteur affirme que si «  Del Toro avait refusé le film, il n’aurait pas pu se faire ». L’intéressé évoque alors son personnage comme étant «  quelqu’un qui a existé, on peut donc toujours revenir à la source, et c’est ce qui emporte la décision ».

On ne sait trop ce qui a poussé Andrea di Stefano, l’acteur italien à se placer pour la première fois derrière la caméra, avec un sujet explosif et ambitieux : la vie en partie rêvée de Pablo Escobar, le célèbre narcotrafiquant de Medellin. Mais le thème est intéressant et le point du vue du néo-réalisateur permet de ne pas s’approprier directement la vie de son héros de fiction. Il ne s’agit pas d’un biopic formel, mais bien d’une vision périodique et  partisane : celle de sa nièce fascinée par sa personnalité, à laquelle va s’ajouter- piment supplémentaire du scénario- celle  de son petit copain…

Review Overview

Le film
Le bonus

Attention, il ne s’agit pas d’un biopic, mais du portrait à un moment donné de Pablo Escobar face à la candeur d'un jeune surfeur canadien. Son malheur : être amoureux de la nièce du trafiquant de Medellin. Le jeune homme voit alors sa vie basculer dans l'univers sordide des cartels Un scénario charpenté, bien fourni entre fiction et réalité permet une mise en scène tout aussi constructive autour du personnage, de son auréole et de ses travers. Ca commence comme une romance, ça s’achève dans un thriller historique et violent, avec des comédiens de première importance dont Benicio Del Toro dans le rôle-titre. Un grand film, spectaculaire et historique.

Avis bonus Un making of très complet, convaincant.

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Escobar : Paradise Lost [Blu-ray] (Blu-ray) de Andrea Di Stefano
Date de sortie du Blu-ray : 19 March 2015
Format : Couleur
Studio : Pathé
Duree : 114 minutes

PRIX : EUR 15,00 (Prix de depart : EUR 15,05)

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