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« Lady Bird » de Greta Gerwig. Critique cinéma

Synopsis: Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi. 

La fiche du film

Le film : "Lady Bird"
De : Greta Gerwig
Avec : Saoirse Ronan, Laurie Metcalf
Sortie le : 28/02/2018
Durée : 95 Minutes
Genre : Drame, Comédie
Type : Long-métrage
Le film

 C’est une histoire à cent balles d’une gamine qui s’apprête à grandir. Comme elle l’entend. Un rien butée, ou alors très déterminée face à une maman qui lui ressemble beaucoup (Laurie Metcalf). Obstinée, très aimante. Le papa (Tracy Letts) – gros nounours sympathique et tout aussi sentimental – fait souvent la sourde oreille quand ses femmes se prennent le bec.

Ambiance dans la famille McPherson où Christine entreprend sa croisade d’indépendance en balançant son prénom pour un « Lady Bird » qui lui va à ravir. Allez savoir pourquoi, l’intéressée l’ignore. Mais Saoirse Ronan le porte bien. Dynamique, impulsive. Belle comédienne.

Son alter-ego papillonne, et ça lui suffit. L’école privée n’est pas à son goût, mais dans le publique son frère (Jordan Rodrigues) a vu quelqu’un se faire poignarder. La maman a donc décidé du choix du lycée, malgré des finances aléatoires. Les McPherson sont des gens modestes.

Lady Bird en souffre et s’invente des histoires de gens riches, des amis qui le sont tout autant et des maisons de rêve. Ça va lui jouer des tours, mais les ennuis, Lady Bird les provoque.

Elle taquine les bonnes sœurs, s’inscrit au cours de théâtre du curé pour flirter avec un garçon ( Lucas Hedgesqui l’aime trop pour lui toucher les seins.

On comprendra plus tard que la raison est tout autre mais ses premiers émois sexuels suffisent à son bonheur d’émancipation. Le prochain petit copain ? Timothée Chalamet , rien que ça…Sur la bonne voie donc, elle n’en finit pas de provoquer sa maman, terribles joutes verbales auxquelles l’enfance ne peut déjà plus rien.

La réalisatrice Greta Gerwig tient son affaire bien en main. Elle ne la lâchera pas aussi facilement pour cette adulte qui se profile dans l’œilleton de sa caméra enjouée et déconcertante. C’est tout l’intérêt de ce film qui ébranle gentiment les codes de l’adolescence en espérant qu’un énième croc en jambe ne propulse l’héroïne sur les sommets de sa réputation.

Après tout ce que l’on vient de voir et d’entendre, on peut lui faire confiance. Lady Bird qui redevient Christine nous laisse à jamais le goût de la nostalgie adolescente et des révoltes enfantines. Le propos n’est pas nouveau mais le voici ripoliné . C’est bien du cinéma !

 C’est une histoire à cent balles d’une gamine qui s’apprête à grandir. Comme elle l’entend. Un rien butée, ou alors très déterminée face à une maman qui lui ressemble beaucoup (Laurie Metcalf). Obstinée, très aimante. Le papa (Tracy Letts) – gros nounours sympathique et tout aussi sentimental – fait souvent la sourde oreille quand ses femmes se prennent le bec. Ambiance dans la famille McPherson où Christine entreprend sa croisade d’indépendance en balançant son prénom pour un « Lady Bird » qui lui va à ravir. Allez savoir pourquoi, l’intéressée l’ignore. Mais Saoirse Ronan le porte bien. Dynamique, impulsive. Belle comédienne. Son…
Le film

Que les Oscars ne retiennent pas grand-chose de ce film n’est pas étonnant puisqu’il reprend une thématique déjà bien usée sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, sans lui apporter d’éléments véritablement nouveaux. Pour son deuxième film, la réalisatrice adopte cependant très bien  le profil de son héroïne, dynamique et sans peur, dans une mise en scène tout à fait enjouée. On ne s’en relèvera peut-être pas la nuit, mais l’interprétation de Saoirse Ronan compense largement les insuffisances d’un scénario lui aussi bien sympathique...

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