Accueil » A la une » « Mélodie pour un meurtre » d’Harold Becker. Critique Blu-ray

« Mélodie pour un meurtre » d’Harold Becker. Critique Blu-ray

Synopsis: A New York. Deux hommes qui organisaient leurs rendez-vous amoureux par l'entremise d'un magazine spécialisé sont assassinés. Frank Keller, un policier intègre mais usé depuis sa rupture avec sa femme, mène l'enquête. Lors de ses rencontres avec certaines correspondantes des victimes, il tombe amoureux d’Helen persuadé malgré tout qu’elle est  la meurtrière.

La fiche du film

Le film : "Mélodie pour un meurtre"
De : Harold Becker
Avec : Al Pacino, William Hickey
Sortie le : 10/01/1990
Durée : 113 Minutes
Genre : Policier, Thriller
Type : Long-métrage
Le Film
Les bonus

D’après le roman de Richard Price, également scénariste .-

Dans un genre particulier, sinon à part, le thriller érotique prend dans les années 80 un essor fulgurant marqué par les films de Brian de Palma ( « Pulsions », « Body Double » …) , le bizarre « Blue Velvet » de David Lynch (1986) ou les films d’Adrian Lyne :  « 9 semaines ½ » » qui a bien marqué les esprits et « Fatal Attraction » .

 Harold Becker clôture  la décennie avec ce « Mélodie pour un meurtre » dont l’empreinte originale réussit à se défaire de tous les exercices précédents.

Sans relever de l’inédit, son film prend racine dans la culture populaire américaine avec « Sea of love » la chanson glamour de Phil Phillips . De cet énorme succès , il en fait un titre et la trame redondante d ‘une enquête policière.

Al Pacino et Ellen Barkin n se sont jamais autant aimés …

Dans la pièce où les victimes gisent la tête en sang , cette même mélodie grésille sur un 45 tours. A chaque fois, les hommes avaient eu un rendez vous amoureux par le biais de petites annonces très ciblées.

Frank Keller se charge de l’enquête. Il est sérieux, mais le départ de son épouse le perturbe. Il dérape souvent dans ses relations avec les femmes ayant déjà approché les victimes. Lapsus, maladresses, hésitations, elles abandonnent rapidement le rendez-vous qu’il leur avait fixé, dans un restaurant, selon la méthode habituelle ( photo).

« Vous avez des yeux de flic » lui dit l’une d’entre elles

John Goodman, Al Pacino, Christine Estabrook.  Deux flics pour coincer une suspecte …

Le va et vient de ces dames profite à la dynamique de la mise en scène que son collègue Sherman se permet d’affuter. John Goodman est parfait en alter-ego d’ Al Pacino à la hauteur lui aussi de son personnage un brin à côté de ses pompes.

Encore plus quand il engage la belle Helen dans une partie de poker menteur.

Femme presque fatale, la jeune femme sait se défaire de ses charmes, pour un peu de vulgarité bien assumée, ou d’autorité innée. Frank en est amoureux et leur rapport tend à confirmer l’idylle quand un pour détail futile, une remarque déplacée, la relation capote.

Helen ne sait pas qu’elle fréquente un flic …

Ce n’est pas le jeu du chat et de la souris, mais les règles s’en rapprochent un peu . Becker les adapte malicieusement au fil de sa mise en scène qui chahute un flic déconfit, une supposée suspecte, sur ses gardes.

Quelques indices la repère, mais rien d’évident. Quand le doute s’installe, le suspens le contrarie. C’est vraiment bien écrit et filmé avec assez de retenue pour confirmer un genre à nouveau bien servi par le cinéma. Trois ans plus tard Paul Verhoeven rebattait les cartes. Harold Becker était bien passé par là ….

LES SUPPLEMENTS

  • Petite musique de chambre par Fred Tepper- A l’époque où le thriller brille aux Etats-Unis , dans une veine de plus en plus érotique, Harold Becker s’essaye au genre et devient précurseur. «  Basic Instinct » n’est pas encore tourné …

La genèse du film est rappelée à travers l’équilibre recherché entre film policier et film d’amour. On souligne la bonne complicité entre les deux acteurs , « avec une interprétation de la femme qui réussit à transcender son personnage, il fallait une grande comédienne et Ellen Barkin est une grande comédienne ».

L’œil de photographe de Baker dans New-York, l’importance des seconds rôles, bien tenus …

  • Making of ( 13 mn )- Comme bien souvent chez les américains, ce titre de chapitre est l’occasion de présenter le film sous toutes ses coutures…
  • Scènes coupées ( 5.55 mn )- Sur les trois proposées, je retiens celle de l’interpellation de Quawi, témoin essentiel des allées et venues autour des appartements ciblés par le tueur . Cette séquence est intéressante
DVD : 22 Novembre . - Meilleur dvd Nombre 2022 ( 10 ème ) . - D’après le roman de Richard Price, également scénariste .- Dans un genre particulier, sinon à part, le thriller érotique prend dans les années 80 un essor fulgurant marqué par les films de Brian de Palma ( « Pulsions », « Body Double » …) , le bizarre « Blue Velvet » de David Lynch (1986) ou les films d’Adrian Lyne :  « 9 semaines ½ » » qui a bien marqué les esprits et « Fatal Attraction » .  Harold Becker clôture  la décennie avec ce « Mélodie pour un meurtre » dont l’empreinte originale réussit à…
Le Film
Les bonus

C’est un thriller érotique de la fin des années 80 , une marque de fabrique indélébile sur laquelle Harold Becker a su forger une identité bien personnelle. Tous les fondamentaux du genre se retrouvent dans cette enquête bizarroïde au cours de laquelle un flic va bien évidemment tombé amoureux d’une femme suspectée d’être à l’origine des meurtres de ces hommes dénichés par petites annonces. Femme presque fatale, la jeune femme sait se défaire de ses charmes, pour un peu de vulgarité bien assumée, ou d’autorité innée. Elle ne sait pas que son amant est flic et la surveille … jour et nuit ! Ce n’est pas le jeu du chat et de la souris, mais les règles s’en rapprochent un peu . Becker les adapte malicieusement au fil de sa mise en scène de plus en plus haletante, sans que le suspense s’en trouve particulièrement chamboulé. C’est vraiment bien écrit et filmé avec assez de retenu pour confirmer un genre à nouveau bien servi par le cinéma. Le casting est servi sur un plateau : Al Pacino, John Goodman , William Hickey, Ellen Barkin …

AVIS BONUS La genèse du film par un spécialiste et des scènes coupées

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Interdit aux chiens et aux Italiens » de Alain Ughetto. Critique cinéma

Comment dire à sa famille, je vous aime ! Grandissimo !

Laisser un commentaire