Une kyrielle d'excellents acteurs , Emmanuel Seigner et Karin Viard en tête , tournent et retournent leurs petites histoires dans des repas d'amis, où la soupe à la grimace est parfois de mise ...
| ![]() |
C’est un film que j’avais beaucoup aimé. Et bizarrement, en le revoyant, je n’ai pas retrouvé les premiers bonheurs de cette aventure « chorale » comme on dit maintenant, quand plein de gens se croisent et se retrouvent au coeur d’une même histoire.
Cette relative déception vient du fait que « Le Code a changé« fourmille d’une multitude de secrets que l’on découvre en toute logique au fil du récit. Les connaître d’emblée atténue la surprise.
Mais la vraie déception tient à la faiblesse de la réalisation dans certaines scènes et notamment les intérieurs de voitures qui m’apparaissent aujourd’hui totalement artificielles avec un jeu d’acteurs, plutôt gauches .
Une fois sortis de l’habitacle, c’est heureusement un autre scénario qu’ils nous proposent avec une préférence revendiquée pour Emmanuelle Seigner,très à l’aise dans son personnage de femme rabaissée (mais ça ne va pas durer ), et Patrick Bruel qui dieu sait pourtant m’insupporte . Dans le rôle du cancérologue, il est tout à fait à sa place, juste et bonhomme, sympathique et touchant.
En réalité, il faudrait tous les citer, Karin Viard , Dany Boon (bien meilleur que dans « Les cht’is »), Christopher Thompson , Blanca Li et bien évidemment Arditi et Chesnais qui en vieux beaux sympas n’ont pas vraiment à se forcer.
La scène de la danse est à mourir de rire, et les bonus (très bon making of) nous apprennent que les jambes de ces messieurs sur le retour ont souffert de l’exercice.
L’histoire du film, bien que convenue dans sa forme (des couples plus ou moins formés, et plutôt bobos, se retrouvent à chaque fête de la musique autour de la même table.) demeure singulière par son écriture, comme prise sur le vif.
C’est du vécu coco, avec de la répartie et des saillies, et aussi les inévitables piques qu’un tel repas procure au fil des échanges plus ou moins sous-entendus Les amants s’épient, un couple se déchire, et les autres s’observent, papillonnent au milieu d’un douillet confort intellectuel et social.

- Blanqua Li, tout un tempérament, comme sortie d’un film d’Almodovar
Danièle Thompson et son fiston Christopher ont le sens du dialogue pour feutrer le mystère. Au point d’adapter ce phrasé à la mise en scène qui va et vient entre la tablée d’origine et des flash-back parcimonieux. Et le plaisir de les retrouver tous ainsi, atténue le sentiment de déjà-vu.













26 août 2009 à 13 h 34 min
je comprends qu’à la deuxième vision c’est plus la même chose
j’ai bien aimé ce film, mais de la à le revoir
et moi c’est Blanqua Li m’a préférée