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« Les Miens » de et avec Roschdy Zem. Critique cinéma

Synopsis: Moussa a toujours été doux, présent pour sa famille. À l’opposé de son frère Ryad, présentateur télé à la grande notoriété, dans sa tour d’Ivoire. Un jour Moussa chute et se cogne violemment la tête. Il souffre d’un traumatisme crânien. Méconnaissable, il parle désormais sans filtre et balance à ses proches leurs quatre vérités. Sauf avec Ryad …

La fiche du film

Le film : "Les Miens"
De : Roschdy Zem
Avec : Sami Bouajila, Roschdy Zem
Sortie le : 23/11/2022
Distribution : Le Pacte
Durée : 85 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film

C’est l’histoire d’une famille, de deux frères, l’histoire de gens qui s’aiment bien. Même le jour où l’un d’entre eux pète les plombs après un traumatisme crânien.

C’est un père, un frère pour Adil et Salah ( Abel Jafri et Rachid Bouchareb) qui ne reconnaissent plus « leur » Moussa comme ils disent et comme l’appelle sa sœur (Meriem Serbah), extraordinairement présente) encore toute chamboulée par les conséquences de son accident.

Lui le garçon si gentil, bosseur, attentionné, s’enferme dans sa boîte crânienne qui le fait divaguer à l’encontre de son entourage qu’il assaisonne sérieusement. Leurs quatre vérités y passent, mais Ryad son frère cadet échappe au massacre.

Les deux frères se sont toujours bien entendus …

Roschdy Zem raconte la véritable histoire de sa famille, le mal profond qui a paralysé le cerveau de son frère pendant deux ans, et les dégâts provoqués dans leurs différents foyers. Une telle implication, de l’écriture à la réalisation, via l’interprétation, sollicite beaucoup d’amour et d’attention qui se reportent sans pathos sur l’ensemble de la communauté.

Je ne sais à qui s’adresse le portrait peu amène que dresse le cinéaste à l’encontre de son propre personnage, un présentateur télé, très célèbre, si imbu de sa personne qu’il n’entend, ni ne remarque rien autour de ses proches. Seul Moussa parait retenir son attention.

 

Toute la famille assiste à la consultation médicale. On ne lâche rien !

Aussi quand la famille au grand complet tente d’harmoniser le quotidien de leur parent malade, on tire la couverture à soi, ou la rejette à quiconque parait se dédouaner d’une quelconque maladresse, d’un oubli fâcheux mais bien involontaire, d’un souhait tout à fait légitime.

Là où Moussa n’est que colère et agressivité quand au fil d’un traitement neurologique expérimental il retrouve peu à peu ses facultés d’autrefois et ce sourire si doux qui le caractérisait si bien.

Sa longue traversée du désert, près de deux ans, laissera des séquelles passagères, c’est inévitable, des blessures au cœur, sans altérer la profonde vérité d’une famille plus que jamais posée sur un même socle.

Cette perception reportée sur l’écriture instinctive de Roschdy Zem et  Maïwenn ( sa compagne de cinéma ) nous assure de sa force, de sa vitalité. .

Le dire, et le filmer de la sorte relève d’une belle complicité, d’une grande confiance. D’une attention aux autres. Ce vers quoi tend chaque personnage de cette fiction qui parait si vraie. Dans les cris, les pleurs, les rires et les embrassades. Dans le cinéma…

C’est l’histoire d’une famille, de deux frères, l’histoire de gens qui s’aiment bien. Même le jour où l’un d’entre eux pète les plombs après un traumatisme crânien. C’est un père, un frère pour Adil et Salah ( Abel Jafri et Rachid Bouchareb) qui ne reconnaissent plus « leur » Moussa comme ils disent et comme l’appelle sa sœur (Meriem Serbah), extraordinairement présente) encore toute chamboulée par les conséquences de son accident. Lui le garçon si gentil, bosseur, attentionné, s’enferme dans sa boîte crânienne qui le fait divaguer à l’encontre de son entourage qu’il assaisonne sérieusement. Leurs quatre vérités y passent,…
Le Film

De l’écriture  ( Maïwenn co-scénariste ) à la réalisation, via l’interprétation, Roschdy Zem réussit superbement à nous entraîner dans son repère familial où son frère aîné vient de péter les plombs, après être tombé violemment sur la tête. S’il reconnait bien les siens, il les assomme de vérités constantes, de celles que l’on ne dit jamais en famille, pour conserver l’harmonie qui présidait ici aux attentes des uns et des autres. Mais devant le carnage opéré par son agressivité soudaine, autant verbale que physique, le clan doit se reconstituer et dévoile alors ses failles sur l’édification d’une famille parfaitement unie. On va donc se parler, parlementer, et s’engueuler avant que chacun reprenne le cours d’une vie de famille à laquelle Sami Bouajila consacre toute son énergie pour donner le meilleur de lui-même au cœur de cette redistribution de tendresse. Il porte le formidable casting réunit par Roschdy Zem avec des seconds rôles tenus par les enfants de Moussa , Nesrine et Amir :  Nina Zem et Carl Malapa sont d’une extrême sincérité .

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Voir aussi

« Interdit aux chiens et aux Italiens » de Alain Ughetto. Critique cinéma

Comment dire à sa famille, je vous aime ! Grandissimo !

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