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« Olli Maki » de Juho Kuosmanen. Critique cinéma

Synopsis: Été 1962, Olli Mäki prétend au titre de champion du monde poids plume de boxe. De la campagne finlandaise aux lumières d’Helsinki, on lui prédit un avenir radieux. Pour cela, il ne lui reste plus qu’à perdre du poids et à se concentrer. Mais il y a un problème - Olli est tombé amoureux de Raija.

La fiche du film

Le film : "Olli Mäki"
De : Juho Kuosmanen
Avec : Jarkko Lahti, Oona Airola
Sortie le : 19/10/2016
Distribution : Les Films du Losange
Durée : 92 Minutes
Genre : Biopic
Type : Long-métrage
Le film

« Comment peux-tu me décevoir, je ne te demande rien » dit la fiancée du boxeur qui n’a plus envie de boxer.

Le héros ne l’est pas vraiment. C’est le futur champion du monde de boxe, dit-on,  catégorie poids plume. Mais il débarque d’une autre planète, où il vit tranquille à la petite semaine  dans un film noir et blanc façonné avec humour et amour, par des artisans créateurs venus des anciens pays de l’Est.

Rien de désobligeant dans cette remarque mais la simple impression de vivre bien loin de ce cœur de Finlande profonde, dans le gris et le froid où Mäki entame sa préparation pour son futur sacre.

Il n’a pas l’air d’y croire, s’entraîne mollement et propulsé dans la capitale pour mieux suivre son planning, il n’arrive pas à se concentrer. L’homme répond poliment mais distraitement aux interviews, s’intéresse à peine à ses sponsors et néglige  le régime qui doit le conduire au-dessous des 60 kg. Ce qui désespère son coach et amuse beaucoup le réalisateur Juho Kuosmanen qui déambule tout aussi légèrement dans cet univers de poids plumes et de paillettes mêlés.

Jarkko Lahti, tout à fait à l'aise avec ou sans les gangs, décontraction maximume
Jarkko Lahti, tout à fait à l’aise avec ou sans les gants, décontraction maximum

Le ton est badin et puis amoureux quand notre boxeur de charme se rend compte qu’il est vraiment dingue de la fille qui l’accompagne. Il combat, de plus en plus dilettante, regarde son amour de l’autre côté des cordes qui l’attend et n’arrête pas de sourire. Elle suit tout ce qu’il fait, les besoins, les contraintes de la promo, s’en amuse un peu, y participe quand il faut montrer l’image du couple parfait, heureux, et puis elle disparaît à la demande du manager . Sa présence perturbe trop son poulain.

Et le spectateur aussi qui se désintéresse à son tour des aléas sportifs de la profession pour mieux goûter au plaisir de ce cinéma totalement décomplexé à l’heure des robots et des effets spéciaux. Quelque chose de revigorant et bienfaiteur quand on sait que le bonhomme en question a bien existé. Il a gagné de grandes compétitions et a bien acheté le jour du championnat du monde, la bague de mariage avant d’aller combattre. Ce n’est quand même pas commun. Le titre original du film est : « The Happiest Day in the Life of Olli Mäki », ce qui est tout à fait juste. A l’image de ce film !

« Comment peux-tu me décevoir, je ne te demande rien » dit la fiancée du boxeur qui n’a plus envie de boxer. Le héros ne l’est pas vraiment. C'est le futur champion du monde de boxe, dit-on,  catégorie poids plume. Mais il débarque d’une autre planète, où il vit tranquille à la petite semaine  dans un film noir et blanc façonné avec humour et amour, par des artisans créateurs venus des anciens pays de l’Est. Rien de désobligeant dans cette remarque mais la simple impression de vivre bien loin de ce cœur de Finlande profonde, dans le gris et le froid où Mäki entame sa préparation…
Le film

Un grand boxeur finlandais, Olli Mäki nous fait comprendre assez simplement que le bonheur ce n’est pas forcément de recevoir des coups ou d’en donner. C’est de vivre avant tout conformément à ses aspirations, et à ses amours comme il le découvre lui-même au cours d’une préparation très musclée à un championnat du monde. Si le sportif a bien existé, je doute qu’il ait possédé cette grâce tranquille doublée d’un profil dilettante qui ne pouvait qu’excéder son entraîneur. La manière de filmer de Juho Kuosmanen s’apparente à celle d’un cinéma des anciens pays de l’Est où le noir et blanc confondus révèlait à la fois l’urgence et la précarité.  Ce qui n’inquiète pas un instant notre héros dès qu’il comprend entre les cordes que la vraie vie est ailleurs, et surtout auprès de sa bien-aimée. Un cinéma totalement décomplexé à l’heure des robots et des effets spéciaux. Quelque chose de revigorant et bienfaiteur. Le titre original du film est : The Happiest Day in the Life of Olli Mäki, ce qui est tout à fait juste. A l’image de ce film !

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