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« La colère d’un homme patient » de Raúl Arévalo. Critique cinéma

Synopsis: Un homme attend huit ans pour se venger d'un crime que tout le monde a oublié.

La fiche du film

Le film : "La Colère d?un homme patient"
De : Raúl Arévalo
Avec : Antonio de la Torre, Luis Callejo
Sortie le : 26/04/2017
Distribution : ARP Sélection
Durée : 92 Minutes
Genre : Thriller, Drame
Type : Long-métrage
Le film

Le résumé du film, très succinct, suffit à poser les bases d’un thriller  conventionnel a priori. Un homme a payé pour beaucoup d’autres, après un mauvais braquage. Il n’était que le chauffeur. Mais ses collègues, paniqués par l’arrivée de la police, l’ont abandonné entre leurs mains. Huit ans plus tard, Curro ( Luis Callejo ) sort de prison et retrouve sa femme et son petit garçon conçu pendant les années d’incarcération. Des années au cours desquelles son entourage a assuré les arrières avec le bar familial que fréquente régulièrement José.

On ne sait pas trop d’où vient cet homme, qui il est,  mais posé et sympathique, il fait maintenant parti de la famille. Les femmes du clan n’y sont pas insensibles, surtout Ana (Ruth Diaz ) la compagne de Curro.

Un triangle amoureux en formation, une équation pas très claire pour un règlement de compte en suspension, Raúl Arévalo joue avec nos nerfs. Si inquisiteur pour Alberto Rodriguez dans « La Isla minima », il flirte ici avec les sous-entendus et les ricochets. Les conventions du thriller s’effilochent…

Ana, la femme de Curro , de plus en plus attirée par cet homme venu de nulle part…

Le cinéaste sème des petits cailloux et laisse le temps prendre ses marques dans la réhabilitation d’un ancien taulard peu enclin semble-t-il à retrouver ses compagnons d’autrefois. C’est plutôt vers José  ( Antonio de la Torre ) qu’il se tourne et lui confie des énigmes entrevues à travers la vidéo du braquage. Comment a-t-il pu se la procurer, quelle est sa part de vérité dans le délit ?

Comme Arévalo filme par strates et chapitres, on oublie nos dérives et interrogations, avant que celles-ci ne reprennent le cours d’un scénario décidément bien rétif. Moi j’adore cette image sale et poussiéreuse, comme dans ces fins de westerns où la musique pompeuse et tonitruante annonce le duel final. Il vient ici de la même façon, d’un coup imprévisible, d’une prise d’une otage consentie et amoureuse, totalement inconsciente. La force d’une écriture dans un scénario qui une fois bien enclenché ne relâche jamais la pression, la tension et les pétages de plomb.

La vengeance est un plat qui se mange froid et c’est encore plus vrai dans ces agapes terrifiantes où les convives ne sont pas forcément ceux que l’on attend. La faim est terrifiante.

 

Le résumé du film, très succinct, suffit à poser les bases d’un thriller  conventionnel a priori. Un homme a payé pour beaucoup d’autres, après un mauvais braquage. Il n'était que le chauffeur. Mais ses collègues, paniqués par l'arrivée de la police, l'ont abandonné entre leurs mains. Huit ans plus tard, Curro ( Luis Callejo ) sort de prison et retrouve sa femme et son petit garçon conçu pendant les années d’incarcération. Des années au cours desquelles son entourage a assuré les arrières avec le bar familial que fréquente régulièrement José. On ne sait pas trop d'où vient cet homme, qui il est,  mais posé…
Le film

Ça part sur un postulat de thriller assez simple : huit ans après un braquage un homme veut se venger. Huit ans, le temps d’emprisonnement de Curro, le chauffeur de la bande qui fut le seul à s’être fait prendre. Curro va retrouver sa famille et un homme qui pendant tout ce temps a réussi à se faire admettre dans le bar familial. Curro comprend vite que l’individu s’intéresse à sa femme, mais pas que … C’est bien un thriller peu conforme aux normes du genre. Tous ses ingrédients sont en ordre de marche, mais la marche va se heurter à des sous-entendus que le réalisateur espagnol filme avec une malignité jubilatoire qui laisse le spectateur bien souvent pantois et dubitatif. Pour mieux le conduire aux sources d’une énigme qui n'arrivera pas forcément là où le spectateur l’attend. Le postulat de départ n'est pas si simple...

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