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« Une nuit » de Philippe Lefebvre (II) . Critique cinéma

Synopsis: Simon Weiss, commandant à la Brigade Mondaine, entreprend, comme chaque soir, sa tournée des établissements de nuit. Son métier. Une nuit, mais pas comme les autres... Très vite Weiss comprend qu'on veut le piéger. Pris en tenaille entre la police des polices et les voyous, Weiss va se défendre, affronter flics, hommes d'affaires et malfrats...

La fiche du film

Le film : "Une nuit"
De : Philippe Lefebvre (II)
Avec : Roschdy Zem, Sara Forestier
Sortie le : 04/01/2012
Distribution : UGC Distribution
Durée : 100 Minutes
Genre : Policier
Type : Long-métrage
Le film

Un flic au cœur de l’action, étroitement surveillé par ses copains de l’IGS. C’est dans l’air du temps. On pense à Olivier Marchall, mais très vite on passe à autre chose. Ce flic, un solitaire de la mondaine, ne travaille que la nuit. Il visite les bars à putes, les tripots mal famés, et les boîtes. Son job c’est de maintenir la paix dans ce cloaque de perdition afin de glaner de précieux renseignements.
Chaque soir, un chauffeur qu’il ne connaît pas, l’accompagne dans sa déambulation. «  C’était sur mon tableau de service » lui répond Laurence, à la question que vient de lui poser le commandant Weiss, un peu surpris par la présence de cette femme à ses côtés.

Ceci dit, il ne change rien à ses habitudes et la jeune policière doit accepter sans broncher son étrange manège auprès des princes de la nuit, malfrats et autres dealers . Un témoin à part entière , à l’égal du spectateur sollicité de la même manière, par le jeu de dupes que Weiss entreprend de mener , tambour battant, une nuit , toute une nuit .

Nous voilà prévenus : une fois la caméra bien en main, Philippe Lefebvre ne lâche plus sa proie. Il faut s’atteler à ses basques, dès la première seconde, pour ne pas s’égarer dans ce monde interlope, où les voyous côtoient les gens de la chancellerie.  Le cinéaste est monstrueusement au cœur de son sujet. Tel le petit poucet de la fable, il sème de petites énigmes, puis de  petits indices et nous promène de ci de là dans une histoire qui peu à peu, se construit, sans jamais totalement se dévoiler.

Elle nous tient en haleine, imprévisible,  hors d’atteinte des schémas classiques.  D’un bon polar on passe à un excellent film noir ; action et réflexion, indissociables. La mise en scène tendue, hyper-réaliste  est aussi contagieuse. Pour le spectateur et les acteurs tout à fait conformes à l’esprit de la réalisation. Roschdy Zem, bien évidemment , le personnage incarné de cette folle dérive nocturne, totalement habité par une force tranquille, intérieure, qui ne s’exprime vraiment que par quelques rictus ou sourcils interrogateurs. Sara Forestier tout aussi parfaite dans son rôle d’accompagnatrice. Et puis Samuel Le Bihan  et Richard Bohringer , lumineux, dans un tout petit rôle, mais quel rôle, quelle classe !

Un flic au cœur de l’action, étroitement surveillé par ses copains de l’IGS. C’est dans l’air du temps. On pense à Olivier Marchall, mais très vite on passe à autre chose. Ce flic, un solitaire de la mondaine, ne travaille que la nuit. Il visite les bars à putes, les tripots mal famés, et les boîtes. Son job c’est de maintenir la paix dans ce cloaque de perdition afin de glaner de précieux renseignements. Chaque soir, un chauffeur qu’il ne connaît pas, l’accompagne dans sa déambulation. «  C’était sur mon tableau de service » lui répond Laurence, à la question que…

Review Overview

Le film

Depuis Melville, on a eu d’excellents polars, mais des films noirs de ce gabarit, pas certain.Le film noir à la française revient sur les écrans avec des comédiens tout aussi convaincants.

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