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« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », critique cinéma

Synopsis: Le jour de son 100ème anniversaire, un homme s'échappe de sa maison de retraite pour une cavale rocambolesque, certain qu'il n'est pas trop tard pour tout recommencer à zéro. Débute alors une aventure inattendue aux côtés d'un escroc, d'un vendeur de hot-dogs, d'une rousse et d'un éléphant...

La fiche du film

Le film : "Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire"
De : Felix Herngren
Avec : Robert Gustafsson, Iwar Wiklander
Sortie le : 28/05/2014
Distribution : StudioCanal
Durée : 114 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Les lecteurs de Jonas Jonasson pourraient ne pas apprécier la version scolarisée d’une œuvre dont la simple lecture a suscité plus d’un rire et beaucoup d’émotion. Las, de ces deux remarques il ne reste pas grand-chose ; la loufoquerie du roman s’est volatilisée comme par désenchantement. Récité,  (ne parlons pas de dialogues), le  texte est aussi plus ou moins ânonné, avec une application qui fait peine à voir. Et à entendre.

Cette faiblesse, on la doit avant tout, me semble-t-il,  à la mise en scène, très appliquée ; elle percute le jeu des acteurs,le surligne , comme si  le sens des mots rabâchés allait nous échapper. Les images sont encore plus explicites qui accompagnent, voire démontrent ce que l’on est supposé comprendre.

le vieux qui ne voulait pas

Il fait donc peine à voir ce brave monsieur échappé de sa maison de retraite et qui gambade dans la campagne suédoise en quête d’aventures nullement rocambolesques. Avec ou sans le bouquin, c’est très attendu ce qui lui arrive, téléphoné à tout bout de champ.

Je n’ai guère donc goûté à cet humour de carte vermeille poinçonnée par un retour de jeunesse qui fait tache. Ce n’est pas l’esprit du livre,  encore moins celui d’un héros retrouvant, sinon son enfance (qu’il est pénible ce rappel en flash-back incessant sur le passé), du moins une liberté que Jonasson célébrait d’une plume à réveiller les morts.

Ici, les voici une fois de plus enterrés avec les honneurs d’un cinéma de papa que l’on faisait autrefois.

Les lecteurs de Jonas Jonasson pourraient ne pas apprécier la version scolarisée d’une œuvre dont la simple lecture a suscité plus d’un rire et beaucoup d’émotion. Las, de ces deux remarques il ne reste pas grand-chose ; la loufoquerie du roman s’est volatilisée comme par désenchantement. Récité,  (ne parlons pas de dialogues), le  texte est aussi plus ou moins ânonné, avec une application qui fait peine à voir. Et à entendre. Cette faiblesse, on la doit avant tout, me semble-t-il,  à la mise en scène, très appliquée ; elle percute le jeu des acteurs,le surligne , comme si  le sens des mots…

Review Overview

Le film

La mise en scène qui nous prend pour des benêts nous explique donc tout par le menu détail, avec des images démonstratives au possible et des acteurs qui se font un devoir d’illustrer à leur tour ce que racontent ces mêmes images, et le texte qu’ils ânonnent. Il y a bien longtemps qu’une adaptation littéraire ne s’était pas plantée à ce point. Il est vrai qu’elle a pris ses aises, mais même d’une inspiration on n’arrive pas à ce point de non-retour.

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