Accueil » Les critiques » « The town » de Ben Affleck. Critique cinéma

« The town » de Ben Affleck. Critique cinéma

Pour Ben Affleck et eremy Renner, tous les déguisements sont bons pour arriver à leur fin

Synopsis: Doug MacRay est le leader d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s'enorgueillit de voler sans se faire prendre. Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.

La fiche du film

Le film : "The Town"
De : Ben Affleck
Avec : Ben Affleck, Rebecca Hall
Sortie le : 15/09/2010
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 123 Minutes
Genre : Thriller, Drame
Type : Long-métrage
Le film

Je n’ai pas lu « Prince of  thieves » le roman de Chuck Hogan dont s’inspire ce film. On peut penser que sa trame et son écriture sont à la hauteur d’un scénario qui pendant deux heures ne vous lâche pas. La facture de l’ensemble est plutôt classique, ce qui dans le genre, et au niveau américain, est déjà un gage de sérieux. Dans le genre «  Inside man » de Spike Lee , pour les dérives possibles du récit, jamais prévisible et toujours cohérent, malgré des invraisemblances qui ne sont qu’apparences.

On résume : dans une bande de braqueurs, l’un d’entre eux, amoureux d’une de ses victimes, essaie de fuir ses mauvais penchants. La femme ignore tout de cet homme qui l’attire également. Raconté ainsi ça fait plat-plat, et je n’en dirai pas plus, le film ayant assez d’arguments pour vous convaincre que l’histoire est tout autre. Quand il passe derrière la caméra  , Ben Affleck, qui endosse également et très bien le rôle principal , sait à la fois jouer d’une technique très efficace, et de la psychologie des personnages. Ce parti pris évident installe le spectateur dans une position inconfortable.

En côtoyant ses malfrats sans pitié lors de leurs braquages (ils ne tuent pas, mais s’il le faut …) en les découvrant dans leur quotidien hérité d’un passé ancestral ( le fameux clan irlandais de Boston ) , c’est un autre univers qui se dévoile à travers le regard innocent de la belle Rebecca Hall , que l’on aimerait bien prévenir des dangers qu’elle court en flirtant avec ce beau gosse de MacRay, lui-même englué dans ses contradictions et son envie de sortir du guêpier .

Pour Ben Affleck et Jeremy Renner, tous les déguisements sont bons pour arriver à leur fin

Mais on ne quitte pas Charlestown comme ça, ce quartier où ils sont nés et où la mort ou la prison les attend. Une constante du film noir qui emprisonne le héros d’une façon ou d’une autre dans son propre personnage.

Ca tient de l’héritage et du respect des anciens, dont certains croupissent encore derrière les barreaux. Le père de MacRay fait partie du lot et son destin scelle à jamais celui du fiston. L’araignée maléfique a tissé sa toile, et l’on suit son parcours destructeur avec une passion inquiétante. Une fois le casse terminé, les méchants redeviennent de simple s quidams.

Le FBI ne rigole pourtant pas (Jon Hamm , un brin caricatural) et la morale doit rester du côté des bons. Ce que va peut-être contredire l’ultime braquage des malfrats dont l’issue incertaine est menée de main de maître par Ben Affleck. Si l’importance accordée aux personnages est ici prédominante, il n’oublie pas en bon américain qu’il est là aussi pour divertir. Ses scènes d’action sont hyper spectaculaires, avec des courses poursuites dans les rues de Boston que James Bond aurait bien aimé assurer. Il y a aussi un petit côté «  Mission impossible ». Mais le reste demeure entièrement voué à «  The town », la ville aux 300 braquages annuels. La plupart des braqueurs « professionnels » habitent un quartier de 1, 6 km2 appelé Charlestown. Bienvenue chez les braques !

Je n’ai pas lu « Prince of  thieves » le roman de Chuck Hogan dont s’inspire ce film. On peut penser que sa trame et son écriture sont à la hauteur d’un scénario qui pendant deux heures ne vous lâche pas. La facture de l’ensemble est plutôt classique, ce qui dans le genre, et au niveau américain, est déjà un gage de sérieux. Dans le genre «  Inside man » de Spike Lee , pour les dérives possibles du récit, jamais prévisible et toujours cohérent, malgré des invraisemblances qui ne sont qu’apparences. On résume : dans une bande de braqueurs, l’un d’entre eux, amoureux d’une…

Review Overview

Le film

Au brio de la réalisation , Ben Affleck ajoute une attention particulière au scénario écrit sans rature . Le fond et la forme s'accorde .

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Le Procès du siècle » de Mick Jackson. Critique cinéma-dvd

D’après « Denial : Holocaust History on Trial » de l'historienne Deborah Lipstadt, qui retrace le procès en diffamation que lui a intenté David Irving.

Laisser un commentaire